[Critique] DmC: Devil May Cry – Definitive Edition

J’entends déjà les gens marmonner. Encore une réédition d’un jeu qui est sorti sur une console précédente disent-ils. Et je ne pourrais être que plus d’accord avec ces personnes. Mais il semble qu’il faut s’y faire puisque c’est loin d’être la fin de cette mode. On peut tout de même en retirer de bons avantages. Dans mon cas, il y a certains jeux que je n’ai pas eu la chance de tester pour des raisons diverses et les rééditions me permettent de me reprendre avec, espérons-le, une meilleure qualité. C’est le cas pour DmC ou Devil May Cry de son nom complet, un jeu conçu par Ninja Theory pour l’éditeur Capcom. Satisfaction ou déception? Voici le verdict!

Il y a deux façons d’aborder cet article. La première serait de vous laisser lire l’article de la première critique sur notre site afin de vous familiariser avec l’univers de Devil May Cry. Mais comme je n’ai aucunement l’envie de vous voir quitter cette page, je vais plutôt y aller avec la deuxième option, soit d’écrire cette critique comme si vous n’aviez aucune connaissance de cette série. De toute façon, pour ceux qui ont la chance de connaitre l’histoire et le reste, rien ne vous empêche de naviguer et de trouver les informations que vous désirez avoir, n’est-ce pas?

Pour vous situer, DmC est le reboot de la série des Devil May Cry, qui a existé en quatre tomes sur les consoles PlayStation 2, PlayStation 3 et Xbox 360. C’est l’histoire de Dante, résultat d’un amour improbable entre un démon prénommé Sparda et d’un ange du nom de Eva. Comme tout le monde le sait, le fruit de cet amour ne fait pas l’unanimité puisque l’enfant se trouve à être un nephilim, être qui possède les pouvoirs des deux races. C’est pour cette raison que le démon Mundus tente de mettre fin au jour de notre héros Dante. Heureusement, celui-ci a plus d’un tour dans son sac, possédant un arsenal bien garni et des manœuvres virevoltantes. Il faut aussi ajouter qu’il a un caractère particulier, n’ayant aucun respect pour l’autorité, qu’il n’en fait qu’à sa tête et qu’il a un tempérament pour le moins violent. Mais grâce à l’appui de son frère jumeau Virgil (un autre nephilim!) et de son organisation secrète appelée L’Ordre qui travaille dans l’ombre des forces du mal, Dante pourra se défendre contre ceux qui veulent l’exterminer.

DmC est avant tout un beat’em all, soit un jeu où l’objectif principal est de tout détruire sur son passage afin d’améliorer les caractéristiques techniques de son héros, devenant alors de plus en plus fort. Ce que j’ai particulièrement aimé de cette mouture est la variété des armes qui nous sont offertes au cours de l’aventure. Chacune de ces armes est unique et permet une quantité immense de combos différents. Parce que dans Devil May Cry, afin de soutirer le maximum de points à chacun des chapitres, il faut se battre avec style. C’est avec une élégance et une variation de ses coups qu’il est possible d’obtenir le score maximal, soit un SSS, objectif ultime de chacune des missions. Mais ce n’est pas seulement un jeu bourrin, où on doit tout casser et anéantir. Non, DmC est aussi un jeu de plateforme, où le joueur doit se creuser la tête afin de découvrir tous les extras disponibles dans chaque niveau, ce qui rend le défi plus fascinant. Par exemple, il suffit de trouver une clé afin de pouvoir ouvrir une porte qui apporte une amélioration à son personnage. Reste qu’il faut trouver cette clé et, par la suite, trouver la porte en question. Croyez-moi, j’ai eu beaucoup plus de misère que je croyais avoir au départ. Et si pour vous le fait d’obtenir le pointage maximum de chacun des chapitres n’est pas suffisant, Capcom a pensé à vous, amateur de sensations fortes! Plusieurs options afin d’augmenter la difficulté sont offertes et offrent un défi vraiment surréaliste en ce qui me concerne. Et savez-vous quoi? Si vous jugez que ce n’est pas encore assez, vous pouvez augmenter la vitesse du jeu grâce au mode Turbo qui accélère le jeu de 20 %, rien de moins. Déjà, je trouve que le tempo est rapide et nerveux, il va de soi qu’il faut être très juste et attentif afin d’être efficace dans ce mode.

Donc, qu’est-ce que le jeu offre de plus comparativement à la version précédente disponible sur PlayStation 3 et Xbox 360? Premièrement, le jeu s’est légèrement amélioré en ce qui concerne les graphiques. Le jeu est plus beau, mais pas exactement au niveau de ce que l’on peut trouver aujourd’hui. Cependant, son esthétique ainsi que l’univers particulier rendent le tout très agréable et différent. Pour les puristes, la vitesse du jeu a été augmentée à 60fps, ce qui fait une énorme différence pour un jeu qui carbure à l’accélérateur en permanence. Croyez-moi, il s’agit d’une bonne différence qui saura être appréciée par rapport au prédécesseur. Les modes qui ont été ajoutés avec le temps sont également inclus dans cette version définitive avec les Palais Sanglants, arènes où on doit détruire les ennemis par vagues et la campagne de Virgil dans laquelle on incarne le frère de notre antihéros. Il y a également des skins, qui permettent de modifier l’apparence de notre cher Dante ou les armes qu’il utilise.

Mais le plus important en ce qui me concerne, je m’en voudrais de ne pas en faire mention, est le respect que Capcom voue à ses amateurs. Comment puis-je avancer cela? Dans un monde qui pousse toujours vers le capitalisme, plusieurs entreprises auraient profité de cette occasion pour vendre cette nouvelle mouture au gros prix. Pas Capcom. En effet, le titre est disponible dans vos boutiques préférées ou en téléchargement à un prix plus que raisonnable. Cela permet à ceux ayant eu la chance d’y avoir déjà joué de rééditer leurs exploits ou à ceux n’ayant jamais eu cette chance de profiter d’un très bon rapport qualité-prix. Donc si vous êtes amateur de jeux bourrés d’actions et nerveux à souhait, DmC saura remplir votre besoin criant d’émotions fortes!

Ma note : 8.5/10

Par Kevin Cormier

Testé sur Xbox One (aussi offert sur PS4)
Offert en français
Site officiel: http://www.devilmaycry.com/dmcde/

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