[Critique] XCOM: Enemy Unknown
L’équipe de développement de chez Firaxis nous a habitué au jeu tour par tour, mais la série Civilisation a toujours été très complexe et moins portée sur l’action. Cette fois, en décidant de relancer la série XCOM, ils brisent de cette tradition. XCOM: Enemy Unknown nous met donc dans les pieds du commandant de l’initiative XCOM qui doit protéger le monde d’une invasion extraterrestre. Le jeu est divisé en deux phases, le combat tour par tour et le jeu de gestion où l’on doit choisir comment gérer la crise mondiale et comment orienter nos recherches et développement.
Dans cette première phase, on contrôle jusqu’à six personnages différents aux habilités uniques. Le jeu est un tour par tour avec des environnements en grille. On se déplace donc de couverture en couverture, afin de débusquer et d’annihiler tout extraterrestre sur notre chemin. Tout est pris en compte: l’élévation du terrain, la qualité de notre couverture, l’angle de tir et le condense en un pourcentage d’atteinte de la cible. Évidemment, nos troupes prennent de l’expérience en accomplissant les missions et acquièrent une classe différente (assault, sniper, heavy et support) et les pouvoirs qui leurs sont propres. Le jeu est donc basé sur notre gestion du risque et de l’information présenté à l’écran. Les décisions sont donc lourdes et un seul faux pas peut signifier la mort d’une de vos recrues. Voudrez-vous donc tenter de capturer un ennemi d’une des nombreuses espèces à des fins de recherche et mettre en danger un de vos personnages ou choisirez-vous de jouer prudemment et lancerez une grenade qui vous empêchera d’utiliser le corps?
La seconde phase est donc lorsque l’équipe rentre au bercail. Dans un complexe sous-terrain, il vous faudra choisir quelles technologies rechercher, quels équipements produires, mais aussi quels infrastructures construire? Ceux-ci vous permettront d’augmenter les chances de survies de vos recrues avec de nouvelles armes, armures et habiletés. Il faut aussi s’assurer de garder à jour nos hangars qui accueillent les avions d’attaques qui peuvent intercepter des vaiseaux extra-terrestres. On étant aussi notre éventail en déployant des sattelites à travers la planète permettant aussi d’augmenter ses revenus mensuels et d’éviter qu’un pays trop en panique décide de quitter définitivement le programme XCOM.
Et quitter le programme, certains pays pourraient certainement l’envisager si vous ne réussisez pas certaines missions. XCOM, dans la tradition de la série, est un jeu difficile et sévère. Même à Normal, vous perdrez des recrues et de pays. Le mode Ironman, qui ne permet pas de charger une sauvegarde précédente, est particulièrement crève coeur. Le jeu n’est cependant pas aussi inaccessible que d’autre jeu qui se targent d’être difficile. Pour les vétérans, le mode Classic et Impossible testeront toutes leurs capacités. Cependant, cette difficulté rend la situation d’autant plus intense. Vous vous attacherez à vos personnages qui débloqueront des surnoms et dont vous changerez l’apparence. Mon expérience avec Popov, mon tireur d’élite préféré, dont j’ai parlé au chapitre 51 de la Balado Légendaire est certainement un exemple de cette dynique bien particulière. J’ai créé toute un scénario autour de son personnage, parce que le jeu m’en donnait la liberté.
Mes quelques hics avec le jeu sont d’abords techniques. Des ralentissements signalés par la communauté lors que le “Muton Berseker” se déplace, toutes sortes de bugs de collision qui vous feront rater des tirs alors qu’ils devaient atteindre leur cible, en plus de tous les signalement de bugs qui empêchent le jeu d’ouvrir. La caméra semble aussi avoir un problème dans les environnemens clos ne sachant trop quoi rendre invisible afin que l’on puisse adéquatement diriger ses troupes. Il aurait été pertinent aussi d’indiquer quelles couvertures sont détruisable ou non et d’indiquer que les voitures peuvent exploser. Un manque d’information qui est aussi présent dans l’explication de tous les différents systèmes. Dans un autre ordre d’idée, les ennemis lorsque repérés, ils ont un tour pour se retrancher, ce qui semble être un peu débalancé en leur faveur et nous laisse souvent non préparés à leur rencontre.
Que vous y jouez sur PC ou console, avec clavier-souris ou une manette de console, XCOM: Enemy Unknown est un jeu particulier qui semble venir tout droit d’une autre époque, ou même d’une autre galaxie. Son rythme est rafraîchissant et vous vous attacherez certainement au jeu, mais surtout à votre escouade de soldats.
Ma note : 9/10
Testé sur PC
Visitez le site officiel : http://www.xcom.com/enemyunknown











Je n’aurai pas dit 9/10, mais c’est un très bon jeu malgré tout… J’espère juste un succès commercial pour espérer en avoir un deuxième sur les tablettes d’ici 2 ans, sans bug et un peu plus peaufiné… au pire, une extension/DLC qui patcherai tout ses bug avec une masse de nouveauté… Je sais, je sais, je suis un grand rêveur