[Critique] Retro – The Legend of Zelda
Dans la série "hommage à The Legend of Zelda", je vous présente la critique de l’original The Legend of Zelda, paru sur NES en 1987.
Il y a plusieurs années, Gannon le prince des ténèbres vola l’un des Triforce avec du pouvoir. Juste avant sa capture, la princesse Zelda divisa le Triforce de la sagesse en 8 pièces qu’elle cacha dans le monde d’Hyrule. Link, tu dois retrouver ces pièces de Triforce pour détruire Gannon, sauver la princesse Zelda et restaurer la paix dans Hyrule.
Avec du recul, je me rends bien compte que le scénario The Legend of Zelda est bien léger, mais aussi à l’image des titres de l’époque. Il faut rappeler que ce titre est d’abord paru en 1986 au Japon sur Famicom, et lorsque la technologie permit l’utilisation de mémoire intégrée aux cartouches, le jeu a été traduit et importé en Amérique du Nord en 1987. The Legend of Zelda est le premier titre de Nintendo qui a bénéficié de cette nouvelle technologie.
Je me rappelle très bien ma première console, ma NES. Un cadeau de noël inespéré de ma mère puisque nous n’étions pas en moyen. Il faut dire que la sortie de la SNES était imminente mais tout de même. Lorsque je déballa le cadeau au matin, elle m’annonca sur le moment que nous partions pour le magasin pour que j’y choisisse mon premier jeu. C’est sur une tablette du Woolco qu’il restait quelques exemplaires poussiéreux de The Legend of Zelda, et je fût de la boîte dorée mon choix. Ce titre est fort différent de tout ce que l’on retrouvait à l’époque et aujourd’hui. Un monde ouvert, sans aucune indication initiale, c’est étrange pour un petit garçon de 9 ans. Seule une caverne ouverte dans la première image où j’y entra naturellement (voyez ici déjà l’intuition naturelle du joueur en moi
), un vieux sage m’y attendait avec une épée dont je me saisi. C’était le début de toute une aventure.
La jouabilité est d’une simplicité enfantine, mais trouver ce que l’on cherche est un vrai défi. Plusieurs portes secrètes sont dissimulées derrière les murs de pierre à exploser avec des bombes, sous des arbres qu’il faut incendier et il n’y a qu’une seule façon de trouver : essayer. Vous pouvez passer des heures entières à gaspiller des bombes partout dans le royaume d’Hyrule mais vous ne trouverez pas tout (à moins de posséder un guide, bien entendu). Au fil de l’aventure, vous trouverez des épées plus puissantes mais aussi des bagues qui changeront l’aspect de Link pour lui permettre d’encaisser encore plus de coups. Et pour ceux qui réussiront à terminer l’aventure, sachez que The Legend of Zelda cache un mode "new game plus". Lorsque vous terminerez, votre sauvegarde sera réinitialisée avec une nouvelle partie, mais votre Link aura dans ses mains une épée dans le menu. Ceci signifie que l’aventure recommence mais à une niveau encore plus relevé. Si j’ai personnellement réussis à vaincre la première partie plus d’une fois, je n’ai jamais réussi à terminer le deuxième mode.
La particularité de The Legend of Zelda réside dans ce monde ouvert où la recherche devient votre préoccupation numéro un. Les donjons sont tous bien cachés dans ce titre, dans chacun d’eux vous y trouverez une arme spéciale qui vous permettra de progresser vers le donjon suivant. Donc même si vous trouvez un donjon, assurez-vous que ce soit le bon, sinon vous pourriez bien y trouver la mort. Le graphisme de The Legend of Zelda est à l’image de l’époque, un jeu avec une vue subjective où le personnage se déplace dans l’écran et chaque fois qu’il atteint les limites de ce que l’on voit, l’autre écran nous est montré. La variété de monstres et créatures est assez impressionnante pour l’époque, et si Link ne peut se déplacer que de haut en bas et gauche à droite, les ennemis peuvent attaquer de tout côté et en diagonale pour certains. Assez difficile dans certains cas de parer une attaque. La musique du jeu est épique, mais Ô combien redondante. Une chanson pour le "Overworld", une pour les donjons, une toute spéciale pour le dernier donjon et enfin une chanson pour la mort. Assez limité sur ce côté.
Malgré tout, The Legend of Zelda était un titre fascinant qui mérite encore aujourd’hui l’attention. Nintendo a d’ailleurs multiplié les republications sur plusieurs consoles. Aujourd’hui, il est donc possible d’y jouer de manière légale sur NES, Gameboy Advance, GameCube, Wii Virtual Console (500 points) et plus récemment sur le Nintendo eShop. Même si c’est un titre assez difficile et peu bavard en indications, c’est un classique qui a changé bien des façons de jouer et qui sert encore d’inspiration aujourd’hui. Bref, un autre chef d’oeuvre de Shigeru Miyamoto.
Note Globale : 9/10
Disponible en anglais seulement
Le titre est désormais disponible sur le eShop du Nintendo 3DS

























Ha oui c’était ce jeu là dont la cartouche était dorée ???
Oui c’est exactement ça. The Legend of Zelda 2 : The Adventure of Link aussi par ailleurs, la cartouche était dorée
Que de souvenirs…..
Que d’émotions en repensant à ce titre, merci Maxime, de nous faire partager cette approche personnelle d’un jeu universel .
C’est tout naturel, je suis un grand fan de cette franchise