[Critique] Hyperdimension Neptunia Re;Birth 3 V Generation

Le 3e opus de la série originale Hyperdimension Neptunia, soit Victory, voit finalement apparaître sa réédition : Hyperdimension Neptunia Re;Birth 3 V Generation. Disponible dès le 30 juin, Re;Birth 3 se veut une suite à Re;Birth 2 (originalement mk2 sur PlayStation 3). Le jeu est publié par Idea Factory Intl et est une exclusivité de la PlayStation Vita.

Si vous avez déjà lu ma critique de Re;Birth 2, vous avez essentiellement déjà lu celle-ci, à quelques détails près. Encore une fois, je ne peux comparer avec Victory, la version originale du jeu, mais comparativement à l’opus précédent, la majorité des systèmes sont identiques.

L’essentiel des changements se trouve dans l’histoire. Après les événements de Re;Birth 2, où Nepgear (la petite sœur de Neptune) était la protagoniste, nous incarnons cette fois Neptune, qui suite à l’attaque d’un groupe anti-CPU, se retrouve dans une autre dimension. Pour ceux qui ne sont pas familiers à la série, une CPU est une Console Patron Unit, ou une déesse dans cet univers inspiré et bourré de références aux jeux vidéo. Chaque CPU règne sur une nation du monde de Gamindustri.

Une fois dans cette nouvelle dimension, Neptune rencontre Plutia, CPU de Planeptune (qui est la nation de Neptune dans sa dimension originale). On se rend vite compte que cette dimension existe beaucoup plus tôt dans le temps, puisque Planeptune est l’une des 2 seules nations existantes au début du jeu avec Lowee (sous le règne de la CPU Blanc).

Neptune, dans cette nouvelle dimension, n’a pas de pouvoirs de CPU, et Noire non plus. Noire est la CPU de Lastation dans la dimension originale, et on la rencontre dans cette nouvelle dimension, avant qu’elle ne devienne une CPU. Il ne suffit que de trouver des Memory Cores pour devenir CPU, sans quoi Noire et Neptune ne sont que de simples mortelles et vont vieillir comme les humains normaux! Heureusement, l’acquisition des Memory Cores se fait dans le cours naturel de l’histoire, pas besoin de s’inquiéter!

Mais dans cette nouvelle dimension, une équipe appelée les Seven Sages a comme objectif de s’assurer que les CPU ne prennent pas le pouvoir de Gamindustri. Nous savons évidemment que leur plan est voué à l’échec, mais notre objectif est tout de même de se débarrasser de la menace tout en cherchant un moyen de renvoyer Neptune dans sa dimension.

Le point fort de l’histoire est sans doute le nouveau personnage, Plutia. Petite fille sage dans sa forme normale, sa forme CPU devient sadique, presque démoniaque, et donne lieu à des scénarios très cocasses où même ses alliées ont peur s’y opposer. À certains moments, on remarque même sa personnalité de CPU déborder sur sa personnalité originale. Re;Birth 3 est le 6e jeu de la série auquel je joue, et Plutia est définitivement le personnage le plus intéressant que j’y ai vu jusqu’à présent.

Le système de combat est exactement le même que dans les opus précédents. Tour à tour, on se déplace dans un cercle d’une grandeur définie par nos statistiques, pour attaquer les ennemis qui se déplacent de la même façon. Une fois qu’un ou plusieurs ennemis sont dans notre zone d’attaque, qui varie selon notre arme, nous pouvons donner un ou plusieurs coups dépendant de l’attaque que l’on choisit.

Chaque personnage peut utiliser plusieurs types d’attaques, soit pour briser la garde de l’ennemi ou pour faire de gros dégâts. Puis viennent les attaques spéciales et finalement, les attaques en équipe plus tard dans le jeu.

La majeure différence dans la jouabilité se retrouve aussi bien au niveau des combats que dans les déplacements à l’intérieur des donjons. J’ai vu ce système la première fois dans Fairy Fencer F. Il s’agit d’un système de trophées in game. C’est-à-dire que l’on reçoit des récompenses pour certaines actions qui ne donnent pas de trophées officiels sur le PSN, mais plutôt des améliorations des statistiques de nos personnages.

Les accomplissements sont, par exemples, avoir sauté 100 fois à l’intérieur d’un donjon, avoir initié un combat 50 fois ou avoir reçu un total de 50 000 dégâts. Chaque accomplissement est individuel, ce qui veut dire que vous devez faire les mêmes actions avec tous les personnages pour qu’ils aient tous les augmentations. Ça peut avoir l’air redondant, mais c’est plutôt quelque chose qui se produit naturellement au cours du jeu, sans qu’on aille à trop y porter attention.

Et encore une fois, les plans reviennent, qui permettent de débloquer de nouveaux donjons, ou d’augmenter/diminuer la puissance des ennemis dans ceux-ci. C’est toujours pratique si notre niveau est trop bas, de pouvoir affaiblir les ennemis temporairement, puis de les remettre à leur niveau initial.

Hyperdimension Neptunia Re;Birth 3 V Generation offre la même qualité de jeu que les anciens, avec une histoire qui est à mon avis supérieure. Encore beaucoup d’humour et de référence aux jeux vidéo s’y retrouvent, ainsi que plusieurs bris du quatrième mur.

Il faudra évidemment lire beaucoup de dialogue, comme d’habitude, mais les amateurs de la série ne seront pas déçus de ce nouvel opus. Les nouveaux joueurs peuvent aussi s’y lancer, puisque même s’il est canonique à Re;Birth 2, il n’est pas nécessaire d’y avoir joué pour bien le comprendre.

Ma note : 9 / 10

Site officiel: ideafintl.com/rebirth3/