Frima, le plus grand studio indépendant du Canada
Avec ses 350 employés, il est difficile de douter de cette affirmation. J’ai eu l’occasion de visiter les quatre étages du studio de développement de jeux vidéo en compagnie de David Beaulieu, le directeur des communications de l’entreprise.
Son nom semble encore méconnu de la population de joueurs. Frima Studio est l’entreprise derrière plusieurs titres populaires sur internet, les plateformes mobiles et les médias sociaux. Build A Bearville possède notamment plus de 20 millions d’avatars évoluant dans un univers virtuel sur internet. Ce n’est pas rien! Pour ma part, j’ai connu la compagnie par le biais du jeu Facebook Roche-Papier-Sumo. J’ai ensuite joué à Parade dont j’ai fait la critique sur Lan2k. Vous connaissez peut-être les jeux PSP-Mini Young Thor et A Space Shooter for 2 Bucks. Sa version mobile, A Space Shooter for Free, fait partie des jeux les plus utilisés sur mon iPod Touch. Offert également pour les appareils Android, Frima a présenté A Space Shooter for Free au dernier Penny Arcade Expo (PAX). Pour l’occasion, ils avaient installé une vielle machine d’arcade Space Invaders reconvertie avec leur shooter spatial.
Lors de mon arrivée au 9e étage de l’édifice, je fus accueillie par David Beaulieu le directeur des communications. Il s’empressa de m’amener dans l’espace où sont développés leurs plus récents projets. Présenté en démo au PAX, j’ai pu essayer (oui, oui essayer!!) le jeu Lights, Camera, Party!. Ce titre développé pour la PlayStation Move se veut un ensemble de mini-jeux pour toute la famille. En gros, une famille habitant à côté d’une station de télévision voit l’antenne du télédiffuseur tomber sur leur demeure et détruire leur maison. Les dirigeants du studio permettent donc à la famille d’emménager dans leurs décors de télé. Les mini-jeux se voudront des exemples de ce que la famille vivra dans ses nouveaux appartements temporaires. J’ai tapé des grenouilles avec une pelle, fait rôtir (ou plutôt brûler) une dinde et tiré sur des soucoupes volantes. Le titre est très coloré et a le potentiel nécessaire pour amuser les petits comme les plus grands. Je n’ai joué qu’à la version d’essai et le contrôleur de mouvements de la Playstation Move répond déjà assez bien. Les développeurs travaillent à peaufiner la jouabilité dans un univers en perspective tridimensionnelle et va même nous faire jouer avec les couleurs de la boule du contrôleur.
Outre Lights, Camera, Party!, David Beaulieu m’a parlé d’un autre titre en développement également présenté au PAX, soit Nun Attack. Cette fois, je n’ai vu qu’un dessin gribouillé sur un tableau blanc mais je fais confiance à l’équipe pour en faire un jeu qui ne se prend pas au sérieux. C’est ce que j’ai souvent remarqué dans les titres de Frima. Celui-ci met en scène des sœurs de tout acabit attaquant des bases dans un style de « tour offense ».
En plus des jeux conçus par l’entreprise, Frima collabore fréquemment avec d’autres compagnies. Frima est derrière l’univers virtuel autour du jeu Skylanders, Spyro’s Adventure. Alors que le jeu jouit d’un bel accueil, l’univers virtuel accessible sur internet est un complément au titre d’Activision pour continuer d’évoluer dans le monde de Spyro. Le développement d’univers virtuels et de jeux en ligne massivement multijoueurs pour enfants constituent une partie de l’offre de services de Frima. Bien en vue près du bureau de la réception, on peut admirer le Gémeau que Frima a remporté pour la conception du meilleur site web pour l’émission Tactik en 2011. J’aurais pu le tenir dans mes mains mais je me suis gardée une petite gêne…
Plus tôt cette année, Frima a fait l’acquisition de Volta, une entreprise québécoise qui se spécialise dans les images d’environnements, de textures ou éléments physiques comme des véhicules. Volta est appelé à créer les premières ébauches de projets d’envergure. On parle de jeux comme Rage, Need for Speed ou même Assassin’s Creed. Frima ajoute une autre corde à son arc en fondant Frima FX. Par cette nouvelle avenue, l’entreprise québécoise veut se concentrer sur le développement d’effets visuels pour le cinéma, la télé, la publicité mais également les cinématiques de jeux vidéo. Avec la programmation de leurs propres engins technologiques, Frima est en mesure de créer un jeu dans son entièreté. Lors de ma visite, j’ai pu voir ce qui se voudra peut-être un nouveau titre, qui sait? Très différent de ce à quoi la compagnie nous a habituées, j’avoue que la pile de jeux servant d’inspiration à cet essai a attisé ma curiosité. Parmi eux, Alan Wake, Condemed et Heavy Rain. En attendant, une partie de cette grande famille se concentre pour terminer Lights, Camera, Party! afin de pouvoir s’associer à un éditeur dans le but qu’il puisse se retrouver en tablettes. Quand? Tout est toujours incertain dans le monde du jeu vidéo. Frima me promet que ce sera en 2012!
*crédit des photos: Renaud Philippe











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