[Critique] Fossil Fighters: Frontier

Je joue énormément sur ma New Nintendo 3DS depuis sa sortie et c’est principalement dû aux nombreuses parutions des dernières semaines. Après Majora’s Mask, Codename : S.T.E.A.M., Ace Combat : Assault Horizon Legacy +, je n’ai toujours pas lâché ma console portable, sautant cette fois dans mon premier titre de la franchise Fossil Fighters. Malgré ma méconnaissance complète de la série, je n’ai pas eu de difficulté à me lancer dans ce 3e opus intitulé Fossil Fighters : Frontier. Je dois dire que je fondais beaucoup d’espoir dans celui-ci, puisqu’un de mes studios japonais préférés, Spike Chunsoft, était en partie responsable de son développement.

Synopsis

Fossil Fighters : Frontier nous plonge dans la peau d’un jeune garçon ou d’une jeune fille qui doit protéger les différents parcs de l’univers du jeu. Au début du jeu, on rejoint tout un groupe de jeunes gardiens qui, comme nous, commencent leur carrière en tant que protecteur de ces régions. Ainsi, notre personnage sera amené à voyager à travers le monde afin de résoudre des conflits et contrecarrer les plans machiavéliques du Dr Baron Von Blackraven. La bonne nouvelle c’est que vous ne serez pas seul dans votre quête, les vivosaures et les autres gardiens se mêleront à la partie afin de vous aider à sauver le monde.

Bon, vous avez probablement le même réflexe que moi. C’est-à-dire que je me demandais bien comment un jeu de dinosaures dans lequel on peut les faire combattre, les faire progresser et les collectionner pourrait échouer? Eh bien, je dirais que le jeu a ses hauts et ses bas, mais voyons ce que le jeu fait de bien et de moins bien.

Tout d’abord, l’aventure se déroule en plusieurs parties. Il y a les villes où on reçoit nos différentes quêtes. On peut aussi se battre dans des tournois à trois contre trois en plus de pouvoir interagir avec plusieurs personnages. Il y a aussi un portail qui nous permet de passer d’une région à l’autre à condition de l’avoir débloqué et c’est aussi là qu’on se prépare pour nos explorations. On peut modifier notre Bone Buggy et il est aussi possible de sélectionner les coéquipiers qui feront la route avec nous. Enfin, c’est aussi le moment parfait pour choisir la créature qui va nous accompagner afin d’explorer les différents parcs régionaux.

Donc, lorsqu’on quitte cette zone, on part en exploration dans une région plutôt petite où l’on conduit notre véhicule afin de rechercher dans tous les recoins de la région de nouveaux fossiles à collectionner. Pour ce faire, notre Buggy est équipé d’un radar qui nous permet de trouver les sites d’enfouissement dans lequel une partie du squelette d’un dinosaure se retrouve. Puis, dès qu’on en retrouve seulement un morceau, un vivosaure renaît de ces os et on peut l’ajouter à notre équipe de combattants. Pour maximiser les pouvoirs de ce dernier, il faut trouver toutes les parties du fossile.

D’ailleurs, pour moi, c’était la partie la plus amusante du jeu. Non seulement il faut les trouver grâce à notre radar, mais il faut aussi les déterrer, les polir et s’assurer qu’on les récupère dans le meilleur état possible. C’est donc avec différents outils et à l’aide de l’écran tactile qu’on réussit à obtenir l’os le plus intact possible. Le jeu tire donc bien profit de cette fonctionnalité de la console qui nous donne l’impression d’être un jeune paléontologue à la recherche des vivosaures les plus rares afin de devenir le gardien le plus puissant du jeu.

Là où le bât blesse, ce sont les combats que je n’ai pas trouvés particulièrement plaisants. Je dirais qu’ils sont plutôt simplistes et très mal optimisés. En fait, la majorité des combats se déroulent à 3 contre 3 alors que 2 de nos alliés contrôlent individuellement chacun leur personnage. Même si on peut avoir un léger impact sur leurs actions, c’est très minime et il faut attendre que 5 joueurs aient terminé avant de passer à notre tour. La seule manière que les développeurs ont trouvée pour garder notre attention pendant les combats, c’est qu’on peut envoyer un léger boni à nos vivosaures alliés durant chaque tour. Ça peut être de remplir les points de vie, d’augmenter l’attaque ou la défense, mais ça reste trop secondaire à mon goût. De plus, les combats sont suffisamment faciles pour qu’on n’ait pas toujours besoin d’être entièrement alerte jusqu’à un certain point dans le jeu où il faut soudainement s’entraîner dans les tournois pour monter de niveau et progresser. La courbe est très mal faite à mon avis.

Sinon, il fonctionne un peu comme dans Pokémon, mais avec bien moins d’éléments. C’est-à-dire qu’un vivosaure d’eau va être puissant contre un de feu et il y a un total de cinq éléments. C’est assez facile de trouver la bonne combinaison. Bref, tout ça pour dire que le design des combats ne m’a pas plu du tout et comme c’est une partie importante du jeu, ç’a un fort impact sur mon humeur par rapport à celui-ci.

Il y a tout de même du positif comme la personnalisation qu’on peut faire au niveau de notre véhicule. On peut constamment l’améliorer et on peut même s’acheter de nouveaux bolides totalement différents et ils sont encore plus faciles à maitriser que le premier. Malheureusement, la conduite est aussi peu optimisée que les combats. Il y a aussi le fait qu’on puisse faire monter de niveaux nos créatures en plus de leur apprendre bien des attaques qui rendent le jeu intéressant. J’aime tout ce qui tient d’éléments RPG, mais les développeurs n’ont pas vraiment assez poussé dans leurs mécaniques. C’est pourquoi c’est le genre de jeu qui ne plaira pas à un public qui cherche un bon défi comme moi.

Ce troisième opus n’est pas particulièrement beau visuellement non plus. Pourtant, bien des titres réussissent à offrir une touche personnelle qui réussit à donner un certain charme à leur jeu comme Luigi’s Mansion, Persona Q ou Story of Seasons. Ce n’est pas le cas de celui-ci. Malgré des décors se servant d’une jolie palette de couleurs, les polygones dans les environnements et les vivosaures sont vraiment mal découpés.

En conclusion, Fossil Fighters : Frontier reste un jeu qui peut attirer la clientèle plus jeune comme celle que vise la série Pokémon. Contrairement à cette dernière, je vois mal ce nouveau titre plaire à un grand public plus âgé. Disons que c’est plutôt difficile de ne pas comparer les deux, mais selon moi la franchise iconique de Nintendo est supérieure sur pratiquement tous les points de vue. Au moins, il y a l’exploration, les nombreux mondes très diversifiés et particulièrement colorés ainsi que la quête de fossiles qui sont plaisants. En fin de compte, trop d’éléments de la jouabilité viennent gâcher le tout. Bref, c’est un titre que je recommande pour les jeunes qui ont déjà passé à travers le dernier Pokémon et qui se cherchent quelque chose de nouveau. Alors que les joueurs invétérés devraient probablement s’en tenir loin.

Ma note 5,5/10

Par Anthony Gravel
Exclusivité 3DS
Pas offert en français
Site officiel: http://fossilfightersfrontier.nintendo.com/