[Critique] Diablo III
Après des années d’accalmies, une étoile filante s’écrase sur Tristram et du coup, les ténèbres sont de retour. À votre tour de jouer les héros et de mettre un terme au règne diabolique de Diablo.
Ah… Diablo III. Ce titre tant attendu depuis 12 ans en aura soulevé des passions. Affecté en parti par un lancement raté, il n’en fallu pas plus pour que les joueurs du monde entier décrient les choix de Blizzard. Obligation d’être connecté à Internet, sur simplification et trop grande facilité sont les défauts qui reviennent le plus souvent. Est-ce vraiment le cas ? Rien n’est moins sûr.
Accès Internet obligatoire
C’est vrai, pour jouer à Diablo III, vous devrez être connecté sur Internet en permanence, toujours, que vous soyez en solo ou pas. Cette obligation a plusieurs répercussions sur votre propre jouabilité : erreurs de connexions, maintenances des serveurs, mises à jour progressives : bref ce n’est pas toujours rose. Pourtant, cette obligation n’a pas que du mauvais.
Comme j’en ai déjà parlé récemment, le joueur d’aujourd’hui est un drôle de spécimen. D’un côté, il veut que son jeu soit accessible en tout temps, il veut pouvoir jouer en ligne gratuitement, il veut rester connecté à ses amis, il ne veut pas payer cher mais surtout, il veut qu’on lui foute la paix avec les protections numériques. Dans un certain sens, il a raison, mais pas sur toute la ligne. Vous voyez, je crois qu’il est impossible de tout avoir sans faire quelques concessions et la connexion à Internet devient un incontournable. Dans Diablo III, celle-ci vous permet entre autre de vendre vos articles inutilisés dans un marché, de rester connecté à vos contacts qui peuvent, de manière presque instantané, rejoindre votre partie et vous aider dans votre progression. De plus, votre partie est sauvegardée directement en ligne, donc aucun besoin de prendre des sauvegardes de celles-ci mais surtout, il est possible de se connecter au jeu à partir de n’importe quel ordinateur pour pouvoir poursuivre sa partie. Votre hôte a utilisé cette option plus d’une fois et il adore! Alors certes peut-être la connexion Internet aurait pu être optionnelle, mais elle tout de même bienvenue pour bon nombre de fonctionnalités.

Sur simplification oui, mais sur quelle base de comparaison?
Diablo II est paru le 30 juin 2000, soit il y a exactement 12 ans. Alors si on compare Diablo II avec Diablo III, il y a effectivement sur simplification. Mais est-ce si mauvais ? Pas nécessairement. Personnellement je préfère que Diablo III soit recentré sur l’action et la jouabilité plutôt que sur les éléments de personnalisations du personnage. De plus, la mécanique de Diablo III permet une flexibilité inégalée et de vraiment choisir les attaques et les runes que l’on désire pour avoir la jouabilité qui nous plait le plus. Ça, Diablo II ne le permettait pas.
On se rappellera aussi qu’à l’époque, les jeux vidéo avaient un public moins large, c’est un fait. Mais surtout, la moyenne des jeux vidéos étaient plus difficile globalement qu’aujourd’hui. À l’époque, il était normal d’avoir des arbres de compétences plus élaborés où vous deviez faire des choix irréversibles. Pour tester d’autres capacités, rien à faire sauf recommencer un nouveau personnage. Personnellement je crois que Diablo III possède un avantage à ce niveau et pour moi, c’est aspect compte plus. On se retrouve donc avec la possibilité de choisir les attaques désirées, une à une, selon notre besoin. Nous pouvons donc aussi modifier nos attaques avant un ennemi majeur pour mieux adapter notre jouabilité. Et ça aussi, ça va dans la colonne des positifs.
Alors ce qu’on peut dire, c’est que Diablo III a été sur simplifié certes face à Diablo II, mais il possède d’autres avantages et surtout, il n’est pas sur simplifié si on le compare à d’autres titres de sa génération.

Trop grande facilité, vraiment ?
La troisième critique majeur vient de la difficulté de Diablo III. Lorsque l’on débute la partie, nous sommes forcé de débuter par le mode normal. Impossible de débuter dans un mode plus difficile. Pour ajouter à cette contrainte, le mode normal est relativement facile jusqu’à ce que votre personnage atteigne le niveau 15. Par la suite, les choses se corsent globalement pour atteindre un niveau de difficulté beaucoup plus difficile en fin de scénario. Une fois le mode normal complété, votre personnage conserve tous ses acquis, tous ses accessoires et toute son expérience. Vous recommencez donc le mode Cauchemar avec un personnage beaucoup plus expérimenté mais attention : dans un univers beaucoup plus hostile. Alors non, je ne crois pas que Diablo III soit trop facile, il faut simplement se donner la chance d’y jouer plus longuement.
Parlant de durée de vie, j’ai vu plusieurs énormités sur le web, disant qu’il était possible de compléter le titre en 5 heures. Rien n’est plus faux, enfin en partie. Un joueur moyen devra jouer au moins 25 heures pour simplement terminer le mode normal, mais là au moins, il aura profité de son aventure. Il aura pris le temps de bien visiter les zones, bien explorer les mines, les puits, etc. C’est ainsi qu’il atteindra un niveau suffisant pour être capable de vaincre le gardien final. Personnellement, j’ai dû investir 28 heures pour compléter le mode normal. Sur ce temps, j’ai environ 3-4 heures de mode coopératif mais rien de plus. Honnêtement, avec le facteur de rejouabilité présent, Diablo III en a beaucoup à offrir pour le prix.

Un scénario cheesy, mais agréable
C’est vrai que le scénario de Diablo III est poussé, voire même caricaturale. Mais c’est quand même une histoire qui vous poussera à vouloir progresser, à vouloir en savoir plus et surtout à se rendre jusqu’à la finale ultime. Pour comparer, c’est un peu comme un bon vieux film de Die Hard : on sait que Bruce Willis sera vainqueur, ensanglanté et affaibli à la fin du film, mais on ne peut détourner le regard jusqu’à la toute fin. Diablo III m’a fait le même effet.
Le tout prend place à la nouvelle Tristram où nous rencontrons Leah. Son oncle Deckard Cain est porté disparu alors qu’une étoile filante s’est littéralement écrasée sur eux dans la chapelle un peu plus loin. Vous devrez donc explorer cet endroit sombre et retrouver Cain. En chemin, vous rencontrerez de plus en plus de créatures démoniaques. Il semble que les portes de l’enfer soient à nouveau ouvertes sur votre monde. Vous devrez non seulement sauver Cain, mais l’humanité toute entière.

Des excellentes qualités de productions
Diablo III est visuellement très réussi. On sent très bien cette ambiance très lourde qui pèse constamment sur nos épaules et tout est bien rendu. L’aventure se passe dans plusieurs environnements différents qui ont tous leur propre identité. Tout cela est très bien appuyé par une bande sonore prenante et merveilleusement bien appliqué. Honnêtement, je cherche l’édition de collection de Diablo III depuis que je le possède en grande partie pour posséder cette bande sonore. Elle est le principal facteur de cette ambiance si réussi, si sombre, si lourde.
De plus, la charge demandée à votre ordinateur ne sera pas si grande. Il est évident que si le jeu est configuré en très grande résolution avec toutes les capacités graphiques au maximum, vous profiterez d’une expérience bluffante, mais l’impact sur votre ordinateur sera tout aussi grand. Heureusement il est aussi possible de configurer à la baisse les options du graphisme sans trop grande perte de qualité visuelle mais avec un changement notable sur les performances de votre ordinateur. Pour vous donner une bonne idée, mon ordinateur portable possède une carte graphique NVIDIA GT525M, une puce graphique équivalente à la carte Intel HD4000 sur un ordinateur de table (disponible dans les processeurs Core i7 de dernière génération). Et honnêtement, je n’ai aucune difficulté à jouer à Diablo III dans un environnement confortable.
Enfin, le mode coopératif est plus qu’appréciable. Plusieurs critiquais que d’autres joueurs amis puissent joindre notre partie sans invitation, mais il s’agit d’un élément paramétrable. L’expérience en ligne se fait généralement sans latence et avec beaucoup de plaisir. De plus, l’intelligence artificielle s’ajuste automatiquement à la hausse lorsque d’autres joueurs joignent votre partie. Enfin, sachez qu’il possible de jouer jusqu’à quatre joueurs, sans aucune limitation sur les classes de la partie. Vraiment, c’est du bonbon.

Diaboliquement prenant
Selon moi, Diablo III est une réussite. Il offre un scénario prenant, un graphisme très réussi, une bande sonore très prenante et un mode coopératif très appréciable. Je trouve dommage que plusieurs joueurs se soient arrêtés à quelques heures de jeu seulement (voire même pas du tout) et critiquent en long et en large une expérience qu’ils n’auront pas expérimentés. Même s’il est vrai que la connexion Internet obligatoire aurait pu être optionnelle, qu’il aurait été bien de pouvoir personnaliser d’avantage son personnage ou qu’il aurait été agréable de pouvoir débuter la partie dans un mode de jeu plus difficile, il n’en demeure pas moins que je recommande Diablo III aux joueurs PC qui sont en constante recherche d’une nouvelle aventure épique à traverser.
Ma note : 8,5/10
Le titre est disponible en français
Visitez le site officiel :
http://us.battle.net/d3/en/










L’univers warcraft déteint trop sur ce jeux… je n’es en aucun cas reconnue le Diablo d’autrefois. Coté difficulté, oui, il est simple et facile, surtout si on le compare au premier.