[Premières Impressions] Bloodborne

En raison de l’ampleur du jeu, j’ai préféré opter pour une approche différente que celle qui aura abouti à une critique offerte sur le tard. C’est donc avec ce texte que je vous donne mes premières impressions sur le jeu alors que la critique finale sera disponible dans quelques jours.

C’est avec une grande fébrilité que le disque s’insère dans ma console. Ce jeu, je l’attends depuis que je sais qu’il provient de From Software, studio derrière les jeux Demon’s Souls, Dark Souls premier du nom et Dark Souls 2. Surtout que sa tête dirigeante, Hidetaka Miyazaki, prend la peine de dire que ce jeu sera similaire à ses prédécesseurs, mais avec assez de variété pour rendre le jeu différent. Me voici donc embarqué dans l’aventure qui marquera peut-être mon année 2015, soit celle de Bloodborne.

Après une courte vidéo qui explique très peu de choses, je me dois de faire les choix essentiels de base qui existaient dans les précédents titres : nom, apparence, sexe et classe devront être sélectionnés pour ne plus être modifiés par la suite. Le choix est grand et apporte son lot de différence selon notre sélection. Je constate que le jeu, contrairement à ceux que j’ai été habitué avec ce développeur, est en français. Un grand plus pour les amateurs qui communique dans la langue de Molière. C’est alors que je me réveille sur une table qui semble avoir accueilli d’autres personnes que moi auparavant. Mon premier réflexe, après m’avoir levé de cettedite table, n’est même pas de scruter les environs. Non, je regarde plutôt si les contrôles sont semblables aux jeux mentionnés ci-haut. Quelle joie de constater que c’est effectivement le cas, l’apprentissage sera alors de plus courte durée.

Puis vient ensuite ma première impression des décors qui m’englobent : des bibliothèques, des livres, des chandelles, mais surtout une ambiance lugubre et glauque qui me donne des frissons dans le dos. J’avance tranquillement, scrute chaque recoin jusqu’à faire face à mon premier ennemi, un chien d’une taille surnaturelle. Je tente ma chance, mais c’est peine perdue, je meurs sans avoir fait grand-chose. Malgré que je ne possédais aucune arme, une autre confirmation se dévoile à moi : le jeu est encore une fois d’une difficulté plus grande que la moyenne.

À mon réveil, je me retrouve à un nouvel endroit, le rêve du chasseur. Cette place sera mon sanctuaire, un peu l’équivalent du Nexus dans Demon’s Souls, soit la place où je pourrais acheter, personnaliser, renforcer de l’équipement et où je pourrais améliorer les capacités de mon personnage. C’est alors que j’apprends que je suis un chasseur et que mon rôle sera de tenter d’éradiquer le mal qui purge la ville de Yharnam. Par la même occasion, des messages sur le sol prennent le temps de m’expliquer le fonctionnement du jeu au cas où je serais un premier adepte de ce type de jeu, ce qui est une belle intention pour les novices. Ses messages laissés sur mon chemin par d’autres joueurs seront également une façon de communiquer entre nous afin de se donner des astuces sur la façon de venir à bout du jeu. C’est donc équipé d’une arme de mêlée ainsi que d’une arme à feu que je retourne d’où je viens, cette fois avec la ferme conviction que celui qui m’a tué périra à son tour. Une fois la besogne effectuée, je peux donc investir cette ville maudite. Nouveau constat : le gothique semble avoir une prédominance au niveau architectural. Cela sera encore plus visible au fil de l’aventure.

Personnellement, j’ai toujours eu une difficulté à savoir dans quelle direction je dois aller afin de continuer et surtout de survivre. Bloodborne semble un peu plus linéaire et malgré qu’il y ait de nombreux chemins, les options semblent plus limitées et me permettent d’avancer sans avoir peur de me perdre. Au moment où je rencontre mon premier lot d’ennemis, je penche pour une stratégie qui m’a permis de faire la pluie et le beau temps dans Dark Souls et Demon’s Souls, soit d’attaquer et d’attendre le bon moment pour riposter à nouveau. La stratégie est la bonne, mais il ne faut pas omettre une particularité importante : je ne possède aucun bouclier pour ma défense. En effet, les développeurs ont écouté certaines personnes qui ont toujours trouvé que leurs jeux manquaient de rythme, la défense prenant trop de place. Cette fois, c’est l’attaque et la contre-attaque qui feront une différence dans ce nouvel opus. La raison est simple : chaque fois qu’un ennemi touche sa cible, l’énergie alors perdue aura une chance d’être retrouvée si la contre-attaque survient assez rapidement. Je trouve l’idée réellement intéressante et permettra à ceux qui avaient des reproches de tenter leur chance et aux adeptes d’essayer quelque chose de nouveau.

Durant mon parcours, je constate que les ennemis sont nombreux et diversifiés et je profite de l’occasion pour connaitre la meilleure façon de les abattre, chacun d’entre eux. À plusieurs occasions, je meurs et retourne dans le rêve du chasseur, déçu de la tournure des événements, mais encore plus affamé de vengeance. La raison est simple : si je parviens à éliminer celui qui m’a abattu, je récupère mes échos de sang, monnaie d’échange pour mes équipements ainsi que pour les améliorations de mon personnage.

Puis, c’est l’apothéose. Ma rencontre face au premier boss, celui qui m’apportera la plus grande joie si je parviens à l’éradiquer. Dommage. Je refais le chemin qui m’a mené jusqu’à lui en prenant soin de tuer les mêmes ennemis qui étaient là auparavant. Comment ça, les éliminer à nouveau? Parce que les points de sauvegarde ne sont pas nombreux et qu’une fois que l’on meurt ou que l’on retourne au rêve du chasseur, ceux qu’on a pris le soin de pulvériser seront de nouveau sur notre passage. Avant de me retrouver devant le monstre qui m’a si sauvagement abattu, je réfléchis et j’opte pour une nouvelle tactique, soit celle de faire appel à la coopération. Grâce à une clochette, deux compagnons viennent me prêter main-forte et à nous trois, il ne fait pas long feu. Un sentiment de satisfaction m’envahit et m’encourage à continuer cette grande aventure qui se dessine devant moi. Jusqu’à maintenant, je n’ai pas le moindre reproche à faire sur le titre et j’espère que cela sera le cas jusqu’à la toute fin.

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