[Critique] Johnny Kung Fu
On reproche souvent à Nintendo de ne pas avoir assez de titres exclusifs provenant de compagnies tierces parties. Une des compagnies qui tente tant bien que mal de faire sa place dans l’industrie est UFO Interactive Games. Elle a déjà à son actif plusieurs jeux exclusifs sur les consoles de Nintendo que sur celles de Sony. Toujours en quête d’un premier vrai succès qui pourrait les mettre sur la carte, la compagnie lançait le 12 juillet dernier, Johnny Kung Fu.
Johnny Kung Fu débute avec le kidnapping (eh oui encore) de la princesse de Johnny, Paula. C’est deux hommes qui le dérobent de sa bien-aimée. Ces derniers la transportent dans une très grande tour ou on peut y lire « opérations financières non éthiques ». Bref, elle s’est fait prendre par de méchants investisseurs louches et croches. Johnny se précipite vers une cabine téléphonique. Il y entre et en ressort avec un habit de ninja prêt à affronter ces malfrats.
Disponible exclusivement sur l’eShop de la 3DS, au coût de 5,99 $, ce petit jeu offre un retour dans le temps. Peut-être que l’image ci-dessous vous rappelle de vagues souvenirs. Lorsque j’étais plus jeune, j’avais des minijeux électroniques portables faits, si je me souviens bien, par Tiger Electronic. J’avais mon petit jeu des Power Rangers qui ressemblait beaucoup au jeu Game & Watch.

Le jeu se déroule une image à la fois et on peut voir vers quel endroit on peut se diriger dans l’image suivante. Un petit « beep » produit par la console est émis pour nous dire que l’image change. En même temps, il faut soit frapper des ennemis ou esquiver leurs trappes.
Par contre, la jouabilité ne s’arrête pas là. Johnny grimpe les étages de la tour une à la fois et la façon de jouer change avec chacune d’elles. Pour les étages 1 et 3, par exemple, on joue de cette manière. Lorsqu’on arrive à la deuxième, c’est différent. Le jeu devient coloré et on peut maintenant bouger normalement comme dans tout autre jeu. Plus besoin d’y aller une image à la fois. Le tout redevient fluide. On se retrouve contre plusieurs ennemis qu’on doit éliminer avec des coups de pieds et des coups de poing. On peut sauter aussi ou passer dans l’image d’arrière-plan en appuyant sur « R ». Cette partie est très simple et facile. Ensuite, au 4e et 5e étage on affronte encore une horde d’ennemis puis un mini boss.
La jouabilité change une fois de plus à l’étage 6. On se retrouve devant un ennemi. Toutes les 3 secondes, un chiffre apparaît au-dessus de notre tête et de celle du méchant. Si on a le plus haut numéro, on doit frapper l’ennemi avec notre pancarte, sinon il faut esquiver le coup qui arrive. Le tout se déroule très rapidement et il faut être prêt. Le rythme change beaucoup aussi, parfois plus vite ou plus lent, ce qui rend le jeu plus difficile.
Finalement, dans le dernier type d’étage, Johnny doit jongler avec des bombes pour les empêcher de tomber. On y retrouve encore le style image par image du début. C’est probablement le niveau qui m’a causé le plus de problèmes. Il faut vraiment mettre notre main exactement sur la bombe et il y en a plus qu’une. De plus, avec les déplacements saccadés, ça n’aide pas du tout.
Un dernier élément vient augmenter la difficulté du jeu et c’est le temps. Au total, on a une heure pour se rendre jusqu’en haut de la tour. Par contre, à chaque niveau, on n’a que 3 vies. Si on perd ces trois vies, on peut continuer, mais c’est au coût de 5 minutes sur notre cadran.
Le jeu est très amusant au départ. Malheureusement, j’ai vite trouvé ça répétitif et ennuyant. Je ne sais pas si c’est le genre qui a juste mal vieilli, mais les niveaux à la Game & Watch m’ont vite tanné. C’est peut-être juste moi aussi qui n’a plus la patience que j’avais auparavant. Je suis convaincu, par contre, que c’est le genre de jeu qui peut plaire aux joueurs plus rétro. C’est quand même un très beau clin d’oeil à d’anciens jeux. Il est un peu cher à 5,99 $, selon moi, pour ce que le jeu offre. Il n’y a aucune utilisation de la 3D ni du deuxième écran si ce n’est que pour montrer le temps. Il n’est pas très long, une fois qu’on s’habitue à refaire les étages. Il faut bien le finir en une heure après tout…
Ma note : 6.5/10
Source: image du Tiger Electronics













