[Critique] – Kinect Star Wars

Voilé est le futur de Kinect Star Wars, jeune Padawan. Toutefois je crains que le côté obscur de la Force ce soit emparé de ce titre.

Je dois avouer que j’attendais avec impatience la sortie de Kinect Star Wars et pour cause : ce titre était grandement prometteur. Enfin, nous pourrions vivre un moment épique du jeu vidéo : celui où incarner un chevalier Jedi devenait réalité. La sortie de la Wii avait aussi laissé présager ce moment, sans toutefois réellement se concrétiser. Alors, quoi de mieux que le dispositif Kinect pour enfin voir ce moment arriver. Et bien malheureusement, il faudra attendre encore une génération de jeu.

L’aventure d’un Padawan…

Kinect Star Wars se révèle en fait comme une compilation de plusieurs mini-jeux au sein du même disque. Dans le menu principal, vous retrouverez un mode histoire (se voulant le mode principal), un mode de danse, un mode Rancor, un mode de course et enfin un mode duel. Le mode histoire est de loin le plus complet. Vous y incarnerez un jeune Padawan parti sur la planète des Wookies avec maître Yoda pour parfaire son entraînement et devenir chevalier Jedi. Toutefois, les événements se compliquent. Vous vous retrouverez vite en plein milieu de la guerre des clones et devrez rapidement vous frayez un chemin à travers la planète et la galaxie pour sauver votre vie. Pour un Padawan, vous en aurez beaucoup sur les épaules.

Le mode histoire commence par un tutoriel plutôt bien réussi. Vous y apprendrez comment manier le sabre laser et les déplacements de votre personnage mais aussi comment manier la Force. Durant le tutoriel, les contrôles semblent bien fonctionner puisque vous avez le temps voulu de bien réaliser les mouvements. Les choses se compliquent lorsque la « vraie » partie commence. Dès les premiers instants, j’ai vécu plusieurs frustrations. Un instant, je semblais tout contrôler et être en parfaite harmonie avec la Force, et le moment d’après j’avais l’impression que plus rien ne fonctionnait. À prime abord, je croyais avoir un problème avec mon dispositif Kinect. J’ai donc refait mes devoirs, toutes les calibrations de distance et de pièce et relancé le jeu. Force est d’admettre que le problème n’était pas à ce niveau.

J’ai tout de même continué mon aventure dans ce mode histoire où le scénario est assez intéressant, mais n’offre aucune liberté au joueur. Il n’y a aucun choix à faire, aucune chemin différent à prendre. En fait, votre personnage est plutôt sur un rail et les actions que vous ferez pour le déplacer ne ferons qu’activer l’évitement d’un obstacle ou simplement faire progresser le joueur vers l’avant. C’est assez décevant, malgré l’inclusion de quelques bonnes idées. Par exemple, j’ai bien aimé pouvoir attraper les droides avec la Force et les lancer sur d’autres pour tous les détruire. Les combats au sabre laser en duel sont sans doute l’aspect le plus frustrant. L’ordre est toujours le même : défendez vous contre les attaques de votre assaillant, soit en plaçant votre sabre en bas, en haut, à gauche ou à droite, gagnez le combat au corps à corps, frappez votre adversaire de quelques coups de sabres laser. Lorsque vous aurez répéter la séquence quelques fois, celui-ci sera terrassé. Toujours de la même manière, toujours de ma même façon.

… peut mener au côté obscur.

On perd donc rapidement l’intérêt envers le mode histoire, puisqu’il est assez redondant et la frustration de bien réaliser les mouvements mais que ceux-ci ne sont par reconnus est toujours présente. C’est donc ainsi que j’ai poursuivi mon test dans les modes de jeu supplémentaire. D’abord le mode de course, où vous incarnez un pilote engagé par Watto pour les courses de modules pour que celui-ci regagne ses lettres de noblesse contre Sebulba. Encore une fois, la jouabilité vient ruiner l’expérience. La conduite n’est pas si affreuse : on tiens les bras à l’horizontal pour contrôler les propulseurs. Lorsqu’on ramène le bras droit, le propulseur droit s’éteint et on tourne à droite, même chose du côté gauche. Si on ramène les deux bras simultanéments et bien on freine. Aussi simple que ça… ou presque. Le problème vient du fait que l’on doit faire d’autres actions avec le véhicule comme le réparer. Pour ce faire, en théorie c’est assez simple. On lève le bras gauche en l’air et on le redescend. Sauf que durant une course, ça ne fonctionne pas du tout. Au moment où on lève le bras, la voiture se met invariablement à dévier fortement de sa route. Au lieu de réparer son véhicule, on termine généralement notre course dans un mur. Frustrant.

Les autres modes sont plus agréables. Dans le mode Rancor, vous incarnerez donc un Rancor : une bête gigantesque et sanguinaire qui n’a qu’un seul but, soit détruire et tuer. C’est assez agréable et satisfaisant je dois dire. Vous devez simplement courir dans l’environnement, détruire tout sur votre passage, manger quelques habitants ou les lancer plus loin. Si vous accomplissez les objectifs momentanés inscrit au bas de votre écran, vous recevrez des points supplémentaires. Ce mode est assez agréable comme je le disais, mais possède une durée de vie très limitée. Vous vous lasserez très rapidement. Le mode danse tant qu’à lui est un condensé d’un jeu de danse complet comme Dance Central, mais dans l’univers de Star Wars. Dans le bar de Jabba le Hutt, vous devrez donc danser pour le divertir et sauver votre vie. Si l’expérience est assez drôle en soit, en particulier avec les chansons qui sont des parodies des chansons originales, certains fans de la première heure de Star Wars ont été abasourdis de ce mode, voire même choqués. Ce n’est pas mon cas, je crois que l’on peut utiliser l’univers et en faire une partie plus rigolote. Au final le mode de danse est le seul qui fonctionne parfaitement, sans problèmes au niveau de la jouabilité. Enfin, le mode duel propose des duels contre des ennemis, comme dans le mode histoire, mais seulement des combats. Dans ce mode, vous pourrez même affronter Darth Maul et Darth Vader.

Des qualités de production erratiques

Le graphisme est tout autant inégal que la jouabilité. Certaines cinématiques par exemple sont très jolies. La modélisation des personnages est très réussie et on sent bien l’émotion sur le visage des personnages. Toutefois ces qualités ne sont pas toujours présentes et à d’autres moments durant l’expérience ne sont pas aussi bien finis. Le tout manque franchement d’uniformité. Tout cela est aussi vrai au niveau des environnements. Au moins, je n’ai rien à redire sur la bande sonore qui respecte parfaitement la franchise Star Wars. Entre-vous et moi, bien que le graphisme ne soit pas toujours au niveau, ce n’est clairement pas la plus grande faiblesse de ce titre de toute manière et vous l’oublierez rapidement.

Kinect Star Wars : bon pour les Rancors

Honnêtement, je m’attendais à un titre franchement plus au niveau de la part de LucasArts. J’avais bon espoir d’une aventure grandiose dans cet univers qui aurait enfin pu être l’expérience épique que plusieurs joueurs attendaient depuis plusieurs années, mais il n’en est rien. Kinect Star Wars n’est pas un titre à recommander. Classé T pour adolescent, ce jeu ne plaira pas à ce public, ni à aucun autre d’ailleurs, trop impacté par des problèmes de jouabilité et une réalisation inégale. Espérons que la franchise brillera plus dans un autre titre futur. Au moins, la console édition spéciale est magnifique et incontournable pour les fans et collectionneurs!

Ma note : 5,5 / 10

2 Comments

  1. Toujours essayer de réinventer le concept de jouabilité, c’est un peu fatigant! Moi je prône la bonne vieille méthode, la manette! Pourquoi ne pas réinventer la bête avec deux nouveaux joysticks plus précis? Revoir la bonne vielle manette en améliorant la précision, c’est ce que les vrais gamer veulent.. la Kinect, la move, la Vita avec le tactile, quant à moi, c’est nul.

    1. Je ne suis pas entièrement d’accord. Certes je préfère encore la manette présentement (ou le classique combo clavier-souris), mais l’amélioration et le progrès ça passe par des projets « expérimentaux » comme Kinect – Move – Wiimote.

      C’est comme les enfants, à force de se planter, ils finissent par apprendre à marcher 🙂

Les commentaires sont fermés.