[Critique] Bloodborne

Pour ceux qui ont pris le temps de lire mes textes concernant l’aperçu du jeu ainsi que mes premières impressions, vous aurez constaté que je fais souvent référence aux autres titres de From Software, soit Demon’s Souls et Dark Souls 1 et 2. Cette fois, je vais tenter de mettre une distance entre les dernières réalisations du studio et leur nouveau-né, Bloodborne. La raison est simple, le jeu mérite sincèrement d’être essayé par la masse et non uniquement par les adeptes de ce style de jeu. De plus, ceux qui auront eu du plaisir lors de leur aventure dans Bloodborne et qui n’ont pas eu la chance de jouer aux autres jeux mentionnés ci-haut pourront le faire très bientôt avec la sortie de Dark Souls 2 sur console de nouvelle génération.

Le synopsis du jeu est peu complexe et ne demande pas au joueur un grand temps de réflexion. Vous êtes un chasseur étranger qui s’éveille sur la ville de Yharnam, ville sous l’emprise du mal qui la ronge profondément. Cette douleur se présente sous la forme d’ennemis de toute sorte, soit des habitants transformés en monstre, des chiens hideux, des colosses et j’en passe. Plus vous irez dans les profondeurs de la ville, plus les ennemis semblent métamorphosés et ils représentent une menace encore plus grande. Sur votre chemin, vous rencontrerez des amis qui vous aideront de diverses façons, mais aussi des habitants qui auront des comportements différents face à votre intervention. J’ai d’ailleurs adoré certaines discussions avec ces personnages.

Bloodborne est un heureux mélange entre un hack‘n’ slash et un jeu de rôle. Jeu de rôle parce que vous devrez faire des choix concernant les attributs que vous donnez à votre personnage ainsi que sur les armes que vous utilisez pour éliminer le mal et hack’n’slash par son mécanisme de combat. Autant un aspect que l’autre est primordial afin que vous puissiez sortir vivant de votre péripétie. En fait, il s’agit d’une des grandes distinctions du jeu par rapport à ce qui se fait habituellement sur le marché : le niveau de difficulté. Aucun compromis n’est fait, ce qui fait en sorte que si vous jugez le jeu trop dur, aussi bien arrêter tout de suite et passer à autre chose. Pour ajouter à cela, un simple ennemi peut vous tuer si vous n’êtes pas prudent. Cependant, si vous possédez en vous la patience requise, ce jeu pourrait bien représenter une fierté personnelle si vous en venez à bout. Heureusement, l’aide d’autres joueurs pourrait représenter une bouée de sauvetage si vous en ressentez le besoin. Grâce à une petite cloche, d’autres joueurs pourront intervenir dans votre partie et donner un précieux coup de main. Sachez que cette aide à un coût et elle ne pourra être demandée de façon infinie. Il faut donc en faire bon usage.

Comme mentionné plus tôt, vous devrez faire des choix concernant les caractéristiques de votre personnage, que ce soit son apparence ou bien sa provenance. Par exemple, dans mon cas, j’ai choisi la classe de professionnel, ce qui me confère certains avantages en endurance et en compétence. Plusieurs autres classes sont offertes et il est important de faire votre choix en fonction de votre style de jeu puisque vous ne pourrez revenir sur votre décision dans le futur. Cependant, vous aurez la possibilité d’augmenter vos attributs à votre guise au fil de votre aventure. Du côté des armes, vous aurez aussi un choix de départ à effectuer entre trois armes de mêlée et deux armes à feu. Plusieurs autres armes seront disponibles lors de votre voyage et, bien que plusieurs semblent être similaires, chacune d’entre elles aura une utilisation bénéfique contre certains ennemis en particulier surtout que le jeu a une mécanique de combat assez particulier. Il faut dire qu’il est impossible de bloquer la moindre attaque ennemie, il faudra donc balancer ses actions entre roulades, évitements et retraite pour tuer ses ennemis. Par contre, sa plus grande caractéristique sera celle-ci : lorsqu’un ennemi parvient à vous faire des dommages, si vous êtes assez rapide pour contre-attaquer, vous récupérez une partie de votre énergie perdue auparavant. Soyez donc soucieux de vos actions puisqu’elles pourraient vous sauver la vie ou menez à votre perte.

La ville, pour sa part, offre son lot de décors sombres et enchanteurs, de bâtiments épiques et imposants, de catacombes sombres et sinistres. Bref, on est plongé dans une ville où la beauté a fait place à la terreur. Il faut être prudent au moindre recoin puisque l’on pourrait être surpris par un ennemi qui attend patiemment qu’une âme passe par là. C’est avec beaucoup de plaisir que l’on prend connaissance de l’environnement et on devient méticuleux afin de ne jamais manquer un passage secret ou un élément capital.

Est-il donc possible de reprocher quoi que ce soit à ce jeu? Personnellement, très peu d’aspects m’ont dérangé lors de ma quête. Certains trouveront que le fait de ne pas avoir de carte nui et rend le jeu encore plus difficile, ce qui n’est pas mon avis. Je le vois plutôt comme un exercice de mémoire, ce qui me rappelle ma jeunesse et les jeux qui étaient beaucoup plus exigeants que ceux d’aujourd’hui. J’ai cependant rencontré quelques bogues mineurs qui m’ont frustré comme un ennemi qui balance sa faux au travers d’une colonne, me tuant sur le coup. Sinon, le temps de téléchargement est plus long que la normale, mais cela ne dérange pas vraiment.

En fin de compte, Bloodborne est exactement le jeu que j’attendais sur Next Gen depuis leur arrivée sur le marché, toutes consoles confondues. Il fera assurément partie des meilleurs titres de l’année, si ce n’est pas la plus haute marche du podium qui l’attend.

Ma note : 9.5/10

Par Kevin Cormier
Exclusif à la PlayStation 4
Offert en français
Site officiel: http://www.playstation.com/fr-ca/games/bloodborne-ps4/

2 Comments

    1. @Saromel

      Il s’agit vraiment de la signature de From Software. Je peux comprendre ta déception mais au moins ils auront eu le mérite d’être honnête dès le départ lorsque le jeu a été annoncé.

      Je serais curieux aussi de les voir plancher sur un autre AAA, le studio a beaucoup de potentiel. Mais Sony voulait vraiment cette empreinte, sans doute pour diminuer le risque et vendre des consoles.

Les commentaires sont fermés.