[Critique] htoL#NiQ: The Firefly Diary

NIS America nous offre le jeu de casse-tête htoL#NiQ: The Firefly Diary (à prononcer Hotaru no Nikki pour la 1re partie). Dans ce titre exclusif à la PlayStation Vita, nous suivons Mion dans les méandres d’un endroit d’influence industrielle où elle doit s’échapper.

Pour l’aider, la fillette est accompagnée de deux lucioles, Lumen et Umbra. La première agit durant la portion normale du jeu (lumineuse) et Umbra joue avec les ombres en activant l’affichage en négatif du tableau. Le joueur ne contrôle que ces deux entités qui dirigent l’héroïne pour résoudre les nombreuses énigmes et franchir les obstacles du jeu.

FireflyDiary_Caisses

Une mécanique originale

Alors que Lumen contrôle les mouvements de Mion, toucher une place sur l’écran fait avancer la fillette dans cette direction. Double cliquer sur elle la fait s’asseoir ou actionne un mécanisme à proximité. Pour sa part, une tape sur le pavé arrière change l’image en mode inversé. Umbra scintille et de là, nous pouvons la déplacer à l’intérieur des portions assombries de l’image, du moment qu’elles soient connectées entre elles. Faire appel à Umbra interrompt ce qui se déroule à l’écran. On peut aller activer un mécanisme hors d’atteinte ou déclencher des actions précises pour aider Mion à franchir un obstacle. En revenant du côté de la lumière, l’action reprend son cours. En progressant, vous vous rendrez compte qu’Umbra s’utilise beaucoup de manière stratégique.

FireflyDiary_Umbra

On peut aussi choisir d’utiliser les boutons de la console pour contrôler les lucioles. Si la plupart du temps, je préfère les boutons, il y a quelques endroits où toucher l’écran a été plus facile. Par exemple, lorsque Lumen doit passer indemne à travers un labyrinthe aux parois électrifiées et contenant des roues dentelées, j’ai préféré faire cette section en touchant Lumen du doigt. Il ne fallait en aucun cas toucher le côté des engrenages sinon elle explosait et on recommençait. Avec le stick analogique, c’était impossible à réussir.

FireflyDiary_Lumen

Les casse-têtes sont d’abord assez simples à résoudre. On parle de portes à atteindre, de leviers à actionner, d’espaces à franchir ou de tapis roulant à faire bouger dans le bon sens. Pour passer par-dessus un sol épineux, on doit approcher des caisses sur lesquelles Mion va marcher pour éviter de se blesser. Des engrenages doivent tourner du bon côté pour qu’elle puisse se rendre au bout de l’écran en un morceau. Plus tard, des ennemis viennent corser l’aventure.

Les monstres ajoutent un moment plus intense dans une expérience initialement calme

Les monstres sont un autre facteur à considérer dans les tableaux. Ils peuvent autant évoluer sur une section où ils se promènent dans un va et vient faisant partie du puzzle ou encore pourchasser notre héroïne qui doit alors se rendre à la porte avant d’être rattrapée. Attention, ils ne sont pas toujours tangibles. Ce ne sont parfois que des ombres qu’on aperçoit sur le mur mais il ne faut pas y toucher ou qu’ils ne rattrapent Mion.

FireflyDiary_Monstre

Durant une course-poursuite, le monstre avance plus vite que Mion qui elle, marche trop lentement pour le stress que ça engrange sur moi. Je m’essoufflais à essayer de la faire courir mais le jeu ne fonctionne pas comme ça. C’est plutôt en réussissant à freiner le monstre dans sa course que nous arrivons à lui échapper. Pour ce faire, on va faire tomber des poutres sur sa tête ou encore arriver à une fissure au plancher pour atteindre un plateau inférieur et gagner quelques secondes. Ailleurs, un animal de métal crache du feu et Mion doit trouver le moyen de l’éliminer.

Mion retrouve sa mémoire?

On apprend au début du jeu que Mion est amnésique et ne sait pas où elle est. D’ailleurs la première chose que Lumen fait est de briser le cadenas de la chambre où elle s’éveille et là débute l’aventure. En chemin, on trouvera des fragments de mémoire qui nous propulsent dans un monde pixélisé totalement différent du jeu principal. On a une sorte de mini-jeu à compléter qui nous ramène ensuite au présent. C’est étrange et complètement différent du reste du jeu, autant visuellement que par sa mécanique.

FireflyDiary_Mémoire

htoL#NiQ: The Firefly Diary est lent. Mion marche lentement mais c’est aussi toute la progression de l’histoire qui prend son temps pour se développer. La musique est presqu’aussi calme qu’une berceuse, de sorte que je crois que le jeu veut que nous-mêmes prenions notre temps pour y jouer. Le jeu devient toutefois difficile assez rapidement et si je pensais d’abord le recommander aux enfants pour son aspect bucolique, j’ai aussitôt changé d’avis suite à quelques passages, disons, irritants. La manière dont meurt Mion est un peu sanglant, vraiment pas fait pour un jeune public. htoL#NiQ: The Firefly Diary m’a déstabilisé, ne sachant plus trop à qui il s’adresse réellement.

FireflyDiary_échoue

Ce n’est vraiment pas le genre d’expérience que j’attendais de la part de l’éditeur qui nous a habitué aux jeux de rôles japonais parfois salaces. Ça m’a surprise. Je vous invite à regarder des vidéos avant de l’acheter. Vous m’en reparlerez!

Ma note: 7/10

Par Mélanie Boutin-Chartier
Évalué sur PlayStation Vita
Offert en anglais seulement
Site officiel: http://nisamerica.com/games/htoL-the-firefly-diary/