[Critique] Hyperdimension Neptunia Re;Birth 2: Sisters Generation

Hyperdimension Neptunia, une série japonaise de RPG de la compagnie Idea Factory / Compile Heart, est une série qui m’intrigue depuis longtemps, mais dont l’occasion ne s’était jamais présentée pour l’essayer.

C’est avec la réédition du deuxième jeu de la série que j’ai pu pour la première fois étancher ma soif de curiosité en ce qui concerne cette série. Cette critique ne prendra donc pas en compte le jeu original à titre de comparatif, mais sera plutôt considérée comme un jeu à part entière qui voit le jour pour la première fois.

Il est, à première vue, facile de juger le jeu à sa couverture : on s’attend à voir beaucoup de personnages féminins qui montrent beaucoup de peau. Bien que ce ne soit pas totalement faux, j’ai été surpris de constater que le « fan service » auquel je m’attendais d’assister n’était pas aussi omniprésent que j’aurais cru. On se frotte tout de même à des prises de vues osées et à certaines images à la limite d’être considérées comme du hentai, mais rien de très gênant.

Le monde dans lequel le jeu est des plus originaux que j’ai vu. Nous sommes dans le monde de Gamindustri, où les jeux vidéo sont une partie omniprésente de la vie. Le monde est séparé en 4 continents : Planeptune, Lastation, Lowee et Leanbox. Chaque continent possède son CPU (Console Patron Unit) qui est en fait une déesse qui protège son continent.

ASIC (Arfoire Syndicate of International Crime) essaye de prendre le contrôle de Gamindustri et, tentant de les en empêcher, les 4 CPU ainsi que Nepgear, la petite sœur de Neptune (CPU de Planeptune), perdent en combat et passent 3 ans dans le cimetière de Gamindustri. À la suite de ces 3 ans, IF et Compa, les personnages principaux du jeu, réussissent à réanimer Nepgear grâce au Sharicite, mais se trouvent obligés de partir avant de pouvoir réanimer les autres. Nepgear, IF et Compa doivent donc tenter de sauver les CPU tout en arrêtant ASIC, qui a pris beaucoup de pouvoir dans les 3 dernières années.

Même si la prémisse et le monde sont plutôt originaux, la façon dont l’histoire est contée reste plutôt typique des JRPG traditionnels. L’accent est particulièrement concentré sur ce que j’aime appeler le « pouvoir de l’amitié ». C’est ce genre de jeu où le protagoniste est beaucoup trop gentil et tente de convertir même les plus vilains à sa cause. Ce n’est toutefois pas inapproprié considérant le style du jeu et ses personnages.

Le système de combat est très simple, peut-être même un peu trop. Nos personnages attaquent chacun leur tour, pouvant se déplacer où ils le désirent dans l’espace disponible. Notre emplacement est important, car nos ennemis peuvent attaquer plusieurs personnes en même temps si celles-ci sont proches l’une de l’autre. Une fois placé, notre personnage peut attaquer, utiliser des pouvoirs ou des items. Les Candidates CPU (des CPU en devenir) peuvent utiliser la fonction HDD (Hard Drive Divinity) qui leur permet d’être plus fortes et plus résistantes.

Mis à part l’équipement, il n’y a presque aucune modification que nous pouvons apporter à nos personnages pour rendre les combats plus excitants. J’ai été habitué aux jeux de Compile Heart avec Fairy Fencer F, dans lequel nous avions une multitude de statistiques de combat que nous pouvions personnaliser, autant pour les combinaisons d’attaques que les habilités. Hyperdimension Neptunia n’en offre que très peu en comparaison. C’est possiblement la raison pour laquelle la courbe de difficulté semble parfois abrupte. Le seul moyen de vraiment devenir plus fort est de combattre sans arrêt pour monter de niveau, puisque les ennemis finaux des donjons sont beaucoup plus difficiles à battre que les autres et on ne peut pas se fier à une hausse rapide de nos statistiques. Pour ajouter à la difficulté, les quêtes secondaires ne donnent pas d’expérience et les combats répétitifs sont le seul moyen d’arriver à monter de niveau.

Hyperdimension Neptunia ReBirth 2. Malgré sa jouabilité répétitive, l’histoire reste agréable à suivre, l’humour est omniprésent à travers les dialogues et le monde est magnifiquement illustré et coloré. Je n’ai pas l’impression que c’est le genre de jeu auquel il faut être dédié complètement, mais plutôt le genre qu’on ouvre pour jouer sans se casser la tête. Si vous désirez jouer à ce jeu, il sera disponible sur PlayStation Vita le 27 janvier, et il n’est pas requis d’avoir joué au premier pour comprendre l’histoire. Mais si vous désirez vous attaquer au premier de la série pour commencer, il est disponible sur PS Vita et sera bientôt disponible sur PC via Steam.

Ma note : 8 / 10

Disponible sur PlayStation Vita dès le 27 janvier 2015
Disponible en anglais avec possibilité de voix japonaises
Visitez le site officiel : http://ideafintl.com/rebirth2/