[Critique] Etrian Odyssey 2 Untold : The Fafnir Knight

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Pour la seconde fois en un peu plus d’un an, je me suis lancé dans une aventure se déroulant dans l’univers Etrian. Après avoir découvert cette série grâce à Etrian Odyssey IV : Legends of the Titan, je me suis plongé, avec un peu plus d’attentes, dans le nouveau chapitre intitulé Etrian Odyssey 2 Untold : The Fafnir Knight. Ce dernier est une réédition d’Etrian Odyssey II : Heroes of Lagaard, mais avec quelques nouveautés plus qu’intéressantes

En résumé

Arianna, la Princesse de Caledonia, a la lourde mission de performer un rituel qui se déroule une fois par siècle. Malheureusement, pour se faire, elle doit passer à travers les ruines de Ginnungagap et disons qu’elles sont plutôt dangereuses. C’est alors que notre protagoniste ainsi que son éternel partenaire et ami, Flavio, propose à la jeune femme de l’accompagner dans sa quête. À travers leur aventure, le groupe devra aussi grimper l’énorme arbre d’Yggdrasil où de nombreux défis et de nouveaux amis les attendent. Cependant, une force très sombre guette l’esprit de notre héros et, même s’il y risque son humanité, il promet de maintenir sa promesse à la jeune princesse.

Quoi de neuf?

Comme vous pouvez le constater avec le résumé précédent, cette nouvelle édition inclut cette fois un mode histoire. Bien sûr, il est toujours possible de se retourner vers le mode classique et d’ainsi s’en tenir à parcourir les donjons de cet univers, mais personnellement j’ai préféré la première option. L’autre addition qui a été importante pour générer mon intérêt et le maintenir c’est qu’il y a un doublage pour les voix des personnages. Sans les rendre complètement réalistes, leurs expressions et leur ton de voix ont permis de mieux définir leurs personnalités. Puis, comme autres nouveautés par rapport au précédent, on constate des chargements plus rapides ainsi qu’un tout nouveau labyrinthe qui est justement celui de Ginnungagap. J’ai bien aimé aussi les icônes de la carte qui sont maintenant interactives. Par exemple, si vous placez un coffre sur votre carte et que vous l’ouvrez, l’icône va se changer en coffre ouvert au lieu de fermer. Ça nous permet de suivre un peu mieux nos pas. Enfin, l’arbre de talent offre désormais une approche plus facile pour les nouveaux joueurs en attribuant des points supplémentaires.

D’entrée de jeu, le deuxième opus de la collection Untold saura capter votre attention grâce à une histoire plus engageante. L’absence d’un récit aurait sans aucun doute diminué grandement mon intérêt pour ce type de jeu qu’on surnomme « Dungeon Crawler ». De plus, l’histoire battait à un rythme intéressant puisqu’à chaque fois que je faisais du progrès dans les donjons et qu’il était temps de revenir en ville, de nouveaux dialogues m’attendaient. Enfin, tout le mystère derrière l’étrange présence qui hante notre héros ainsi que la quête du rituel m’a permis de m’accrocher au scénario et de vouloir progresser rapidement pour en savoir davantage.

Néanmoins, la force du jeu reste sa jouabilité qui pour moi a été une révélation encore plus grande qu’avec l’opus précédent auquel j’ai joué. En effet, plus que jamais, lorsque se promène dans l’arbre d’Yggrasil ainsi que dans Ginnungagap, il faut calculer chacun de ses pas. Il faut savoir observer et prévoir le prochain pas des ennemis plus puissants qui se trouvent sur chaque étage du labyrinthe. Or, les mécaniques qui se cachent derrière ces créatures sont plus poussées que jamais dans cet opus. J’ai été impressionné par les pirouettes que je devais faire pour passer sous le radar de ces puissants monstres. D’ailleurs, chaque strate amène de nouveaux ennemis qui se déplacent ou attaquent de manières différentes et c’est ce qui permet d’enlever énormément de redondance. L’attrait le plus intéressant est toujours la satisfaction de retrouver ces ennemis quelques niveaux plus tard et de réussir à les anéantir. Pour accompagner le tout, les environnements sont aussi bien différents d’un niveau (et non d’un étage) à l’autre.

Encore une fois, le jeu a réussi à m’accrocher dans le 2e aspect qui rend cette série si unique et je parle évidemment du fait de pouvoir tracer nos propres cartes. En plus de la nouveauté des icônes interactives qui m’a aidé à mieux me repérer, j’ai eu du plaisir à peaufiner ma carte de chaque étage afin d’avoir la meilleure représentation possible. Je ne laissais aucun coin vide.

Comme je le mentionnais précédemment, certains ajustements ont été apportés pour faciliter l’approche des nouveaux venus. D’une part, chacun des personnages a déjà une classe, mais c’est possible de la modifier en tout temps en échange de cinq niveaux. C’est un peu frustrant comme coût, mais au moins on peut faire un peu de personnalisation. Personnellement, je n’ai jamais eu à le faire ni ressenti le besoin puisque notre équipe est assez bien diversifiée. Par contre, les puristes vont sans doute saluer cette option.

Ensuite, je me suis surpris à apprécier le nouveau système de cuisine pour faire des plats afin de ramasser un peu d’argent ou d’offrir des bonis à notre groupe. C’est en essayant de mélanger les ingrédients et en découvrant de nouveaux plats qu’on développe cet aspect. C’est aussi grâce à votre cuisine que vous serez en mesure d’investir davantage dans la ville et de la développer afin d’engranger des profits supplémentaires. Ça vaut la peine d’investir quelques sous rapidement quitte à prendre un peu de retard pour, par la suite, revenir mieux équipé que jamais. Cet aspect ajoute un peu de diversité que j’ai bien aimé.

Le seul défaut qui m’a un peu dérange, c’est que j’étais vraiment mélangé avec le système de grimoire. On en gagne un très grand nombre lors de chaque combat, mais ce n’est qu’un très petit pourcentage qui semble vraiment utile à notre personnage. Bref, alors que le studio a tout fait pour rendre l’approche plus facile, je trouve qu’ils ont raté leur coup pour cette mécanique.

Finalement, dans l’ensemble j’ai beaucoup aimé Etrian Odyssey Untold 2 : The Fafnir Knight. Au départ, je me suis accroché à la jouabilité, mais c’est éventuellement la quête de mes personnages qui a pris le dessus à mes yeux. Bref, malgré son style très niche, le mode histoire peut être une bonne introduction au genre alors que le mode classique saura attirer les amateurs invétérés du genre.

Ma note : 8.5/10

Exclusivitié Nintendo 3DS
Pas offert en français
Site officiel: http://www.atlus.com/untold2/

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