[Critique] Drunken Robot Pornography

Qu’est-ce qui arrive lorsqu’on donne une intelligence artificielle à un robot sans suivre les trois lois de la robotique d’Asimov? Un des résultats possibles est que ledit robot kidnappe des danseuses érotiques robotiques pour les détruire et construire d’immenses titans cybernétiques qui apparaissent pour détruire l’humanité. Oui, il faut suivre les lois de la robotique.

Critique vidéo

Drunken Robot Pornography, ce jeu de Dejobaan, prend place dans un futur fantaisiste où la civilisation habite sur des sortes d’îlots flottants dans les airs. Reuben Matsumoto doit parcourir des édifices à la recherche des créatures robotisées immenses que son ancien barman, Tim, a créées à partir de ses danseuses.

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Côté jouabilité, c’est simple. Les contrôles sont solides et il n’y a pas de surprise. C’est un jeu de tir à la première personne dans lequel le joueur doit esquiver beaucoup d’attaques à l’écran comme dans un BulletHell. Le joueur n’a, pour options, que des sauts, un planage contrôlé et un fusil qui peut être modifié avec des pouvoirs disponibles dans les niveaux. Ainsi, grâce à des augmentations de type triple balles ou tir rapide, Reuben devra accumuler des points pour compléter les zones ou pour faire apparaître les titans, des monstres mécaniques d’une taille impressionnante, qu’il devra anéantir.

Côté artistique, c’est unique! Le jeu est coloré et stylisé. Parfois, cependant, ce type d’approche visuel apporte une certaine confusion sur les distances et les métriques et peut aussi déconcentrer le joueur, mais ce n’est pas à un degré où c’en est dérangeant dans ce jeu-ci. La musique, par ailleurs, est réellement plaisante! J’ai ajouté quelques titres dans une des listes que j’ai sur YouTube.

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Le jeu a plusieurs défauts. Celui qui me frustre le plus est qu’il n’y a rien de plus que ce que je viens d’expliquer : pas de surprises, pas de blagues hilarantes, pas de nouveautés. Le fait, aussi, que contrairement aux autres BulletHells, il est impossible de réellement connaître les limites de notre personnage est irritant. Par exemple, dans Jamestown, je sais où je peux recevoir des coups et où je ne peux pas, mais dans Drunken Robot Pornography, quelles sont mes faiblesses? Est-ce qu’il n’y a que l’écran? Ai-je un corps? Un autre point énervant est que les titans peuvent être battus simplement en tournant autour. Sérieusement, une grande majorité ne demande que d’être capable de ne pas arrêter de bouger et de viser vers eux tout en restant mobile. Quand d’autres viennent, qui demandent de changer l’approche, c’est bizarre et encore plus frustrant, puisqu’on s’est habitué à une façon de jouer. En bref, je crois que ce concept devait être super sur papier, un BulletHell à la première personne, mais qu’une fois à l’écran, il ne livre pas la marchandise.

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Néanmoins, le jeu reste solide et la plupart des joueurs ne se rendront probablement même pas compte de cette manière de jouer; le jeu est caché derrière des explosions, des centaines de balles à l’écran et de l’action rapide et intense. Je crois que c’est un titre qui mérite d’être joué et avec lequel j’ai eu beaucoup de plaisir avant de me rendre compte des défauts. Pour ceux qui peuvent passer par-dessus des petits problèmes comme ceux-ci, je le suggère!

Ma note : 6/10

Testé sur PC
Site web officiel: http://www.dejobaan.com/drunken/

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Cet article a été écrit par Jonathan « Dumby » Lessard, Concepteur de jeux vidéo présentement chez Beenox, chanteur pour Endless Rebirth et écrivain de La Lame Mystique.

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