[Critique] Hyperdevotion Noire: Goddess Black Heart

Très peu de temps après la sortie de Re;Birth 2, Compile Heart lance un nouveau jeu dans la lignée de Hyperdimension Neptunia. Hyperdevotion Noire: Goddess Black Heart est un jeu de stratégie qui se déroule dans un monde semblable à celui des autres jeux de la série, mais dans un style de jeu tactique où la vedette cette fois est Noire, la déesse de Lastation.

Comme à l’habitude, un nouveau jeu signifie un nouveau monde parallèle dans lequel se déroule l’histoire, sauf que cette fois, le monde prend le nom de Gamarket plutôt que Gamindustri. Les 4 déesses se battent pour avoir le contrôle du monde, mais juste au moment où Noire est sur le point d’y arriver, un antagoniste la fait utiliser un pouvoir qui retire aux déesses leurs pouvoirs. Elles doivent donc travailler main dans la main pour acquérir ce pouvoir à nouveau.

Contrairement à la série originale, nous ne pouvons pas nous déplacer d’une ville à l’autre ou du moins, pas avant longtemps dans l’histoire, où je ne suis pas encore rendu, mais sommes confinés à notre ville originale, Lastation. Les déplacements vers les autres villes sont faits seulement lors de missions, choisies à partir d’une liste, et aussitôt la mission terminée et les cinématiques passées, nous retournons à Lastation.

Hyperdevotion Noire utilise, pour la première fois dans la série, un système de combat tactique, c’est-à-dire que les combats se déroulent sur une grille. Je n’ai pas joué à énormément de jeux de stratégie dans ma vie, mais comparativement à ceux que j’ai joués, le système me paraît plutôt standard. Chaque personnage se déplace l’un après l’autre, d’un nombre de cases dépendant de la distance qu’il est capable de parcourir. On attaque ou on utilise une compétence spéciale. C’est aussi simple que ça.

Le système de combat utilise le Lily Rank, qui fait en sorte que lorsque vous êtes entourées de vos partenaires de combat lors d’une attaque spéciale, un bec sur la joue réduira le nombre de points nécessaires pour compléter l’attaque. Suite à quoi le nombre de Lily Points augmentera et vous permettra d’exécuter une attaque surpuissante. Le système est assez simple à utiliser et s’avère très utile lorsque les cartes sont bondées d’ennemis, mais il a définitivement été mis en place pour rendre le jeu encore plus kawaii qu’il ne l’est déjà.

Les cartes sur lesquelles se déroulent les combats offrent plusieurs défis différents, comme les murs trop hauts pour être montés sans l’aide d’une boîte, ou encore des plateaux qui changent de position à chaque tour. Mais si vous avez déjà joué à un jeu de la série Hyperdimension Neptunia (ou n’importe quel jeu de Compile Heart), vous n’êtes pas sans savoir que les cartes sont régulièrement réutilisées dans leur forme exacte. Il n’est donc pas rare de faire deux combats différents sur des terrains identiques.

Un autre irritant en ce qui concerne les terrains sont les obstacles qui sont présents, mais qui affectent que mon équipe. Trous dans le sol, tapis roulants qui me propulsent vers des clôtures électrifiées, ce sont tous les obstacles qui ne dérangent pas les ennemis. Je pourrais comprendre qu’une arbalète, par exemple, ne se déclencherait pas quand son installateur passe devant, mais un tapis roulant, ça devrait rouler, peu importe qui passe dessus.

Bon, j’exagère peut-être à me plaindre ainsi, probablement dû à mon manque d’expérience dans les jeux de stratégie. Les combats demeurent tout de même généralement agréables, équilibrés la majorité du temps, et qui demandent souvent 2 essais pour y arriver, le temps d’analyser l’ennemi et de trouver une tactique fonctionnelle (non, devoir refaire un combat n’est pas considéré comme un défaut ici).

À l’extérieur des combats, les options sont peu variées. Sim Noire permet de remplir des requêtes de la population, qui constituent simplement à répondre à des questions. Nous accumulons des points qui permettent d’améliorer le style de la chambre de Noire. Tout ça dans l’unique but de nous distraire 2 minutes entre chaque combat, pour finalement avoir un trophée sur le PSN lorsque la chambre est complètement rénovée.

Le développement d’items est aussi présent, permettant de créer les objets pour lesquels nous avons les plans que nous trouvons lors des combats. Le développement de jeu revient lui aussi, dans lequel nous prenons des morceaux de jeux pour créer des disques qui permettent d’augmenter nos statistiques de combat. Ça fait le tour de ce que l’on peut faire à l’extérieur des combats.

Hyperdevotion Noire: Goddess Black Heart est à la hauteur des autres jeux de la série. On y trouve beaucoup de références au monde du jeu vidéo, certaines plus subtiles, d’autres beaucoup plus évidentes. On y retrouve une multitude de personnages qui pourront se joindre à nous en combat contre une multitude de monstres eux aussi tirés des autres jeux de la série. On y retrouve évidemment les scènes de compétition de maillot de bain ou encore celles de Noire dans la douche, recouverte de mousse, sans quoi la série ne serait pas ce qu’elle est. Un jeu de stratégie qui va définitivement plaire aux amateurs de la série, malgré quelques irritants sur lesquels on peut fermer les yeux.

Ma note : 7.5/10

Par Antoine Bouchard
Exclusif à la PlayStation Vita
Anglais, voix japonaises disponibles
Site Officiel: http://ideafintl.com/noire/