[Critique] Brandish: The Dark Revenant

Je me dois de vous faire une confidence : je n’ai jamais joué à un « ‘dungeon-crawler »’. Bon, il y a bien un épisode de Shining Force qui en était un (je ne me souviens même plus du titre) et auquel j’ai joué environ dix minutes, mais je ne crois pas que cela peut être pris en considération. C’est donc avec une ouverture d’esprit que j’entame Brandish : The Dark Revenant, disponible sur PSP et compatible avec la Vita.

Je peux vous expliquer l’histoire en une phrase très simple. Notre héros, Ares, se fait poursuivre par son ennemi juré, Dela, dans un labyrinthe qui semble sans fin. Bon, d’accord, on pourrait ajouter un peu plus de détails, mais ça résume assez bien ce que j’ai vécu durant les nombreuses heures passées sur le titre de Nihon Falcom et qui a été disponible en Amérique du Nord grâce à XSEED. En fait, on se retrouve dans un labyrinthe et l’idée est d’en sortir (duh!) en montant les étages afin de se rendre au sommet, là où notre héros a commencé son aventure avant de se retrouver prisonnier du labyrinthe. Malheureusement, c’est pas mal tout ce qu’il y a à se mettre sous la dent concernant le scénario. Cependant, comme dans bien d’autres titres, ce n’est pas nécessairement pour l’histoire que l’on continue notre périple.

Donc, comme mentionné plus tôt, on contrôle Ares, un guerrier qui disposera, au fil de l’aventure, d’une panoplie d’accessoires, d’armes et de ressources afin de tenter de s’en sortir vivant. La grande particularité du personnage est le contrôle de celui-ci. En effet, Ares ne peut attaquer que devant lui. Grâce aux gâchettes L et R de la console, il est possible de déplacer le héros de 90 degrés afin de riposter aux ennemis qui tentent de vous attaquer de côté ou de dos. C’est donc avec une certaine logique que l’on doit tenter d’attaquer nos ennemis autrement que devant afin de faire le plus de dommage possible. Heureusement, Ares peut bloquer la grande majorité des attaques de ses ennemis, réduisant alors les tentatives de blesser à néant. La magie est également de la partie, soit via des parchemins ou des objets divers. Il faut être vigilant et stratégique sur un aspect en particulier : la plupart des items qui sont à la disposition du héros ont une quantité limitée d’utilisation. On peut se procurer de nouveaux articles de diverses façons, soit en les trouvant sur notre chemin ou dans des coffres, soit dans des marchés dirigés par des personnages qui ont trouvé une vocation dans le labyrinthe. Afin d’ajouter à la difficulté, Ares peut seulement transporter un maximum d’items à la fois, rendant l’aspect stratégique encore plus imposant. Il y aura moyen d’augmenter cette limite au cours de l’aventure, mais cela ne rendra pas la tâche aussi facile que l’on peut croire. Des raccourcis concernant certains items jugés plus utiles peuvent être mis sur les boutons de la console, rendant Ares très maniable.

Lorsque l’on regarde les graphiques, il n’y a pas de quoi s’extasier devant sa console portable. Oui, il s’agit avant tout d’un jeu sur PSP, mais j’ai eu la chance de jouer à des jeux beaucoup plus soignés. Par contre, il faut admettre qu’il y a tout de même un bon travail qui a été fait afin de rendre chacun des segments différents. Segments? C’est qu’en fait le labyrinthe est divisé en cinq segments distincts afin de ne pas tomber dans la redondance. La trame sonore, quant à elle, est sans aucun doute la principale raison qui fait en sorte que je reviens sans cesse au jeu. Elle est très bien réalisée et nous reste en tête même lorsqu’on dépose la console. C’est peut-être aussi parce que la pièce musicale reste la même durant le même segment, ce qui en force l’écoute durant de nombreuses heures avant qu’un nouveau morceau nous accompagne. Il y a aussi un autre aspect qui rend l’aventure plus stimulante et c’est un point qui existe depuis la nuit des temps, soit de compléter la carte de l’étage où l’on se trouve avec un pourcentage de 100 %. Oui, c’est simple, mais c’est franchement efficace en ce qui me concerne. Il y a eu, à de nombreuses reprises, des chutes dans des trous qui causaient des dommages à Ares uniquement dans le but de réussir mon objectif.

Donc, est-ce que Brandish est un bon jeu? C’est là où ça se corse. Lorsque l’on critique un jeu, on ne veut pas se retrouver dans une zone grise. On aime ou on n’aime pas, amenant par le fait même les arguments qui justifient notre décision. Je peux donc dire certaines choses qui ne s’appliqueront peut-être pas pour d’autres. Par exemple, je peux affirmer que la musique est répétitive à souhait, mais cela ne m’a pas dérangé une seule seconde. Je peux aussi mentionner qu’on a l’impression que le bestiaire est limité vu qu’il y a les mêmes ennemis selon le segment dans lequel on se trouve. À cela, je peux ajouter ma déception concernant le nombre infime de boss fight dans le jeu. À sa défense, j’ai vraiment accroché à l’ensemble du jeu. C’est peut-être le fait qu’il s’agit de mon premier titre du genre et je serais sans doute plus sévère si j’en avais connu d’autres auparavant. Mais en raison de son grand nombre d’heures disponible, de son prix très abordable, de ses défauts que je juge facilement oubliables, je crois que l’essai en vaut la peine. En ce qui me concerne, je suis heureux d’avoir eu la chance d’y jouer.

Ma note : 7/10

Par Kevin Cormier
Testé sur Vita (Compatible PSP)
En Anglais seulement
Site officiel: http://www.brandishpsp.com/

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