[Critique] Slender: The Arrival

Slender: The Arrival est la suite du jeu indépendant Slender: The Eight Pages produit par Parsec Productions. Il se veut comme le successeur logique du premier jeu qui était parus en 2012. À l’époque, Slender: The Eight Pages avait beaucoup fait parlé de lui à cause de son coût (Gratuit) et de la peur qu’il provoquait. Ces frayeurs étaient produites par un être portant un complet et sans visage. Cette fois, Blue Isle Sudios en collaboration avec Mark Hadley (Parsec Productions) ont ré-imaginé le jeu et lui ont redonnés vie pour la nouvelle génération de consoles. Dans la nouvelle édition du jeu, le Slender Man est de retour, mais un sentiment de déjà vu s’installe peu à peu…

Avant toutes choses et afin de profiter pleinement de l’horreur que propose le jeu, je vous suggère d’utiliser un casque d’écoute bien étanche et d’éteindre les lumières de la pièce.

Contrairement à son prédécesseur, Slender: The Arrival tente d’installer une histoire autour du mythe du Slender Man. Dans le jeu, on incarne le rôle de Lauren qui se rend à la maison de son amie Kate afin d’aider cette dernière à vendre sa maison. Sauf qu’une fois rendue sur place, on se rend vite compte que la maison est vide et des messages laissés par Kate nous suggèrent qu’elle aurait été enlevée. Soudain, un cri sinistre nous attire vers la cours arrière de la maison et puis, vers les bois à proximité…

Dans notre quête pour trouver Kate, on passe au travers de nombreux décors. (Des forêts, une mine, la rive d’un lac, une ferme, etc.) Pourtant, le principe est toujours le même. Il faut trouver ou activer des objets afin de progresser dans le jeu tout en évitant les créatures qui nous menacent. Dans ce nouvel opus, le Slender Man n’est pas seul. Des créatures patrouillent les cartes et elles sont plus rapides que le Slender Man. Quant à notre antagoniste principal, il se téléporte et se rapproche de nous au fur et à mesure que l’on  récupère les objets. Une fois que les créatures nous attrapent, la partie est terminée. Tout ceci pour dire qu’il y a un nouveau degré de difficulté et que l’on doit constamment être en état d’alerte.

Parlons du jeu maintenant, il est beau graphiquement. Les décors sont bien réalisés. L’obscurité et le jeu de lumière avec notre lampe de poche sont bien réussis. La trame sonore, quant à elle, ajoute une nouvelle dimension à l’expérience du jeu et nous stresse réellement! L’ajout de nouveaux ennemis est rafraîchissant. Puis parfois, la campagne laisse place à des moments d’exploration qui nous permettent de respirer un peu et de garder notre santé mentale intacte… Une fois le jeu terminé, vous pouvez y rejouer à un niveau de difficulté plus élevé soit le mode Hardcore et tenter de trouver tous les artefacts. En plus, vous débloquez de nouvelles cartes dont Genesis qui est un clin d’œil au premier jeu de Slender Man.

Ceci étant dit, le jeu comporte beaucoup de points négatifs. Le niveau graphique du jeu laisse à désirer, malgré qu’il est jolie pour un jeu téléchargeable. Les décors manquent de variétés, car l’on finit tout le temps par revenir à la forêt. Aussi, le mode de jeu principal devient rapidement lassant. Puis pour en revenir à l’histoire, sincèrement, on y croit pas trop et on s’aperçoit vite qu’il s’agissait juste d’un prétexte pour s’aventurer dans la forêt. Finalement, le jeu ne vous prendra pas plus de trois heures à compléter, car pour ma part, je l’ai complété en deux heures en prenant bien mon temps…

En résumé, le jeu m’a déçu, malgré ses points positifs. Le jeu comporte tous les aspects d’un bon jeu d’horreur/survie, mais sa durée de vie et son mode de jeu redondant sont vraiment les facteurs qui sont venus influencer la note. Le jeu coûte un dizaine de dollars pour le moment, mais je vous conseille de l’acheter durant un solde. Là, au moins, il vaudra pleinement le prix.

Ma note: 6/10

Par Victor Legault-Navarrete
Critique effectuée sur Xbox One
Voix sous-titrées en français
Site officiel : http://www.slenderarrival.com/