[Critique] Dungeon Travelers 2: The Royal Library & the Monster Seal

C’est définitivement la mode ces temps-ci. Un nouveau jeu d’exploration de donjons, Dungeon Travelers 2: The Royal Library & The Monster Seal vient d’être publié par Atlus. Il est disponible depuis le 18 août 2015.

Avertissement: cette critique contient des images qui peuvent ne pas convenir à un environnement de travail.

Au moment où j’écris cette critique, le jeu est disponible depuis environ 10 jours, le résultat étant que les gens ont commencé à donner leur avis sur le Web. Il va sans dire que certaines personnes aiment ce jeu, mais je n’arrive pas à voir la raison, autre que le fan service dont le jeu fait un usage abusif.

L’histoire est des plus communes. Un jeune héros qui vient de devenir Libra pour la Librairie Royale, et se retrouve dans la période de réveil des monstres, qui ne causaient plus de problème depuis 500 ans. Il fera partie d’une escouade de suppression dont l’objectif est de combattre la menace, et se retrouvera à être la personne qui réussira éventuellement à enrayer la menace. Des monstres qui se réveillent après 500 ans, c’est du jamais vu (dénotez ici mon ton sarcastique)!

Les personnages sont tout aussi clichés que l’histoire. La fille d’un dirigeant qui s’est enfuie, l’aînée d’une famille pauvre de 15 enfants, une domestique (un jeu japonais n’est jamais complet sans une domestique).

Mis à part Fried, notre héros, aucun personnage ou presque n’est masculin. Toutes nos coéquipières sont des filles, nos supérieurs sont des filles, les monstres sont des filles (lorsqu’ils ne sont pas des fruits?!?)! Je n’ai rien contre les filles, ne vous y méprenez pas, mais le jeu tente simplement de créer une occasion pour intégrer du fan service. Parce qu’il n’y a pas une seule fille de l’équipe dont je n’ai pas vu un gros plan de la petite culotte. J’aime bien le fan service, mais il y a une limite à l’abus.

J’ai dit que les monstres étaient des filles, c’est aussi valable pour les boss. Voyez-vous, le système de combat fait en sorte que chaque fois que l’on bat un monstre, nous le scellons dans un livre, et nous pouvons l’utiliser pour créer des livres qui nous donnent plus de pouvoirs. C’est vrai aussi pour les boss, sauf qu’avant de les sceller, une belle image du monstre, le linge en lambeaux, nous est affichée avant tout, histoire d’ajouter un peu plus au fan service.

Sinon, si vous avez lu ma critique de Operation Abyss, vous savez ce que je pense des donjons dans le genre. Les donjons carrés, où l’on se déplace case par case et où tous les murs, sols et plafonds sont exactement identiques, c’est ennuyant. Une fois de temps à autre, un coffre va venir changer le décor, mais le principe reste le même : les donjons sont ennuyants. C’est un manque d’originalité flagrant dans les jeux d’exploration de donjons des dernières années, où l’on se déplace case par case dans un donjon avec comme seul objectif de trouver la pièce où notre ennemi se trouve. Et chaque fois qu’on se retrouve devant l’ennemi, on meurt, on recommence notre partie à la dernière sauvegarde (qui n’est pas automatique, soit dit en passant), et on s’entraîne pour monter de 3 ou 4 niveaux pour pouvoir gagner le combat.

À tout le moins, le système de combat n’est pas si mal. C’est du tour par tour bien simple, certes, mais éventuellement, la personnalisation des personnages, de leurs habiletés, et éventuellement de leur classe permet de retirer un peu de satisfaction du jeu.

Peut-être que les jeux du genre ne sont simplement pas ma tasse de thé ou peut-être que les notes élevées sont simplement dues au fan-service, mais mon expérience n’a pas été des plus excellentes. Avec une histoire et des personnages clichés et des donjons encore une fois visuellement insuffisants, Dungeon Travelers 2 n’a pas su susciter mon intérêt pour des périodes de jeu prolongées. Si le seul attrait du jeu repose sur le fan-service, certains jeux le font d’une manière plus satisfaisante, et des sites sont disponibles où l’on n’a pas besoin de jouer pour en avoir.

Ma note: 5.5/10

Disponible uniquement sur PlayStation Vita.
Voix japonaises, sous-titré en anglais.