[Critique] Evoland 2 : A Slight Case of Spacetime Continuum Disorder

Depuis que je suis tout petit, je suis un amateur de RPG et avec Evoland 2 : A Slight Case of Spacetime Continuum Disorder, j’ai été très bien servi. Je l’ai été autant du côté de la jouabilité que de l’histoire.

Vous incarnez un personnage dont vous décidez le nom et qui me fait drôlement penser à Jak dans la série Jak and Daxter, de la façon dont il est habillé et avec les lunettes sur sa tête. Et tout comme le personnage de Naughty Dog lorsqu’il était jeune, vous perdez la mémoire et vous ne vous rappelez plus d’où vous venez. C’est ici l’une des nombreuses références au monde du jeu vidéo que l’on peut retrouver dans Evoland 2.

Un homme vous retrouve en forêt et vous ramène chez lui où vous rencontrez sa fille qui deviendra votre acolyte durant l’aventure. En vous aventurant avec la jeune fille, vous tombez sur un Magalith, un pilier de roche ancien. Une lueur d’énergie se forme et vous fait voyager dans le temps. Vous vous retrouvez alors 50 ans plus tôt, en plein milieu d’une guerre entre les démons et les humains.

Durant votre aventure vous serez amenés voyager à travers le temps pour aller modifier le cours de l’histoire pour éviter une catastrophe. Vous rencontrerez aussi plusieurs personnages qui se joindront alors à votre équipe.

Des graphismes changeants

Tout comme le premier jeu, Evoland 2 : A Slight Case of Spacetime Continuum Disorder vous offre plusieurs styles de graphisme tout au long de l’histoire en passant par du 8-bits, du 16-bits et finalement de la 3D.

Par contre contrairement au premier, l’évolution du graphisme ne va pas tout le temps en s’améliorant! Ce qui est très intéressant est qu’au début, nous commençons notre aventure en 16-bits. Lorsque nous retournons 50 ans en arrière, eh bien l’image passe en 8-bits. Vous aurez compris qu’en allant dans le futur, nous passons alors à la 3D.

Cette nouvelle façon de nous faire jouer avec les différents styles graphiques et une très bonne idée et permet de se différencier du premier opus.

Une jouabilité très diversifiée

En plus des graphismes, je n’avais jamais vu autant de jouabilité différente en un seul jeu! Nous avons différents styles de combats RPG comparables à Secret of Mana ou encore Final Fantasy, mais de nombreuses autres façons de combattre sont aussi présentes dans Evoland 2 : A Slight Case of Spacetime Continuum Disorder. Je parle ici de « Shoot them up », « Beat them all », plateforme à-la-Mega Man ou même du combat à-la-Street Fighter!

En dehors des combats, vous aurez à compléter beaucoup de puzzles pour avancer dans l’histoire, parfois difficiles et d’autres fois très faciles.

Par contre avec toutes ces possibilités différentes pour combattre je me suis parfois senti un peu perdu dans les contrôles. On ne vous guide pas vraiment de ce côté et c’est dommage. Lorsque je me battais dans un combat comme Street Fighter, j’avais la possibilité de faire plusieurs combos, mais aucune indication de comment les effectuer.

Des références à la tonne!

Le premier jeu de la série a été grandement remarqué pour ses nombreuses références à l’histoire du jeu vidéo. Pour Evoland 2, c’est comment? Disons que ça déborde de références, autant avec la jouabilité, les commentaires des PNJ, mais aussi dans le visuel du décor.

Les références vont même jusque dans les puzzles! Pour passer plusieurs épreuves durant le jeu, j’ai dû sortir mes talents sur Pong, Snake et à Pac-Man!

Si vous vous intéressez moindrement aux jeux vidéo de différentes époques, vous allez remarquer la grande quantité de références qu’on peut y trouver. Tous ces clins d’œil-là apportent vraiment quelque chose d’intéressant au jeu et nous fait souvent sourire.

Un résultat surprenant malgré tout

Plusieurs petits détails ont attiré mon attention durant le temps que j’y ai joué. J’ai trouvé que le niveau de difficulté est très instable. Parfois, il va y avoir une séquence très difficile où l’on va y passer plusieurs minutes mais plus tard dans le jeu, ce sera très facile. Par contre, ce qui est bien pour les passages plus difficiles, c’est que des points de sauvegarde sont offerts assez régulièrement.

Un autre petit détail que j’ai trouvé un peu dommage, c’est que le jeu supporte la manette. Par contre, j’ai remarqué un délai lorsque je l’utilisais. Le personnage bouge en retard et lorsque j’appuyais sur le bouton d’attaque, il chargeait une attaque spéciale au lieu d’attaquer une deuxième fois. J’imagine que les développeurs vont corriger le tir dans les premiers jours de la sortie, mais cela reste un irritant.

Le point le plus fort de ce jeu est selon moi sa durée de vie. Lorsque j’ai commencé à jouer à Evoland 2 : A Slight Case of Spacetime Continuum Disorder je m’attendais à un jeu très semblable au premier. Les rumeurs disaient même que le jeu serait moins long que le premier qui en faisait environ 6-7h. Détrompez-vous, Evoland 2 m’a grandement surpris avec une durée de vie d’environ 15 h et plus, dépendamment du temps que vous mettez pour les puzzles et à battre les boss.

Finalement, ce jeu est bien et l’histoire est assez amusante avec le voyage à travers le temps. Il s’agit d’un des bons RPG « Old school » auxquels j’ai joué dans les dernières années.

Evoland 2 : A Slight Case of Spacetime Continuum Disorder est actuellement disponible pour PC sur Steam au coût de 21,99 $. Il sera également disponible pour Mac et Linux plus tard cette année.

Ma note 7.5/10

Exclusivité PC pour le moment

Entièrement disponible en français

Site officiel: http://www.evoland2.com/