[Critique] Goat Simulator : GoatZ

Il y a de grandes questions de ce monde auxquelles les chercheurs et philosophes tentent de répondre depuis toujours : Pourquoi existe-t-on, nous, en tant qu’espèce? Sommes-nous seuls dans l’Univers? Peut-on créer des êtres humains et si oui, où est la limite? Y a-t-il une vie après la mort? Combien de jours puis-je survivre dans une apocalypse de zombies si je suis une chèvre?

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Coffee Stain Studios, la compagnie derrière les excellents Sanctum, a dernièrement lancé une expansion pour un de ses jeux plutôt loufoque : Goat Simulator. Cet ajout a pour titre GoatZ et vise à narguer les jeux de survie à la DayZ même si j’ai l’impression qu’il partage plus de points en commun avec un Dead Rising. Néanmoins, la campagne publicitaire visait à lancer quelques piques aux jeux pré-alpha en vente sur Steam en accès anticipé en annonçant qu’il serait aussi rempli de bogues que les autres jeux de survies et de zombies.

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Le slogan de la compagnie de jeux indépendante suédoise – nous produisons des jeux de qualité – est particulièrement paradoxale lorsque mise en relation avec toute l’aventure Goat Simulator puisque le jeu est complètement bogué. En fait, l’approche est que les développeurs réparent les problèmes majeurs comme des crashes, par exemple, mais laissent tous les autres parce qu’ils sont drôles. Les dysfonctionnements deviennent donc pratiquement des mécaniques. L’expansion n’est pas exclue de cette règle!

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Outre les contrôles déjà utilisés pour le jeu principal, les options de manger de la nourriture et d’équiper des armes sont ajoutées sur la touche E alors que le pouvoir d’infecter est additionné à la touche 1. Niveau systèmes, la possibilité de créer des objets à partir d’ingrédients a été incluse. Il est maintenant possible de transporter, par exemple, une machine à bonbons et un entonnoir pour créer une arme servant à repousser et tuer les zombies. En plus de ça, lorsque le mode zombie est déclenché, la chèvre doit survivre aux coups et possède donc une barre de vie et, en plus, une autre de faim. La nourriture est terriblement difficile à trouver au début, à l’endroit où le protagoniste herbivore ruminant apparaît, mais il y en a abondamment plus loin. Je suggère de jouer avec l’option d’inventaire venant de l’expansion MMO et de faire un tour du monde pour accumuler de la nourriture avant d’infecter les gens et de débuter le mode zombie.

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Visuellement et auditivement, n’en parlons pas trop. Le jeu se veut léger et sans but réel. Il était fait à l’interne, au départ, simplement pour tester le nouvel engin de physique créé par la compagnie, mais, puisqu’ils ont trouvé ça drôle et amusant, ils se sont dit qu’ils pourraient faire quelques sous avec le jeu. C’est pourquoi ils n’ont certainement pris que les restants artistiques qu’ils avaient. Peu importe le look du perso, peu importe les sons qu’il lance, tant qu’il y en a et qu’ils réagissent c’est suffisant. Bien, c’est le cas pour tout dans le jeu. Les choses sont instables et souvent laides, mais c’est volontaire. Il ne faut pas penser que Coffee Stain Studios sont mauvais ou qu’ils sont lâcheurs, c’est juste ainsi que le jeu est conceptualisé, c’est ça l’objectif : de ne pas se prendre au sérieux et de ne pas être pris au sérieux!

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Quel est le but de l’expansion? L’objectif est de survivre le plus longtemps possible! Il y a beaucoup à voir et à faire, sur l’île sur laquelle le joueur est laissé. Évidemment, la survie n’est pas nécessairement une chose aisée, mais il s’agit là que d’une seule partie du jeu. Le grand plaisir est de tester et d’essayer des choses. Les questions « qu’arrivera-t-il si je fais ça » et « est-ce qu’ils ont pensé à ça » deviennent des quêtes! Évidemment, le jeu offre lui aussi des missions à compléter avec peu d’informations et, surtout, pas réellement de récompenses outre d’avoir accompli ce qu’il demande du joueur. En mélangeant bien les systèmes principaux du jeu et ceux qui ont été rajoutés, les séances de jeu peuvent rapidement devenir hilarantes et ridicules! Avez-vous déjà vu un appareil à micro-onde parler dragon et voler au-dessus de dizaines de zombies? Ça, ce n’est que la surface; c’est possible de faire des choses encore plus cocasses.

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Personnellement, j’ai eu beaucoup de plaisir! Je dois dire que c’est le genre de jeu qui me fait rire et je me sens confortable de me créer moi-même des missions. J’aime tester les choses, mélanger les options et voir ce qu’il se passe et explorer les zones. C’est ce que profondément demande Goat Simulator : d’essayer des choses et de voir les résultats.

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De toute évidence, GoatZ et Goat Simulator ne conviendront pas à tous. Si, en tant que joueur, vous voulez un jeu sérieux avec un scénario solide et des mécaniques sans bogues, ce n’est pas un jeu pour vous. De surcroît, si vous êtes le genre de joueur qui aime savoir quoi faire, quelles sont ses options et d’être guidé au cours des quêtes et des objectifs d’un jeu, vous n’aurez aussi que très peu de plaisir. Par contre, pour tous ceux qui aiment découvrir des systèmes différents et voir, d’une certaine manière, ce que les testeurs dans une véritable compagnie de jeu peuvent voir au courant d’une journée, c’est un titre à considérer. Je conseille de jouer avec des amis, de se faire des défis, d’aller se balader et découvrir les mécaniques ensemble en riant de la réaction du jeu à certaines commandes.

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Ma note: 6/10

Testé sur PC
Site web officiel: http://www.goat-simulator.com/