[Critique] Captain Toad: Treasure Tracker

Pratiquement tout le monde de l’univers de Mario Bros a eu droit à son titre sur console. Mario, bien entendu, mais aussi Luigi, Yoshi, Peach et même le méchant Wario. Un petit négligé avait fait son apparition dans le dernier Mario Bros sur Wii U intitulé Super Mario 3D World, et j’ai nommé notre compagnon champignon préféré, Toad. Le voici qui part à l’aventure!

La prémisse est loin d’être compliquée, c’est la même que la compagnie utilise depuis la nuit des temps : notre ami, qui n’a cherché querelle à personne, se promène paisiblement jusqu’à ce qu’un ennemi, un gros oiseau du nom de Wingo, enlève la compagne de notre héros, la charmante Toadette. Enlèvement, tuyau, château, ça vous rappelle les aventures d’un plombier? Il faut tout de même prendre la peine de mentionner que les jeux de Nintendo n’ont, pour la plupart, jamais voulu compliquer la vie des joueurs. La simplicité permet à ce que la grande majorité des gens puisse y trouver leur compte, que ce soit pour une petite période de jeu ou bien une soirée complète à s’adonner au titre. Cela empêche donc la perte de mémoire en ce qui concerne l’histoire puisqu’elle est des plus simples. Et pourtant, le passé nous a prouvé plus d’une fois que cela ne veut pas dire que le jeu ne se vendra pas, à voir les recettes qu’engendrent les jeux de Mario à chacune des nouvelles sorties.

Captain Toad Treasure Tracker 1

Et en quoi consiste ce jeu? Comme j’ai mentionné plus tôt, pour ceux qui ont déjà joué à Super Mario 3D World, il y avait ce qu’on appelle des mini-jeux avec Toad comme personnage jouable. Le principe a été repris afin d’en faire un jeu à part entière. Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle, il vaut mieux expliquer plus en détail. Il s’agit, contrairement à plusieurs des autres jeux impliquant Mario et ses amis, d’un jeu de réflexion. Le but est précis : réussir à amasser chacune des étoiles se trouvant dans un tableau en particulier. À travers chacun des tableaux se trouve aussi trois diamants qui permettront quant à eux de débloquer de nouveaux niveaux. Comment réussir cela? Grâce au déplacement du personnage, mais également du niveau en question, qui est conçu en trois dimensions et qui peut pivoter afin de nous faire découvrir des passages qui n’étaient pas visibles au premier coup d’œil.

Aussi bien vous avertir, si l’unique objectif est de finir le jeu, le public ciblé est assez évident, c’est-à-dire les tous jeunes. C’est possible de s’avancer ainsi en raison de la difficulté qui est quasiment inexistante. Cela ne veut pas dire que les plus vieux ne peuvent pas avoir de plaisir, loin de là! Le challenge pour ces personnes sera tout autre. Premièrement, amasser tous les diamants est plutôt ardu, sans compter le défi qui est proposé à chacun des niveaux une fois celui-ci complété pour la première fois. Pour celui qui désire finir le jeu à 100 %, le travail sera plus long et plus complexe. Ce qui fera en sorte que la durée de vie ne sera pas la même pour tous les joueurs. Un amateur voulant tout simplement se rendre à la toute fin en aura pour huit heures en moyenne alors que le plus aventureux devra au moins doublé le temps s’il veut faire tout ce qu’il y a à faire. Belle petite surprise : ceux ayant déjà joué à Super Mario 3D World auront des niveaux bonus! Très bonne idée de Nintendo.

Et pour ma part, comment ai-je trouvé cela? Il s’agit d’un bon jeu qui, sans se placer dans les meilleures réalisations de l’entreprise nippone, aura offert une qualité de jeu qui m’a satisfait. Il est difficile de reprocher quelque chose à un jeu qui ne possède pas réellement de défauts. Le contrôle de la caméra est vraiment simple et ne rabaisse en aucun temps la qualité du jeu en raison d’un mauvais angle ou d’une maniabilité déficiente. La variété des niveaux est acceptable, avec ce qu’on nous a habitué par le passé : sable, neige, volcan, eau, etc.

Il y a tout de même de très beaux clins d’œil à l’historique de Mario, comme un niveau s’inspirant de Mario vs Donkey Kong. J’ai bien aimé le fait que l’aventure soit divisée en trois épisodes. Dans le premier, on incarne Toad, le deuxième Toadette (cela ne change rien, les deux personnages ayant exactement les mêmes capacités) et le troisième est un amalgame des deux, pour un total de 64 niveaux. Comme quoi les héros féminins doivent aujourd’hui faire partie des plans des concepteurs s’ils désirent rejoindre ce public qui représente une part importante du marché à conquérir. Étant un jeu du créateur de la console, le jeu se doit de faire bon usage du GamePad. Et c’est mission accomplie dans son ensemble. Certains niveaux spécifiques demandent à ce que l’on porte nos yeux sur le petit écran qui se trouve dans nos mains afin d’y faire une action, que ce soit de tourner une manivelle ou de déplacer une partie du tableau. Il m’est arrivé à plus d’une reprise de continuer le niveau sur le GamePad plutôt que sur mon téléviseur, comme quoi l’immersion est réussie.

Son seul réel point négatif est sa durée de vie, mais c’est le cas dans pratiquement tous les jeux de Mario Bros. C’est celui qui désire compléter l’ensemble de l’œuvre qui sera le plus grand gagnant. Toutefois, il faut quand même féliciter Nintendo de ne pas s’être laissé tenter par un prix exorbitant pour un titre qui ne vaut pas un prix élevé. Mon portefeuille vous en remercie.

En fin de compte, petits et grands pourront trouver leur compte dans Captain Toad: Treasure Tracker. Ils n’auront assurément pas les mêmes objectifs, mais cela ne les empêchera pas de s’amuser. Pour certains, ce jeu ne sera rien de plus qu’une location alors que pour d’autres il constitue un défi intéressant. Reste à voir dans quel groupe vous vous situez avant d’en faire l’acquisition.

Ma note : 8/10

Exclusivité Nintendo Wii U
Disponible en français
Site officiel: http://www.nintendo.com/