[Critique] Assassin’s Creed: Chronicles – China

Quand Ubisoft a annoncé la sortie de cette trilogie inspirée des assassins qu’on a connus par le biais des bandes dessinées publiées par UbiWorkshop (The Chain, The Fall, Subject 4, Brahman) et du court métrage Assassin’s Creed: Embers, j’ai tout de suite levé la main pour l’évaluer sur le blogue. Vous connaissez mon intérêt pour cette franchise alors il n’est pas surprenant que je suis également familière avec les héros de Chronicles, soit Shao Jun pour le volet China, Arbaaz Mir pour India et mon préféré, Nikolaï Orelov qui sera le protagoniste du chapitre Russia.

Le développement d’Assassin’s Creed: Chronicles a été confié à Climax Studio en association avec Ubisoft Montréal. Pour ce premier volet, nous suivons Shao Jun, alors qu’elle doit s’évader des entrailles de la grotte gardée par les Templiers qui fut jadis un repaire Assassin. Elle visitera ensuite le port de Macau, la Cité interdite, sans oublier la grande muraille de Chine. Jun souhaite rebâtir la Confrérie dans son pays et ultiment assassiner le nouvel empereur ayant agi de connivence avec les Templiers.

En plus de la lame secrète typique aux assassins, Shao Jun en a aussi une cachée dans sa semelle de chaussures. Parmi les outils disponibles, nous utiliserons l’épée Jian, les lames courtes à lancer et autres bombes étourdissantes communes aux Assassins. Shao Jun évolue dans un environnement en 2.5D, c’est-à-dire principalement de gauche à droite, mais également en profondeur à certains moments prédéterminés. On passe d’un tableau à un autre en évitant autant que possible le regard des gardes pour arriver à notre cible finale.

En sifflant je détournais l’attention d’un garde pour l’attirer vers ma cachette et l’éliminer silencieusement. Si c’est la technique que j’utilise le plus souvent, c’est aussi la commande qui répondait le moins bien parmi tout ce que je peux faire dans le jeu. Avant de siffler, je dois agrandir le rayon afin d’inclure un garde que je veux interpeller pour qu’il m’entende. Mais le rayon se commandant avec le stick droit de la manette prend parfois quelques essais avant de bouger adéquatement. Je n’ai pas compris pourquoi ça fonctionne mal mais c’est un peu dommage.

Pour se fondre dans l’environnement, on utilise les cadres de porte pour s’y cacher dans l’ombre, mais également les rideaux, les poutres, les lattes du plafond ou encore la foule. Étrangement, une foule va disparaître comme par magie quand on en n’a plus besoin. Humm… Et pour les poutres, il m’arrivait parfois d’être vue car j’en ressortais trop rapidement. De manière minimisée, l’effet d’aimant pour les commandes de camouflage révèlent parfois notre présence aux ennemis alors qu’on souhaite leur échapper. Malgré ces petits accrocs qui s’améliorent à mesure qu’on devient plus à l’aise dans le jeu, j’adore cette manière rafraîchissante d’aborder la franchise Assassin’s Creed, qui avait bien besoin d’un vent de fraîcheur finalement!

Au niveau des combats, on apprend différentes techniques que l’on pratiquera d’ailleurs pendant les temps de chargement d’un tableau. En pleine action, le mieux est toujours d’éviter un affrontement si c’est possible car les chances d’en sortir indemne sont minces, du moins dans mon cas. J’ai recommencé quelques sections à cause d’un projectile lancé à mon endroit que je n’ai pas su éviter. Des fragments d’animus et autres éléments spéciaux à trouver m’ont également motivée à explorer un tableau avant de passer au suivant. Ici aussi, mon entêtement est définitivement entré en cause pour me faire recommencer une section mieux gardée que les autres dû au trésor s’y trouvant que je voulais ABSOLUMENT emporter avec moi.

Tout le visuel de China affiche un graphisme somptueux rappelant des tableaux peints à l’encre de Chine avec une prédominance pour l’écarlate. C’est magnifique! Malgré le fait que les scènes se déroulent principalement en anglais, entendre les gens parler chinois entre eux permet une belle immersion au niveau de l’histoire.

Dans son ensemble, Assassin’s Creed: Chronicles – China est une œuvre incontournable pour les fans de la franchise. Ceci dit, le jeu est toutefois autonome et indépendant donc nul besoin de posséder un titre de la série Assassin’s Creed pour s’y aventurer.

Pour en savoir un peu plus au sujet de Shao Jun, je vous conseille le visionnement du court métrage d’animation Assassin’s Creed: Embers. Il dépeint de manière émouvante les derniers jours d’Ezio Auditore, mais raconte également sa rencontre avec Shao Jun. Cette dernière lui rend visite dans sa maison de campagne située en périphérie de Florence, en Italie. Shao vient lui demander conseil pour restaurer la Confrérie victime des Templiers, usant de leur influence en Chine. Cette rencontre entre l’Assassin à la retraite et la jeune recrue a lieu tout juste avant l’histoire racontée dans ce jeu.

L’une des raisons pour laquelle j’embarque dans la saga Assassin’s Creed est toute la richesse de l’ensemble du scénario que cette série a su développer au fil du temps. Ses jeux, ses romans, ses courts métrages et la bande dessinée, toutes ces oeuvres racontent une portion de cette grande histoire créée par des artisans qui réussissent tellement bien à lier le tout. Pour sa part, la trilogie Assassin’s Creed: Chronicles vient ajouter une portion d’histoire en annexe aux jeux de la série principale tout en demeurant complètement indépendante à celle-ci.

Ma note: 8,5/10

Par Mélanie Boutin-Chartier
Évalué sur PlayStation 4
Disponible également en téléchargement pour Xbox One et PC
Site officiel: http://assassinscreed.ubi.com/fr-CA/games/chronicles/index.aspx 

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