[Critique] Hyperdimension Neptunia Re;Birth 1

Il arrive parfois que l’on oublie ou manque carrément un jeu lors de sa sortie. Si parfois il est difficile d’en retrouver certains, d’autres sont heureusement réédités sur de nouvelles plateformes nous donnant ainsi une nouvelle occasion d’y jouer. C’est le cas d’Hyperdimension Neptunia Re; Birth 1, qui fut originalement lancé sur PS3 avant d’être publié sur PS Vita. Maintenant offert sur Steam, voyons ce que le jeu a à nous offrir.

Dans Hyperdimension Neptunia, on incarne Neptune, une des quatre déesses qui règnent sur le monde de Gamindustri et qui sont en guerre afin de récolter des parts dans la guerre des consoles. Après avoir perdu la mémoire, notre héroïne fera la connaissance de plusieurs personnages et devra faire la paix avec ses « sœurs » afin de découvrir la vérité sur la guerre qu’elles se livrent depuis des lustres afin d’empêcher la destruction de leur monde. Si l’histoire est assez classique pour un JPRG, la manière dont celle-ci l’est beaucoup moins. En fait, Hyperdimension Neptunia est une ode aux jeux vidéos. Le nombre de références à l’univers vidéoludique est énorme. Que ce soit au niveau des différentes régions du monde, des personnages ou des ennemis, les références culturelles sont omniprésentes. Pour être honnête, la dernière fois où j’ai vu autant de références dans un jeu vidéo était dans Conker Bad Fur Day. Par contre, ce qui est encore mieux est le fait que les personnages semblent être au courant qu’ils sont dans un jeu vidéo et Neptune n’hésite pas à briser le 4e mur afin de critiquer les nombreux clichés présents dans les jeux de rôles.

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Si l’histoire est l’un des éléments les plus importants dans un JRPG, la jouabilité et le système de combat le sont tout autant. Hyperdimension Neptunia offre une jouabilité un peu particulière pour ceux qui ne sont pas habitués à ce genre de jeu. Au lieu de se déplacer sur une carte en 3d afin d’accéder à de nouvelles villes, on a ici accès à une carte 2D où l’on déplace un curseur pour accéder au différent endroit du monde. Pour faire avancer l’histoire, il faut nous choisir les événements identifiés sur la carte. Ces derniers déclencheront alors des cinématiques qui consistent en des dessins 2D fixes où les personnages sont affichés avec le texte au bas de l’écran. Certaines cinématiques sont doublées alors que d’autres ne sont que du texte. Le ratio entre les deux est environ 50/50. Si les cinématiques sont en 2d, les donjons eux sont en 3d. Ceux-ci sont en effet des environnements fermés où nos héros et les ennemis sont tous en 3 dimensions. Pour lancer un combat, il suffit d’entrer en contact avec les ennemis qui sont toujours visibles.  L’aspect le plus intéressant de la jouabilité est la possibilité de modifier celle-ci. En effet, tout au long de notre aventure, on reçoit des plans pour créer différents modificateurs du jeu comme l’ajout de donjons, l’ajout de monstres plus difficiles, etc.

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Un niveau du système de combat, on a droit à un mélange de tour par tour et de 3 D. Comme dans la série des Tales, nos héros et les ennemis se déplacent en 3D, mais chacun son tour. De plus, le déplacement n’est pas illimité. Il se peut que nous ne soyons pas en mesure d’atteindre un ennemi au premier tour. De même, les sorts de guérison ou d’amélioration des attributs ont une portée limitée. Finalement, il est aussi possible de bloquer le chemin d’un de nos personnages, il faut donc bien réfléchir avant de se déplacer. Tout comme les mouvements, les attaques ne sont pas à l’infinie.

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Chaque héros à un nombre d’actions limitées parmi lesquelles choisir une fois le déplacement effectué. Si l’utilisation d’objets ou de magie termine notre tour immédiatement, les attaques physiques sont un peu différentes. Chaque personnage possède trois types d’attaques. Chacune d’elles coute un nombre de points et l’on peut ainsi attaquer tant que le nombre de points adéquats est disponible. Les différents combos utilisant ces attaques sont tous éditables. Il existe également une jauge qui se charge au cours des combats. Cette jauge possède plusieurs niveaux et permet d’utiliser deux types d’attaques spéciales. Le premier type permet de terminer un combo avec une attaque plus forte tandis que le deuxième permet de déclencher une super attaque. Notez que ces super attaques utilisent un nombre de niveaux définis qui réduisent la jauge, il faut donc bien gérer cette dernière. Finalement, les ennemis ont deux barres, une de vie et une de protection. Si l’on réussit à complètement réduire la barre de protection, les dégâts que l’on fera seront plus élevés en théorie (pensez au système de Stagger dans FF XIII). Si je dis en théorie, c’est que malheureusement je n’ai pas vraiment vu de différence et il est simplement plus utile de ne pas s’en soucier.

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Comme la version PC d’Hyperdimension Neptunia RE; Birth 1 est un port de la version PS Vita, je dois dire que j’avais des inquiétudes pour la qualité graphique. Je dois donc avouer que j’ai été grandement surpris. Si les sections en trois dimensions sont bien, les sections du jeu en 2d sont très belles, la qualité des dessins de ces dernières étant élevée. Il faut cependant mentionner que plusieurs scènes pourraient ne pas plaire à certaines personnes (celles-ci étant du fan service assez évident). Tout comme pour la qualité du graphisme, j’ai été agréablement surpris par la qualité du doublage qui est excellent. Par contre, le jeu n’est disponible qu’en anglais et japonais. Si j’ai adoré le doublage, j’ai moins aimé la musique du jeu. Bien que celle des donjons et des cinématiques est correcte, celle dans le menu et lors de la navigation sur la carte est agressante pour les oreilles

Bien qu’Hyperdimension Neptunia possède plusieurs points forts, il en possède également des négatifs. Premièrement, les quêtes secondaires. Celles-ci consistent uniquement à tuer un nombre d’ennemis particuliers ou amasser un nombre d’objets. Le problème avec ces quêtes que l’on peut faire indéfiniment est qu’elle n’apporte pas grand-chose outre de l’argent. La véritable utilité des quêtes est pour l’obtention de la « vraie » fin et cela n’est pas vraiment expliqué. Un autre aspect du jeu que je n’ai pas aimé, c’est les nombreuses fois où j’ai dû affronter des boss en succession sans avoir la possibilité de sauvegarder entre eux surtout lorsqu’une quantité énorme de textes à lire se trouve entre les combats. Personnellement, je trouve que ces situations ont fait leur temps. Finalement, j’ai quelques réserves avec la difficulté du jeu, surtout avec le fait qu’elle est mal balancée. Le jeu est divisé en huit chapitres et dans les quatre premiers, j’ai été forcé de faire du « grinding » beaucoup trop longtemps pour progresser alors que dans les quatre derniers, je n’ai jamais eu besoin d’en faire sauf pour le boss final.

Même si Hyperdimension Neptunia Re; Birth 1 a quelques points négatifs, ses qualités ont largement le dessus sur ceux-ci. Avec une histoire racontée de belle façon et une distribution originale et variée, Hyperdimension Neptunia est un bon JRPG et un bon début pour une franchise. J’ai hâte de voir si les autres volets sortiront également sur PC.

Ma note : 7/10

Par Jérôme Lévesque
Testé sur PC (disponible aussi sur PS Vita)
Pas offert en français
Visitez le site officiel : http://ideafintl.com/rebirth1/