[Critique] Hatsune Miku: Project Mirai DX

Pendant bien des années, j’étais convaincu que les jeux de rythmes sur consoles portables étaient une plaie pour l’industrie. Après avoir eu énormément de plaisir avec mes amis sur Rock Band (PS3), la version PSP m’avait laissé un goût très amer. Heureusement, Theatrythm Final Fantasy : Curtain Call a su me redonner espoir et aujourd’hui je vous propose un autre jeu de rythme Hatsune Miku : Project Mirai DX.

Il y a quelques semaines, je me lançais donc pour la toute première fois dans l’univers d’Hatsune Miku. Je connaissais la série seulement de nom grâce à sa popularité au Japon qui détonnait jusqu’ici et j’étais bien curieux de pouvoir enfin m’y plonger.

Hatsune Miku : Project Mirai DX est la suite de Hatsune Miku and Future Stars : Project Mirai paru également sur 3DS, mais qui n’a jamais été importé en Amérique du Nord. La série Project Mirai est un « spin-off » de « Project Diva » et la différence principale est la présentation générale. D’une part, les personnages nous apparaissent plutôt sous une forme plutôt particulière. C’est-à-dire que plusieurs parties du corps comme la tête et les yeux sont de tailles exagérées afin d’offrir un look plus mignon. Pour ceux qui ont suivi le dernier E3, ça ressemble à ce que Square Enix ont fait avec World of Final Fantasy. D’autres parts, le jeu de rythme ne se fait pas exactement de la même manière.

Le jeu met en vedette la chanteuse Hatsune Miku et ses nombreux amis dont les voix sont fabriquées grâce à de nombreux logiciels qui permettent de synthétiser leurs paroles. De ce côté, c’est franchement bien réussi puisqu’on n’y voit que du feu. On y retrouve principalement des chansons japonaises et lors de celles-ci on voit les personnages danser et chanter en arrière-plan. On reconnaît rapidement le côté très japonais du jeu. Non seulement à cause des chansons, mais surtout à cause du style. Les personnages tentent toujours d’avoir l’air les plus mignons possible en étant délicats et en souriant en permanence afin de bien paraître.

Bref, en suivant le rythme, le joueur doit taper, faire glisser ou faire tourner son stylet sur la case de la bonne couleur de concert avec les anneaux qui passent. Il a aussi l’option de s’en tenir à réussir des combinaisons de boutons. Ce sera à vous de choisir votre style, mais le premier est bien plus interactif à mon avis.

Disons que c’est principalement là que réside le défi. La vitesse à laquelle déroulent les anneaux et le nombre de cases de couleurs augmentent avec le niveau de difficulté. Grâce à ce système, tous les types de joueurs peuvent y trouver leur compte, autant les nouveaux que les experts. De plus, réussir à parfaire nos résultats et enchaîner le plus de notes parfaites de suite est la raison qui nous fait revenir sans cesse faire chaque tableau. Je voulais m’efforcer à obtenir les meilleurs résultats possible dans le but d’avoir des points échangeables contre de nouveaux habits ou davantage d’accessoires pour mes personnages.

Un autre élément j’ai apprécié du jeu, c’est qu’on vous lance rapidement dans l’expérience sans un énorme tutoriel. En outre, il y a énormément de contenu puisqu’on y retrouve un total de 48 différentes chansons assez diversifiées et chacune propose trois niveaux de difficulté.

Il y a aussi plusieurs aspects secondaires. Outre les accessoires et les costumes qui peuvent être accumulés ainsi que quelques mini-jeux secondaires. On y retrouve, entre autre, PuyoPuyo 39! Il s’agit d’une version un peu simplifiée de Dr Mario et qui permet de débarquer de la routine quelques instants afin de décompresser.

Parmi les aspects plus négatifs, j’ai noté le bruit plutôt désagréable qui s’émane chaque fois qu’on active une note. Le son est carrément agressant et il mine les chansons qui sont pourtant si mélodieuses. Heureusement, on a l’option de le réduire, mais j’aurais aimé le savoir plus rapidement ou qu’on me donne le choix dès le début. Habituellement, dans un jeu de rythme, réussir sa note est censé renforcir la mélodie et non le contraire.

Or, si Hatsune Miku Project: Mirai DX nous offre beaucoup de contenu, c’est plutôt au niveau de la diversité que le jeu fait défaut et je suis obligé de faire des comparatifs. En effet, j’avais adoré la série Theatrhythm à cause des éléments de RPG qui me donnaient un sentiment de progression. Cette fois, on est limité à simplement passer d’une chanson à l’autre et à tester notre capacité de maximiser notre score. C’est vrai qu’on peut faire beaucoup de personnalisation incluant même choisir nos propres pas de danse, mais c’était insuffisant. Tout ça pour dire qu’après quelques heures intenses, j’ai trouvé mon expérience un peu ennuyante et j’y suis retourné à un rythme beaucoup moins effréné. À plus petite dose, dans le métro, ça se prenait mieux.

En conclusion, je comprends bien l’attrait de cette série pour les amateurs du genre. C’est impressionnant de voir la qualité de ce qui a été accompli par les développeurs avec des voix synthétisées. Je peux comprendre la popularité qu’Hatsune Miku a su générer. Enfin, il n’y a aucun doute qu’il s’agit d’un jeu pour un public cible très sélect et je crois qu’il devrait plaire à celui-ci. Par contre, je ne crois pas qu’il attirera l’ensemble des amateurs de jeux de rythme.

Ma note : 7/10

Exclusivité Nintendo 3DS
En anglais et japonais seulement
Site officiel: http://miku.sega.com/miraidx/