[Critique] State of Decay : Year One Survival Edition

De plus en plus, les consoles de nouvelles générations, la Xbox One et la PlayStation 4, accueille de nombreux jeux remastérisés en 1080p et 60 fps. Certaines de ces rééditions semblent être discutables, d’autres sont incontournables. State of Decay : Year One Survival Edition entre dans quelle catégorie ?

Regroupant l’ensemble du contenu téléchargeable disponible jusqu’à maintenant et proposant une aventure en 1080p 60 fps, State of Decay : Year One Survival Edition permet de rejouer à un jeu de zombie franchement réussi à l’époque sur Xbox 360 et disponible sur PC un peu plus tard. Le titre sera disponible le 28 avril prochain sur la Xbox One et sur PC pour une trentaine de dollars.

Zombieeeee

Comme tout bon jeu de zombie qui se respecte, cette réédition de State of Decay offre une réelle difficulté sans pour autant enlever du plaisir à la décapitation de macchabées.  De multiples zombies tenteront de venir à bout de votre vie, mais les développeurs vous offrent de nombreuses façons de pallier ce problème. Servez-vous d’armes, de véhicules ou de vos mains pour venir à bout de cette menace ennemie tout en effectuant diverses missions pour empêcher la propagation de ce terrible virus affectant les États-Unis et peut-être même le monde. Comme vous vous en doutez, ce n’est pas l’histoire qui a une réelle importance dans ce type de jeu. Les développeurs essaient, tout de même, d’attiser notre soif d’histoire avec quelques dialogues entre les personnages qui permettent d’en apprendre un peu plus sur le fond de l’affaire.

Pour survivre, nous devons nous unir !

C’est l’élément de gameplay le plus important pour State of Decay, la gestion. En effet, beaucoup d’accents ont été mis sur cet aspect unique à ce titre développé par Undead Labs. Le joueur doit s’occuper de sa soif, de sa faim, mais aussi de ceux de vos compagnons. Vous n’êtes pas seuls à tenter de survivre à cet effroyable destin et une bonne influence sur vos amis permet d’avancer plus rapidement et d’être confortable en ne manquant d’aucune ressource telle que la nourriture, les médicaments et les munitions. Au fil de votre aventure, vous rencontrez de nombreux survivants avec qui vous devez échanger et discuter pour qu’ils soient vos alliés ou qu’ils deviennent vos ennemis. Plus vous acceptez des individus dans votre groupe, plus vous aurez besoin de ressources pour subvenir à leur demande et garder le moral de la troupe.

Le temps ne s’arrête, donc, jamais ?

L’une des caractéristiques les plus importantes de State of Decay est que le temps ne s’arrête jamais. Vous m’avez bien compris, même quand votre console est éteinte, le jeu continue sans vous. Les ressources diminuent, certains membres de votre groupe peuvent mourir et votre base peut être détruite. C’est l’un des effets les plus immersifs du titre, car il est vrai que dans la vie, même lorsque vous vous absentez, la terre continue de tourner. Si cet aspect peut en rebuter certains, il offre un côté réaliste que peu de jeu de zombie propose.

Une version remastérisée nécessaire ?

C’est l’une des plus grandes questions que l’on se pose en tant que joueur lorsque l’on a devant nous une réédition d’un jeu sorti il y a seulement quelques années. Sortie en 2013, l’édition originale de State of Decay sur Xbox 360 avait reçus des critiques mitigées dû à ses nombreux problèmes techniques. Il n’y a pas de doute, même si State of Decay : Year One Survival Edition est très jolie en 1080p et que l’on remarque assez rapidement que les développeurs ont effectué un énorme travail pour augmenter la qualité graphique du titre,  le jeu n’a pas résolu l’ensemble des nombreux problèmes techniques datant de la première version.

Une durée de vie respectable

Avec l’ajout des deux plus gros contenu téléchargeable du titre, Breakdown et Lifeline, l’ajout de nouveaux personnages, d’armes, de véhicules et de musiques ainsi que l’ajout de nouvelles missions dans la version de base, State of Decay : Year One Survival Edition offre une durée de vie plus que respectable pour ce type de jouabilité. D’ailleurs Breakdown et Lifeline sont des Stand-Alone, extension pouvant eux-mêmes être de petit jeu, et ne nécessite pas de quitter le jeu pour les lancers.

Même s’il ne comblera pas l’attente de plusieurs joueurs espérant un titre sans bogue, il offre de nombreuses heures de plaisirs, ce qui est l’argument de base pour un jeu vidéo. Au coût de 30 $, State of Decay : Year One Survival Edition n’est pas un achat obligatoire, mais propose une très bonne alternative au jeu de zombie disponible pour le moment. De la gestion et des combats dans un monde post-apocalyptique, voilà ce que nous offre cette réédition qui permettra à de nombreux joueurs de replonger dans cet univers grandement apprécié, mais aussi critiqué. Un peu à la manière de la série DeadRising, qui ne plaît pas à tous, State of Decay propose un monde ouvert riche en contenu et en rencontres.

À noter que les possesseurs du titre original sur Steam et Xbox 360 ont droit à un escompte de 33 % valable jusqu’au 30 juin 2015. Ces derniers déverrouilleront aussi un personnage exclusif jouable dans la version de base et peuvent aussi transférer leur partie. Je rappelle que le jeu sera disponible sur Xbox One et PC le 28 avril prochain.

Ma note 7.5/10

Par Marc-Antoine Bergeron Côté
Critique effectuée sur Xbox One
Jeu traduit en français
Voix sous-titrées en français
Visitez le site officiel : http://stateofdecay.com/