[Critique] Lost Dimension

J’aime la petite console portable de Sony. J’imagine que je ne dois pas être le seul. Heureusement, certaines entreprises ont décidé de continuer le développement sur la Vita malgré le fait que l’entreprise nippone a déclaré que cette machine était maintenant obsolète. C’est cela qui nous permet d’avoir encore accès à quelques petits bijoux, comme celui dont je vais vous parler aujourd’hui, le petit dernier d’Atlus, Lost Dimension.

L’histoire est tout ce qu’il y a de plus simple : la guerre est déclarée pour la planète Terre par un individu nommé The End. Ce dernier a érigé une tour en plein milieu d’une ville et n’exige absolument rien des plus hauts dirigeants de la planète. Pas d’argent, pas de statut spécial, pas de vengeance, seulement la destruction pure et simple de la Terre. Malgré l’essai de réduire cet immeuble à néant avec l’artillerie lourde, les politiciens se rendent compte qu’il n’y a rien à faire et qu’il faut donc songer à une autre solution que la manière forte. C’est pourquoi une équipe d’élite est envoyée au sein de la tour pour éliminer l’ennemi et ils devront faire vite puisque le temps est compté. Mais ce clan n’a rien d’ordinaire : chacun possède des pouvoirs surnaturels qui leur permettent de bénéficier davantage au combat.

On incarne Sho, jeune homme qui détient un leadership naturel et qui mènera cette équipe vers le plus haut sommet. Votre pouvoir? Bien qu’il soit inconnu des autres, on le découvre assez rapidement, soit le pouvoir de lire dans le cœur des gens. Cela semble banal contrairement à d’autres qui détiennent le contrôle du feu ou de la télékinésie par exemple, mais ce pouvoir sera plus que nécessaire durant votre quête. Et la raison c’est The End qui vous l’annonce : un membre de votre équipe est un traître. À vous de découvrir qui sait avant que cette personne ne cause plus de dommages. C’est donc dans le doute que vous et vos onze coéquipiers plongez au cœur de la bataille.

Avant de vous expliquer le reste du jeu, sachez une chose qui rend le tout pas mal plus intéressant. Ce n’est pas uniquement un traître, mais plusieurs auxquels vous devrez faire face. En plus, chaque fois que vous recommencez le titre, les traîtres en question sont choisis de façon aléatoire. Vous pouvez donc refaire le jeu (ce qui est fortement recommandé si vous désirez débloquer tout ce qu’il y a) sans revivre la même aventure à chaque fois. Pour ce qui est du reste, le jeu est un RPG tactique dans lequel vous contrôler l’ensemble de votre équipe de 6 personnages que vous décidez d’envoyer dans la bataille. Il est très important de choisir attentivement ceux qui se joindront à vous puisque les pouvoirs sont uniques et pourront déterminer si vous allez remporter le combat ou recommencer. De plus, le choix vers le traître n’est pas uniquement de votre ressort. Effectivement, le choix vers la personne qui sera éliminée se fait par l’équipe au complet par vote. Il y a donc un lien de confiance qui se crée entre les personnages et il se peut que le choix final ne soit pas le bon si vous ne jouez pas vos cartes correctement.

Donc, pour revenir au système de combat, chacun possède un type d’arme différente ainsi que des pouvoirs surnaturels qui pourront être développés selon vos préférences. Ce que j’ai particulièrement aimé est l’aspect stratégique lorsque vient le temps d’attaquer l’adversaire. Je m’explique. Si vous placez bien vos pions, les attaques s’enchaînent grâce au système d’assistance entre les personnages. Mais soyez vigilant où vous placez ceux-ci puisque l’ennemi peut également utiliser ce système. La variété des adversaires est intéressante et rend le jeu moins monotone que si on se retrouvait toujours devant les mêmes monstres.

Graphiquement, le jeu est tout de même joli pour un jeu sur console portable. Je dois admettre que malgré qu’il soit disponible sur PlayStation 3 (malheureusement pas Cross-buy) je n’ai pas essayé cette version et je crois que cela serait juste correct sur cette plateforme, mais encore une fois, je n’ai pas joué sur cette console. Il y a une bonne variété sur les décors, les quelques cinématiques sont belles et les conversations entre les personnages sont dynamiques et bien réussies. Hélas, un gros défaut existe dans ce jeu, c’est-à-dire les angles de caméra. Durant les combats, il n’y a aucun problème, le tout se passe admirablement bien avec les bons angles et la caméra toujours à la bonne place. Le hic, c’est lorsque le tour vient à l’intelligence artificielle de déplacer les ennemis, on a droit à toute sorte de difficulté. La principale est lorsqu’un adversaire est loin sur la carte, le jeu ne semble pas vouloir nous montrer quel est le déplacement effectué par lui et nous montre donc un mur à la place. Je suis désolé, mais lorsque tout ce que tu vois ce sont des murs à répétition quand c’est le tour de l’adversaire, cela devient rapidement désagréable. Il s’agit d’un détail mineur, mais ça reste un aspect qui dérange.

Sincèrement, Lost Dimension fait partie des meilleurs jeux que j’ai joués sur la PS Vita depuis son existence. Je ne le place pas sur la plus haute marche du podium, mais il fait facilement partie des cinq meilleurs jeux en ce qui me concerne. Si vous avez aimé des titres comme Persona et Disgea, je ne vois pas comment Lost Dimension ne saura vous plaire. On emparque pour les personnages attachants, mais également pour la méfiance que l’on doit avoir par rapport à ceux-ci. Et il est très difficile de décrocher avant d’avoir terminé notre aventure. Avec une durée d’environ 30 heures, on espère que le titre d’Atlus ne sera pas un secret bien gardé.

Ma note : 8.5/10

Testé sur PS Vita
Aussi offert sur PlayStation 3
 Pas disponible en français
Pour plus d’infos: http://www.atlus.com/lostdimension/

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