[Critique] The Witcher 3 : The Wild Hunt

Geralt de Riv. Un nom qui incarne beaucoup plus que la peur pour certains. Il s’agit tout simplement du mal incarné. Pourquoi? Simplement parce qu’il est sorceleur. Et les sorceleurs, le peuple déteste. Malheur à eux, Geralt est de retour sur les routes, plus en forme que jamais. À la plus grande joie des joueurs que nous sommes. 

Ce troisième opus est la consécration d’une trilogie qui a fait la pluie et le beau temps sur console de salon et sur PC mais également par les livres de son auteur, Andrzej Sapkowski. Il vaut mieux être honnête dès le départ : si vous n’avez pas eu la chance de jouer aux deux autres, il vaut mieux opter pour une façon de connaitre la prémisse avant d’attaquer ce nouveau titre, que ce soit en jouant au deux autres épisodes ou grâce à la magie d’Internet. Parce qu’il s’agit d’une histoire profonde et touchante mais également complexe, il devient très difficile de s’y retrouver si on ne connait pas ce qui s’est produit par le passé. Dans cette nouvelle mouture, Geralt se trouve confronter à une dure réalité, celle de la disparition de la petite Ciri, sa fille adoptive. Sauf que Ciri est maintenant une belle jeune femme et qu’un ennemi puissant tente de mettre fin à ses jours. C’est donc en selle avec Ablette, son bien-aimé cheval, que Geralt se lance à la poursuite des malfaiteurs et avec ce désir de retrouver Ciri.

La première chose qui nous saute aux yeux lorsque l’aventure commence est la beauté qui habite le paysage, le ciel, les villes, les villages et plus encore. Parce que Witcher 3 est réellement époustouflant par sa qualité graphique mais surtout par son écosystème qui subsiste dans le titre. Vents, orages, pluie et coucher de soleil se présenteront devant vos yeux éblouis et CD Projekt Red monte la barre très haute pour les prochains jeux à voir le jour sur les consoles de nouvelle génération. Il ne sera donc pas rare de juste profiter de la vue, en selle sur votre cheval, à complètement oublier ce que vous étiez en train de faire. Voir les arbres courber sous la force de Mère Nature alors que nous sommes au triple galop sur notre cheval est exaltant et rafraichissant. Il est même possible de méditer durant une période de temps de notre choix afin de voir l’aube ou la nuit tombée. Les développeurs ont également opté pour un soucis du détail qui frôle la perfection. En effet, les auberges sont remplis de fainéants, d’alcooliques, d’aventuriers et d’autres gens qui ont chacun leur histoire et avec lesquels il est possible d’interagir. Les animaux font également partis du paysage et peuvent représenter une ménage si on ne fait pas attention. Bref, le jeu est à couper le souffle.

Autre aspect qui mérite qu’on s’y attarde est la jouabilité. Le contrôle du personnage ne peut pratiquement pas se faire de manière plus agréable. En fait, Geralt possède de multiples pouvoirs et attaques qui sont facile d’accès afin que l’on se retrouve le moins désavantagé par la situation auquel nous faisons face. Grâce à ses deux types de lame, Geralt peut affronter les humains mais également les monstres qui se trouveront sur son passage. Il existe également des armes de tir comme les arbalètes pour éloigner les ennemis redoutables. Mais le plus important sera la concoction de potions qui augmenteront considérablement les dommages que l’ont peut faire à nos victimes. Malheureusement, tout n’est pas parfait. Étant donné tous les détails qui se trouvent devant nous, il est possible que le personnage soit plus difficile à contrôler en raison du nombre important d’objets qui nous entoure. De plus, il est difficile de déplacer notre héros à la vitesse souhaitée vu que c’est la pression dans la direction souhaitée qui fait une différence entre une cadence raisonnable et un pas beaucoup plus accéléré.

En ce qui concerne la trame narrative principale, je ne désire pas faire de spoilers mais je peux dire qu’il ne s’agit pas de la raison qui fait en sorte que l’on désire y jouer encore et encore. C’est plutôt les missions secondaires, la biographie des personnages, le nombre d’objets que l’on peut amassé et toutes les possibilités qui se présente devant nous qui font une différence. Tout cela fait en sorte qu’il est préférable de ne pas vous mentionné le nombre d’heures nécessaire afin de venir à bout de l’aventure. Le jeu est tellement grand et sa profondeur tellement immense qu’il s’agirait tout simplement d’une insulte si vous tentez de venir à bout uniquement de la trame de base. De toute façon, des ennemis beaucoup plus puissant que vous se présenteront tôt ou tard pour vous assassinez et il sera difficile d’en venir à bout si vous n’aidez pas le peuple dans leurs soucis quotidiens. De plus, il faut bien faire un peu d’argent, non? La réputation d’un ensorceleur n’est plus à faire : tout service rendu mérite salaire.

Où faut-il situé The Witcher 3 Wild Hunt dans les jeux de cette génération? Pour certains, l’investissement ne vaudra pas la peine en raison du nombre d’heures importants à mettre si on veut réellement en profiter. Mais pour ceux qui cherche une des plus grandes aventures qui n’ai jamais existée, le jeu vaut les heures de sommeil perdues. Il sera sans aucun doute parmi les prétendants au titre de jeu de l’année, je peux vous l’assurer!

Ma note : 9.5/10 

Par Kevin Cormier

Testé sur Xbox One, aussi disponible sur PlayStation 4 et PC
Disponible en français  (sous-titres)
Visitez le site officiel : http://thewitcher.com