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20 juin 2012

[Critique] Babel Rising

par Mélanie Boutin-Chartier
BABR_Tower 1_Earth 3

Par Mélanie Boutin Chartier

Tour offense (littéralement), Babel Rising est l’adaptation sur XBLA du jeu paru sur plateformes mobiles il y a deux ans. Développé par Mando Productions, Babel Rising sur Xbox 360 est toutefois plus grand, plus beau et plus complet avec 12 "catastrophes naturelles", le tout présenté dans un décor 3D à 360 degrés. Cette nouvelle itération est une belle amélioration de sa version originale sur mobile. Et tout aussi accrocheuse.

Incarnant un Dieu de Babylone, le but du jeu est d’empêcher la construction d’une tour majestueuse en envoyant des catastrophes naturelles sur ses ouvriers selon les quatre éléments, soit terre, eau, feu et vent. Les trois tours disponibles sont la Grande Ziggurat, la célèbre tour de Babel et les Jardins Suspendus, offrant une quinzaine de défis au total, certains chronométrés, d’autres avec des tâches précises à accomplir. Commençant en bas, les travailleurs arrivent sur le chantier avec des pierres sur le dos, comme dans le temps de l’Antiquité. On y perçoit d’ailleurs une influence des bandes dessinées classiques à-là-Astérix lorsque ceux-ci sont envoyés aider à la construction du temple égyptien de la belle Cléopâtre… Je m’égare.

Au début, on choisit l’emplacement sur la manette des deux éléments qu’on va utiliser. Il y a deux types d’attaques par élément allant comme suit:

  • Terre = lance des roches sur chaque personne, fissure (tremblement de terre) et grosse boule dévalant le trottoir autour de la construction
  • Eau = pluie, glace et inondation (engloutissement de la tour)
  • Feu = boule de feu sur chaque ouvrier, jet de feu (mur de flammes) et pluie de feu
  • Vent = éclairs, tornade et ouragan

Vous avez lu une troisième option? Bien vu! Celle-ci est la super attaque qu’on peut lancer lorsque la jauge correspondante, en bas de l’écran, est pleine. Ça prend quand même un peu de temps et elle ne s’emplit que si l’on utilise les calamités basiques de l’élément associé. En mode campagne, on ne peut pas choisir parmi les quatre éléments, juste décider où placer sur les boutons l’emplacement des deux qui nous sont imposés. C’est dommage car j’aurais voulu pouvoir avoir le choix pour user de la meilleure stratégie. En mode Survie par contre, on l’a.

Plus on progresse, plus ça va vite. Les ouvriers travaillent d’arrache-pieds, pierre par pierre. Arrivant d’abord par un seul chemin, les tableaux plus avancés les voient arriver de plusieurs côtés à la fois. Il faudra souvent tourner la caméra pour conserver notre emprise et limiter leur progression. C’est là aussi que le jeu devient beaucoup plus difficile. Les "faux prophètes" se liguent contre nous, leur soi-disant Dieu! Possédant une aura colorée les protégeant de l’élément correspondant, nous devons leur envoyer des catastrophes d’une couleur contraire pour les vaincre. Parfois, on aura des objets à protéger de la destruction comme des vases maléfiques sinon ceux-ci vont empêcher l’élément de s’actionner. Celui qu’on aura pris pour briser le précieux artéfact restera inapte pendant plusieurs secondes. C’est fou de constater que notre défaite est en fonction de la réussite des ouvriers à construire leur tour. Dans le fond, elle est belle leur tour! Notre défaite face aux pauvres païens est donc un moindre mal…à part le fait qu’il faille refaire le tableau pour passer au suivant.

Babel Rising est compatible avec Kinect et curieusement, je m’en tire nettement mieux avec le périphérique que la manette classique! Je contrôle mieux le curseur qui permet de viser où je lance mes sorts. On peut dire "Changer d’élément" ou taper dans les mains pour passer d’une couleur à l’autre. Personnellement, je trouve que ça va mieux en le disant. La main droite positionne le curseur et la gauche déclenche les actions. Les super attaques sont également déclenchées par la voix, puis en gesticulant les deux bras de haut en bas. Est-ce qu’en bougeant, on se prend plus pour un Dieu? Ça fait puissant en tout cas! Les contrôles sont assez simples et fonctionnent bien. Je ne dis pas que je ferais l’ensemble du jeu à l’aide du capteur de mouvements mais pour une ou deux épreuves, pourquoi pas? Le mode multijoueur offert en local seulement, mais en coop ou en compétition, n’est toutefois disponible qu’avec les manettes classiques de la console.

En somme, Babel Rising offre de nombreuses épreuves qui durent environ une dizaine de minutes, parfois plus, parfois moins selon la qualité et la précision de vos actions. Y allant d’un graphisme dessin animé en "cell shading", les tableaux se ressemblent pas mal malgré les trois tours disponibles. C’est la difficulté des défis à accomplir qui rend l’expérience intéressante selon le type de joueur. Parce que honnêtement, faut aimer le genre.

Ma note: 7,5/10

Babel Rising est disponible en français sur PSN et XBLA. Une version sur PC est en chantier et une édition mobile intitulée Babel Rising 3D est également disponible sur iOS et appareils Android.

En terminant, si vous aimez l’aspect humoristique "Astérixo-égyptien" de Babel Rising, Mando Productions a également sorti Babel Running sur iOS.

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