[Critique] Call of Duty Advanced Warfare

Une nouvelle année, un nouveau Call of Duty. Et comme à l’habitude, celui-là sera exactement pareille aux autres. En fait non, je blague ! Advanced Warfare marque un renouveau de la franchise, le premier réellement développé pour les plateformes de nouvelle génération et cette nouvelle itération vaut bien le détour.

Dans un futur pas si lointain, nos gouvernements n’ont plus toujours la force nécessaire pour mettre fin aux organisations terroristes. C’est pourquoi des organisations privées comme Atlas proposent maintenant leurs services militaires pour certaines missions spéciales. Jonathan Irons (Kevin Spacey) est le président d’Atlas et partage évidemment ce point de vue. Son fils toutefois, Will Irons, a tout de même préféré s’engager dans l’armée traditionnelle pour servir ses convictions et son pays. Celui-ci se lie d’amitié avec Jack Mitchell qui lui aussi partage un peu les mêmes valeurs. Malheureusement, cette amitié ne durera pas longtemps : Irons est tué durant une mission et Mitchell gravement blessé. Il perd un bras et obtiens son congé de l’armée. Il fait alors la rencontre de Jonathan Irons qui lui offre les technologies d’Atlas pour remplacer son bras par une prothèse très évoluée pour qu’il puisse servir à nouveau, mais chez Atlas.

C’est ainsi que commence l’aventure de Call of Duty Advanced Warfare. Pour être honnête, le scénario n’est pas si fort et propose peu de rebondissements si on le compare avec d’autres titres de la franchise. Toutefois, le nouvel engin graphique offre une bien meilleure modélisation des personnages et surtout le rendu de leur visage et de leurs émotions. Le rendu est particulièrement efficace avec le personnage de Jonathan Irons joué par Kevin Spacey qui vole carrément la vedette. Sans vouloir faire de gâcheurs, on en vient à détester profondément Irons et c’est bien ainsi.

Call of Duty Advanced Warfare_Review_Will Irons

 

Justement, parlant de ce nouvel engin, Call of Duty Advanced Warfare est très bien réalisé. S’il n’offre pas le même niveau de détails qu’on peut retrouver dans d’autres titres, comme Assassin’s Creed Unity par exemple, il en offre assez pour plaire mais surtout, pas trop pour assurer une résolution maximale avec un débit d’image maximal. Généralement je ne fais pas de chichis avec les spécifications du graphisme, mais pour un jeu dont l’action est aussi intense que Call of Duty, c’est un avantage indéniable. Fait à noter, la version PS4 offre une résolution fixe de 1080p, donc la plus belle des versions disponibles, et la version Xbox One offre plutôt une résolution variable et dynamique qui s’adapte à l’action. Le résultat, c’est que la version Xbox One est plus fluide que la version PlayStation 4. C’est un choix technique qui a attiré mon attention et encore aujourd’hui, je me demande pourquoi cette différence. Honnêtement, la résolution variable sur Xbox One est à peine notable, on aurait donc pu facilement faire le même choix technique sur PS4, à moins qu’une limitation technique empêche ce choix. Enfin, peu importe : le résultat est là.

Comme Advanced Warfare se passe dans un futur plutôt rapproché (entre 2054 et 2061), les armes offertes sont plutôt futuristes, allant d’armes à projectiles plus rapides aux armes laser, en passant aussi par des drones, mais aussi la grande nouveauté est sans l’ombre d’un doute l’exosquelette dont chaque soldat est équipé. Grâce à cet Exo, les soldats obtiennent diverses capacités comme sauter plus haut, se déplacer plus rapidement, se camoufler pour devenir pratiquement invisible, etc. Et le plus intéressant, c’est que le jeu propose divers types d’exosquelettes avec des capacités différentes, ce qui influence l’approche à utiliser dans le jeu. C’est réellement là que Call of Duty se distingue de ses prédécesseurs. Point négatif toutefois, on a vraiment voulu nous mettre dans l’action de cette campagne solo et les Actions Contextuelles (QTE) sont clairement surutilisées. Trop souvent, j’ai eu l’impression d’être spectateur de l’action plutôt que de contrôler les événements.

Si les exosquelettes sont appréciables durant la campagne solo, ils viennent influencer directement l’action durant le multijoueur. Et comme à l’habitude, Call of Duty propose un multijoueur très complet et toujours aussi compétitif. Une fois la campagne solo d’environ 7 à 8 heures complétée (un peu plus longue que les opus précédents), le multijoueur vous offre toujours des modes bien connus de la franchise et un système de progression similaire. Toutefois, la présence des exosquelettes viennent directement influencer le design des cartes pour introduire beaucoup plus de verticalité et un peu plus de rapidité. Si au premier contact cette jouabilité peut rappeler Titanfall, au final Call of Duty garde tout de même son essence propre et se distingue suffisamment du titre de Respawn Entertainment pour être agréable à visiter. Jamais Call of Duty n’aura offert un multijoueur aussi rapide et efficace avec autant de possibilités. Et autre truc intéressant, si la jouabilité plus classique de Call of Duty vous manque, il y a possibilité de jouer sans les exosquelettes dans des modes réservés à ça. Vraiment, Sledgehammer Games donne l’impression d’avoir pensé à tout. Et par-dessus tout, le titre respecte la jouabilité classique de la franchise et la prise en main est excessivement rapide et agréable, comme à l’habitude.

Vraiment, Call of Duty Advanced Warfare est un jeu fortement recommandé pour les fans du genre. La prise en main donne immédiatement le même sentiment agréable de jouer à cette franchise, mais surtout les améliorations et les nouveautés donnent réellement une saveur particulière à ce jeu. De plus, le graphisme et la bande sonore sont bien réussis, ce qui place ce tout nouveau Call of Duty comme une valeur sûre pour les fans de la franchise.

Ma note : 9 / 10

Testé sur Xbox One, disponible sur PlayStation 4, PS3, Xbox 360 et PC
Disponible en français
Visitez le site officiel : http://www.callofduty.com/advancedwarfare