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1 novembre 2012

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[Critique] Retro City Rampage

par Anthony Gravel
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Prenez Grand Theft Auto III, retravaillez-le en 8-bits, ajoutez quelques mécaniques supplémentaires et vous obtenez Retro City Rampage. Brian Provinciano ne le cache pas, cela fait plusieurs années qu’il travaille sur cet hommage à son jeu préféré. Ce projet, qu’il développait à temps perdu depuis 2002, a fait beaucoup de chemin avant d’en arriver à sa sortie. Même le scénario, qui devait initialement être celui de GTA III, a complètement été revampé. Si bien que le 9 octobre dernier on a finalement eu droit à un jeu à la fois original et rétro.

Un script plus détaillé qu’on ne s’attendait

Lorsque l’on met la main sur un jeu téléchargeable en 8-bits à 15 $, c’est difficile de s’attendre à une histoire à tout casser. Néanmoins, j’ai eu l’agréable surprise d’y retrouver un scénario qui, bien que farfelu, m’a réellement impressionné.

On se plonge dans la peau de Player (oui, c’est bien le nom du personnage), un mercenaire à la recherche de travail. Il se retrouve avec un bandit nommé Jester qui met en place un vol de banque. Ce n’est pas une coïncidence, cela fait effectivement référence à la première scène de The Dark Knight. Par la suite, un active, par erreur, une machine à voyager dans le temps qui nous transporte dans le passé. Puis, on fait la connaissance de Doc Chop qui nous propose de nous aider à retourner d’où l’on vient. Évidemment, un paquet de mésaventures vont s’en suivre tout au long du jeu. Au total, la campagne solo à elle seule m’a pris près de 9 heures.

Des références à la culture populaire à n’en plus finir

Que ce soit les personnages, les décors ou le scénario, il faudrait être venu d’une autre planète pour ne pas y voir les références de la culture populaire. En passant par des apparitions comme celle des tortues ninjas ou encore les décors à la Mario Bros, tous pourront y trouver leur compte. On peut même se promener sur le dos de Donkey Kong pour faire du ravage dans la ville. Entraînant en moi parfois de la nostalgie et d’autres fois des rires aux éclats, c’est un hommage à plusieurs grands personnages qui m’ont marqué. C’est certain qu’il y en a plusieurs que j’ai ratés, n’ayant pas joué à tous ces jeux. Par contre, il n’y en a tellement que d’en manquer un ou deux ne change pas grand-chose. Je vous invite tout de même, une fois le jeu complété, à chercher un peu sur internet la liste des références présentes dans RCR. Les développeurs ne se sont pas aussi gênés pour critiquer l’industrie. À un certain endroit, on doit se déplacer à l’autre bout de la ville et Player est découragé d’avoir à faire tout ce chemin. Un personnage nous répond qu’il ne veut pas prolonger la durée du jeu artificiellement comme le font d’autres titres et il nous téléporte à l’endroit voulu. C’est des petits moments qui m’ont fait apprécié ce jeu.

Des éléments tirés de Grand Thef Auto

Provinciano avait à la base développé son jeu sur le NES (oui en 2002 il travaillait sur un jeu sur la NES). Comme mentionné plus haut, son but était de reproduire GTA III sur la console de Nintendo. Bien que le projet a finalement eu un scénario original et a été poursuivi sur PC, il a gardé plusieurs éléments de son premier concept. Ainsi, on retrouve le classique monde ouvert dans lequel on peut voler des autos, s’équiper de multiples fusils et écraser tout ce qui bouge. Quelques éléments s’y rajoutent qui viennent ajouter un style un peu plus moderne comme la possibilité de s’accroupir derrière les obstacles. Malheureusement, je trouve que la jouabilité est trop complexe à certains moments pour un jeu 8-bits. On dirait que VBlank, le studio qui l’a développé, a voulu parfois trop en mettre dans les mécaniques du jeu et dans les missions à accomplir. Si bien que je me suis souvent retrouvé frustré à refaire la même mission à maintes reprises. Cela seulement parce que les contrôles ne répondaient pas comme je me suis habitué avec la jouabilité d’aujourd’hui.

Un bon jeu indie

Pour 15 $, je pense que c’est un titre qui va plaire à la majorité. Par contre, ceux qui ont un peu de difficultés avec les graphiques un peu vieillots vont vite y perdre l’intérêt. Une fois mes 9 heures de campagne solo terminées, je n’avais que 64 % du jeu de fait. Tout comme dans les jeux du genre, il y a plusieurs missions secondaires qui sont offertes et qui peuvent prolonger la durée de vie. Finalement, tout le monde peut mettre la main sur le titre puisqu’il est offert sur PSN, Wii, XBLA, Vita et PC.

Ma note : 7,5/10

  

Testé sur PlayStation Vita

Site Officiel: http://www.retrocityrampage.com/

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