[Critique] Gryphon Knight Epic

GKE_logo_normal

Si la popularité des « shoot them up » n’est plus aussi immense qu’à son apogée à la fin des années 80 et au début des années 90 , plusieurs titres continuent de voir le jour chaque année. L’un des derniers nous provient d’un petit studio de développeurs indépendants et se nomme Gryphon Knight Epic, un « shoot them up » à défilement horizontal.

Une histoire plutôt simple

Vous incarnez Sir Oliver, un chevalier du royaume de Valiantskies, chevauchant son fidèle destrier, un griffon du nom d’Áquila. Quelques années auparavant, un dragon a enlevé la princesse du royaume et c’est avec l’aide de six guerriers que vous êtes parvenu à la libérer. Après la défaite du dragon, vous et vos compagnons partagez son trésor qui contenait, entre autres, différents artefacts et armes aux propriétés magiques. Vos amis ont pris les armes et vous n’avez gardé qu’un étrange médaillon.

Malheureusement, les armes étaient ensorcelées et ont eu comme effet de rendre maléfique chacun de vos anciens compagnons d’arme. Heureusement, le médaillon que vous avez récupéré à l’époque vous permet d’annuler le sortilège qui les affecte. Vous partez donc à l’aventure afin de libérer un à un chacun de vos amis éparpillés dans le royaume de Valiantskies.

Après votre première mission qui sert de tutoriel, vous accédez à la carte du monde, ce qui vous permet de choisir quel héro vous irez sauver, mais aussi d’acheter des items et des améliorations qui vous aideront au cours de votre aventure. En plus des items achetables, vous obtiendrez l’arme du héros que vous libérerez de son sortilège, un peu comme dans Mega Man. Vous pourrez utiliser l’arme acquise pour diversifier votre attaque spéciale.

Une prise en main facile, mais des déplacements difficiles

La prise en main est plutôt simple. En plus des quatre flèches directionnelles, vous avez quatre touches à utiliser : deux pour vos attaques, une pour changer la direction de votre héros de gauche à droite et une pour utiliser une potion. Vous pouvez contrôler votre personnage avec les touches sur votre clavier ou une manette. Je recommande vivement l’utilisation d’une manette pour ce jeu.

La caméra se déplace de gauche à droite selon la direction de notre personnage. On peut donc revenir vers la zone de départ si, par exemple, on a manqué un objectif ou si on désire ramasser plus d’or ou récupérer des points de vie. Par contre, même si vous avez tué tous les ennemis sur votre chemin, d’autres surgiront si vous décidez de retourner en arrière.

En plus des déplacements de gauche à droite, vous aurez parfois à monter ou descendre à certains endroits du jeu. Le positionnement de la caméra durant les phases d’ascension ou de descente peut parfois devenir problématique, surtout si vous changez la direction de votre personnage, ce qui fait aussi changer celle de la caméra. La gestion de la caméra est donc sujette à certains problèmes. Rien de catastrophique mais aux niveaux de difficulté Normal et Difficile, vous risquez de mourir plus d’une fois à cause des soucis de caméra.

Le plus gros problème auquel j’ai eu à faire face au niveau des contrôles, c’est la fameuse « hitbox ». La zone sur laquelle vous pouvez être touché se situe entre le genou du chevalier et sa tête. Par contre, vous chevauchez un énorme griffon intouchable et l’erreur la plus commune, quand on ne peut éviter un ensemble de projectiles, c’est de viser le centre du personnage, qui est la tête du griffon, mais c’est le chevalier bien en haut qui reçoit le coup. L’idée d’un chevalier sur un griffon volant est très intéressante, mais ce n’est pas tellement pratique pour ce genre de jeu.

Le jeu aurait aussi grandement gagné à donner un peu plus de vitesse au déplacement de notre personnage, qui se déplace plutôt lentement. Les différentes attaques des ennemis ne sont pas non plus très rapides, ce qui donne à l’ensemble du jeu un style plutôt lent.

Un beau travail de pixel art

Le pixel art donne un beau rendu rétro au jeu, le nombre de décors est varié et réussi. La zone des vikings reste, de loin, ma préférée. Par contre, j’ai aussi eu quelques difficultés à différencier certains éléments du décor, entre ceux qui sont en fond arrière et ceux qui sont devant moi et me bloquent le passage. De plus, le nombre de monstres différents et leurs capacités manquent de variété. Si certaines animations sont plutôt intéressantes, le tout demeure plutôt banal.

Une aventure de quelques heures

Si vous arrivez à réussir tous les tableaux sans problème et sans mourir trop souvent, vous aurez vite fait le tour du jeu. Chaque tableau est séparé en deux zones et chaque zone peut être terminée en une dizaine de minutes, ce qui offre moins de deux ou trois heures de jeu. Certains artefacts secrets sont disséminés dans le jeu et les trouver vous octroie un bonus de vie, de magie, etc. pour faciliter votre aventure mais ça ne suffit pas à donner un second souffle au jeu.


Les trois modes de jeu
, du plus facile au plus difficile, offrent un bon défi à ceux qui veulent tester leur dextérité au maximum mais en dehors des niveaux de difficulté, le jeu offre peu de valeur de rejouabilité.

Attention à vos oreilles

La trame sonore est excessivement irritante, répétitive et peu inspirée. Vous aurez rapidement le goût de mettre le tout au minimum et d’écouter votre propre musique. L’effet est encore plus cinglant si vous recommencez le même niveau pour une sixième fois d’affilée et que vous entendez encore et encore la même trame sonore. Même chose du côté des effets sonores qui sont peu présentes.

Sympathique pour les néophytes

Le jeu aurait tellement gagné à être un peu plus rapide, spécialement durant les combats de fin de niveau.

Si les combats contre les gigantesques gardiens sont plutôt bien faits et demandent une certaine dextérité, les combats de fin de niveau sont plutôt ennuyeux et linéaires. Sans parler de la durée de vie plutôt faible et la bande sonore redondante à souhait. Le pire reste encore la gestion de la caméra et la « hitbox » de notre personnage.

Une aventure lente qui se termine rapidement, c’est la première chose qui m’est venue à l’esprit quand j’ai terminé le jeu. Malgré tout, pour un prix de vente autour d’une dizaine de dollars, le jeu est tout de même sympathique et demeure une expérience intéressante pour des joueurs qui, comme moi, ne sont pas très familier avec les jeux de type « shoot them up ».

Ma note 6.5/10


Par Jonathan Harvey
Critique effectuée sur PC
Jeu disponible en anglais et portugais
Visitez le site officiel : http://gryphonknightepic.com/