[Critique] Project CARS

Project-Cars

Je suis un grand fan de jeux de courses. Alors lorsque Project CARS a été annoncé, j’étais très enthousiaste à l’idée de piloter un grand nombre de véhicules différents dans les plus beaux circuits au monde, le tout avec un grand nombre d’adversaire et une météo dynamique très prometteuse. Mais malheureusement, Project CARS échoue trop souvent à plusieurs niveaux pour que l’expérience n’en soit pas affectée.

Slightly Mad Studios n’est pas étranger aux jeux de courses automobiles. Le studio est notamment responsable de la franchise Need for Speed: Shift publiée par Electronic Arts, deux titres que j’ai apprécié dans le passé, mélangeant un style arcade avec un certain réalisme. Project CARS est presque la suite spirituelle de ces deux titres tout en étant un jeu entièrement axé sur la simulation.

Graphiquement, le titre est réussi. L’engin développé pour Project CARS est vraiment très beau. Les véhicules sont vraiment bien détaillés, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur avec une vraie modélisation des intérieurs. Les circuits mondiaux proposés sont aussi très beaux, mais avec quelques inégalités ici et là qui nous rappellent que le titre est un jeu vidéo. Mais c’est surtout lorsque la pluie et l’orage se mettent de la partie que l’engin se dévoile dans ses plus beaux atouts avec un rendu très réaliste graphiquement et aussi sur l’effet de la conduite.

Par contre, c’est un peu là que le bât blesse. Project CARS souffre de beaucoup de problèmes d’optimisations et si le titre est très beau et peut offrir une expérience visuelle incroyable, force est d’admettre que les ralentissements sont beaucoup trop fréquents pour passer inaperçus. Très souvent, on débute une course à 60 images par seconde et le moment d’après on se retrouve à 34, pour revenir à 50, etc. Les soubresauts sont fréquents et viennent casser l’expérience de jeu. Et c’est bien dommage. Sans compter que ces sursauts donnent aussi parfois l’impression de vivre des boosts momentanés, ce qui brise la fluidité de votre pilotage et parfois, vous enverront dans le décor.

Et ce n’est pas tout. L’audio souffre aussi de problématiques diverses. Avez-vous déjà eu une conversation sur Skype où vous ou votre interlocuteur aviez un problème temporaire avec Internet ? Dans cette situation, votre voix devient un peu robotique et saccadée. Project CARS souffre inexplicablement de problèmes similaires de temps à autre. Si ce problème est moins grave que ceux de l’engin graphique, il s’ajoute tout de même à la liste des autres problèmes et accentue la déception globale que je vis avec ce titre.

Toutefois, tout n’est pas complètement noir. Si l’engin physique a aussi quelques soubresauts étranges de temps à autre, il demeure néanmoins très réaliste et satisfaisant. Les courses sont serrées et satisfaisantes, et le titre ne laisse pas l’impression de tricher avec la vieille méthode de l’élastique virtuel entre vous et vos adversaires. Alors gagner un championnat et d’autant plus satisfaisant.

Sur le plan de la jouabilité, Project CARS propose aussi beaucoup de profondeur. Que ce soit par le nombre de circuits mondiaux disponibles ou la pléiade de voitures différentes disponibles, Project CARS en a vraiment beaucoup pour plaire et très longtemps, contrairement à d’autres titres, comme par exemple DriveClub. En fait, on regrette presque d’avoir tant de chose à faire et un mode carrière assez unique en son genre pour finalement se buter aux problèmes techniques du titre.

D’ailleurs, plusieurs vues disponibles sont proposées au pilote, dont une vue intérieure au casque ce qui est plutôt rare. Vous aurez donc le choix de jouer selon votre préférence personnelle. Project CARS propose aussi une météo dynamique très intéressante, ainsi que les courses de jour et de nuit. Et tout cela n’est pas seulement visuel : l’engin gère vraiment bien les effets d’aquaplanage lorsque la pluie est abondante, probablement le meilleur titre à ce chapitre sur le marché présentement. Dans un orage ou une pluie très intense, la conduite devient très difficile. C’est excessivement bien fait.

Le pilote a aussi pleinement contrôle sur son véhicule. Ce n’est pas seulement pour les réglages, mais aussi en course vous pourrez manuellement allumer ou éteindre les phares, ainsi que contrôler les essuie-glaces. Rien n’a été laissé au hasard. Et surtout, Project CARS supporte vraiment bien la vibration dans les gâchettes de la manette de la Xbox One. C’est probablement l’une de mes fonctionnalités préférées sur cette console. Lorsque vous accélérez trop fort, la gâchette vibre sous votre doigt. Même chose pour les freinages. C’est une sensation physique sous votre main qui ajoute énormément à l’expérience et qui permet grandement d’optimiser son pilotage.

En ligne, l’expérience est correcte mais sans plus. Le jeu semble avoir de la difficulté à trouver un nombre de joueurs appréciable pour avoir une course intéressante, et il semble aussi avoir de la difficulté à évaluer le meilleur hôte pour offrir le moins de latence possible. De plus il n’y a pas de système de progression ou de niveaux pour montrer votre expérience. Les amateurs d’expérience en ligne profonde seront donc déçu par Project CARS.

Au final, Project CARS aurait pu être beaucoup plus que ce qu’il est présentement. Le titre offre une carrière solo très originale, intéressante et assez unique. De plus, l’engin physique est très réaliste et tout comme la réalisation graphique. Malheureusement, le titre est lourdement impacté par plusieurs problèmes techniques diverses ce qui brise l’expérience du joueur. Enfin, l’expérience en ligne est simplement trop faible pour rattraper le tout. Et c’est bien dommage puisqu’à quelques détails près, Project CARS aurait pu être bien meilleur.

Ma note : 7 / 10


Par Maxime Tremblay

Testé sur Xbox One, disponible aussi sur PlayStation 4 et PC
Disponible en français (textes seulement)
Visitez le site officiel : www.projectcarsgame.com