[Critique] Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit

À l’instar de Conquer Bad Fur Day, Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit nous apprend qu’il ne faut pas se fier à nos premières impressions. En effet, en voyant Ash, ce petit lapin, nul ne pourrait se douter qu’il est en fait le prince des ténèbres. Par contre, chaque personne qui a occupé ce poste, incluant son défunt père, a un défaut. Celui d’Ash refait sortir son tendre cœur.

Ce dernier ne peut tout simplement pas prendre son bain sans son cher canard en plastique. D’ailleurs, il lui voue un amour presque troublant.
Un jour, il est tranquillement assis dans sa baignoire, quand l’envie lui passe d’embrasser son joli canard. Or, en même temps, un certain personnage l’espionnait par la fenêtre de sa toilette et l’a pris en photo en plein délit. Or, le malfrat décide de lui faire du chantage en mettant la photo sur Hellternet. Le prince des ténèbres devient fou de rage et en voyant la photo, il se rend compte qu’il y a déjà eu 100 personnes qui l’ont vu. Ash décide donc qu’il va se venger et part à la chasse de ces 100 personnages. C’est donc notre but tout au long de l’aventure. Cette introduction m’a bien fait rigoler. Le problème, c’est que l’histoire s’arrête là. Il n’y a pas vraiment de continuité ni de progression avant la fin du jeu.

Hell Yeah! est un jeu de plateforme assez classique. Sans réinventer la roue, on peut dire qu’Arkedo Studio l’a bien fait. Le personnage se contrôle bien. Contrairement à beaucoup de jeux dans lesquels j’ai parfois l’impression que le personnage ne saute pas exactement où je voudrais ou qu’il y a un délai. Ce n’est pas du tout le cas dans ce jeu. Les fusils et les armes sont aussi très bien intégrés. Même si les mécaniques de tirs sont un peu simples, la panoplie de fusils nous donne l’impression de vraiment être une machine de guerre de l’Enfer. Sans oublier la grosse scie électrique qui entoure Ash et nous permet de pulvériser tout ce qui bouge (ou presque). Dans certains endroits du jeu, on est obligé de se départir de nos armes et on devient qu’un simple lapin. Tout ce qu’on peut vraiment faire c’est sauté. J’ai trouvé ça un peu ordinaire, parce qu’on perd cette impression d’être le tout puissant Satan.

De plus, chacun des 100 gros ennemis qu’il faut tuer a une mécanique qui leur est propre. C’est-à-dire qu’il faut trouver la bonne façon de l’attaquer soit avec un certain angle ou encore en utilisant certains objets de l’environnement. Finalement, le coup fatal laisse place à un minijeu. Par exemple, un de ceux-ci est un Guitar Hero très simplifié. Si on échoue, au lieu de mourir, l’ennemi nous fait perdre des vies. C’est une très bonne idée de la part des développeurs. Malheureusement après je dirais les 40 premiers gros ennemis, je commençais à trouver ça très répétitif. Bien que les minijeux soient quand même assez diversifiés, j’avais l’impression qu’ils étaient tellement simples qu’ils étaient simplement inutiles et trop faciles. Bref, rendu au bout des 100 ennemis, j’en avais vraiment ma claque.

Un autre concept que j’ai trouvé intéressant au début du jeu, c’est la description très rigolote qui accompagne chaque monstre à leur mort. Un des monstres appelés Adstronaut avait la description suivante : à cause de réduction de budget, les futures missions de la Nasa ont dû être commanditées par des compagnies, principalement de pornos et de jeux de hasard. Personne n’est content de cela, mais c’est le futur pour toi. Le personnage a un habit spatial avec XXX dessus. Ces petites blagues m’ont bien fait rire, le problème c’est que comme je commençais à trouver le jeu répétitif, à la fin je ne lisais même plus ces descriptions.

Comme dans tout bon jeu de plate-forme, il y a des sous à ramasser. Dans ce jeu, par contre, c’est plutôt des cristaux. Au lieu de te rajouter des vies, ceux-ci te permettent d’acheter plusieurs choses différentes. Il y a des fusils, des améliorations pour ces fusils, des habits pour ton personnage et j’en passe. C’est bien qu’on puisse faire quelque chose avec ces cristaux, mais je trouvais un peu inutile de pouvoir déguiser mon personnage avec une moustache ou avec un quelconque chapeau.

Côté graphique, c’est semblable aux autres jeux de plates-formes qui sortent ces temps-ci. Ce n’est rien d’extraordinaire, mais de toute façon, on n’a pas besoin d’avoir des graphiques à tout casser pour ce genre de jeu. C’est un style bande dessinée et cela convient parfaitement avec l’histoire. J’aime bien le travail artistique qui a été fait derrière chaque monstre à éliminer. De plus, le sang qui gicle partout pendant ce jeu rajoute du gore au jeu. Ça se prête très bien à la prémisse du jeu et démontre bien la rage d’Ash contre ces personnes qui ont vu sa photo. Sinon côté musique aussi c’est assez violent et puissant et ça correspond très bien à l’histoire. Lorsqu’on massacre des ennemis avec notre scie mécanique, on embarque encore plus grâce à la musique. J’avais un malin plaisir à découper certains ennemis.

Au bout du compte, Hell Yeah! est un jeu de plate-forme qui devrait plaire à plusieurs. Bien que je croie que le jeu devient trop répétitif à partir de la moitié, j’ai quand même apprécié mon expérience. Ça reste que 15 $ c’est un peu cher pour ce genre de jeu. Considérant le nombre de jeux de ce type qui sortent ces temps-ci, ça vaudrait la peine d’aller voir quelques vidéos pour s’assurer que c’est pour lui qu’on veut opter. Au total, j’ai dû prendre environ 6 heures pour le terminer. Il n’y a pas vraiment de rejouabilité non plus. Une fois le jeu terminé, j’avais déjà 10 succès sur 12. Il n’y a pas non plus d’autre niveau de difficulté à compléter. Bref, ce n’est pas un jeu qui va passer à l’histoire, mais c’est un jeu correct qui peut quand même vous plaire.

Ma note : 6,5/10

Testé sur XBOX 360

Site Officiel: http://www.sega.com/hellyeah/