[Critique] Operation Abyss: New Tokyo Legacy

Experience Inc., connu récemment pour l’excellent Demon Gaze, vient tout juste de publier Operation Abyss: New Tokyo Legacy
Il s’agit d’un jeu d’exploration de donjon avec une touche de science-fiction dans lequel nous enquêtons sur une série de meurtre dans le district d’Hinowa. Le jeu, publié par NIS America, est disponible depuis le 9 juin.

On se réveille au tout début, entouré de cadavre, au fin fond des égouts de la ville. Un garçon nous trouve et nous aide à nous échapper, mais avant d’atteindre la sortie, un énorme alligator mutant nous saute dessus. Heureusement, Alice arrive et une armure apparaît soudainement sur son corps, lui permettant d’aisément battre le monstre.

Alice fait partie des Xth (prononcé Xith), une escouade policière composée de jeunes personnes ayant l’habileté d’utiliser le « Code-Rise ». Ce qui procure la possibilité d’utiliser la technologie des Codes pour générer des items, armes, armures et autres. Seuls les utilisateurs du Code-Rise peuvent combattre les Variants, les monstres que l’on retrouve dans les donjons, comme l’alligator mentionné plus tôt.

C’est donc après nous avoir sauvé que Alice nous informe de notre potentiel d’utilisation du Code-Rising, et nous offre de faire parti des Xth. Évidemment, nous acceptons. Et nous arrivons à la première partie du jeu qui me tracasse: notre personnage n’est personne.

Dans la cinématique du début, nous sommes représentés comme un homme, le visage caché, en petit dans le coin de l’écran lorsque c’est notre tour de parler. Mais une fois sorti du donjon, nous ne sommes plus personne! On contrôle une escouade, appelée par défaut « Abyss Company ». Les gens nous adressent en tant que « Abyss Company », et ça inclue les gens qui ne doivent pas connaître l’existence des Xth!

Dès le départ, 6 personnages nous sont assignés. Un personnage se fait assigner un type de sang (qui agit en tant que classe) ainsi qu’un type de caractère (méchant, neutre ou gentil). La majorité des codes d’équipement qui peuvent être utilisés dépendent principalement de ces caractéristiques, puis du niveau du personnage. Nous pouvons recruter de nouveaux membres et choisir nous mêmes (et modifier par la suite, au besoin), les caractéristiques du membre.

Nous sommes rapidement confrontés à une interface assez complexe et mélangeante. Complexe, parce qu’il y a beaucoup de termes qui sont abrégés, et beaucoup d’options disponibles qui ne font pas encore de sens. Le peu d’explication disponible l’est à partir d’un guide disponible dans le menu, qui n’explique vraiment que le strict minimum. Évidemment, tous les jeux demandent un temps d’adaptation avant de bien comprendre la navigation des menus, mais dans le cas d’Operation Abyss, ça demande d’apprendre par cœur la signification de multiple acronymes.

Notre escouade a pour objectif d’explorer les donjons pour y retrouver des personnes manquantes ou pour trouver des informations sur nos ennemis, la Tokyo Peace Foundation, suspectée d’enlever des étudiantes.

Visuellement insuffisant

Les donjons sont ennuyants à parcourir. Un seul type de tuile est utilisé par donjon, et il l’est partout dans ce donjon. Le premier donjon que nous visitons en tant que Xth a des murs en pierre, et tous les murs le sont. À un moment, nous entrons dans une pièce, et la phrase suivante apparaît: « Nous sommes dans les toilettes, mais il ne reste que des tuyaux qui sortent des murs ». Le problème? Aucun tuyau de sort des murs.

Bon, je dis problème, mais ça n’empêche pas du tout au jeu d’être jouable. Je trouve simplement que ça rend les donjons ennuyants, redondants, vides.

D’ailleurs, lorsqu’on regarde les images et artworks du jeu, on s’attend à des graphismes et des effets géniales. Mais oh comme j’ai été déçu. Une image statique apparaît de temps à autre en lieu de cinématique, et les personnages, lorsqu’ils nous parlent, ne font que cligner des yeux de temps à autre. Ce n’est pas peu dire, Operation Abyss n’est pas un jeu que l’on joue pour découvrir un monde surprenant.

Difficulté simulée

Le jeu paraît dès le départ assez difficile, mais il devient rapidement facile à maîtriser lors des combats. Les 5 premiers niveaux de nos personnages demandent souvent des soins, mais passé ce cap, les combats sont moins difficile.

Le gros problème réside dans le fait que nous sommes confrontés à un niveau maximum. Le premier cap arrête au niveau 15, et l’excuse données est que le cap est géré par le gouvernement et augmenté au besoin. Mais le niveau 15 est juste assez suffisant pour survivre jusqu’à l’augmentation du cap. Ça ne devrait pas être un problème, mais un second problème vient déranger cette limitation.

Lorsque l’un de nos alliés meurt dans un donjon, il n’est pas possible de le ramener à la vie sans en sortir (ou si c’est possible, ce ne l’était pas encore dans ma progression). Donc à chaque fois qu’un allié meurt, on doit sortir du donjon, aller payer les soins intensifs pour raviver notre allié, et traverser à nouveau le donjon en entier. C’est là que le niveau 15 se trouve à être insuffisant.

Mais c’est faisable, évidemment. Il faudra user de patience, de sorts ou d’items de soins, ou encore d’items permettant de s’échapper de combats trop difficiles.

Operation Abyss: New Tokyo Legacy est un jeu avec un concept et des éléments de jouabilité très originaux, qui auraient pu être beaucoup mieux exploités. Les lacunes au niveau graphique sont une grosse déception, considérant le nombre de jeux disponibles qui sont impressionnants à ce niveau. Il permettra néanmoins aux accros de personnalisation d’en avoir pour leur argent, avec toutes les possibilités qu’il offre avec son système de crafting.

Ma note: 5.5/10