[Critique] Persona 4: Dancing All Night

Produire des « spin-off » à partir de séries populaires est une pratique assez courante dans l’industrie. Certains voient le tout comme une manière de nous faire patienter avant la prochaine sortie importante alors que d’autres ont l’impression que le studio cherche à faire une passe d’argent rapide. Or, en attendant Persona 5, Atlus nous arrive avec un quatrième titre dans l’univers du quatrième opus. Après deux jeux de combats et un « dungeon-crawler », le studio nous propose Persona 4 : Dancing All Night, un jeu de rythme.

L’histoire se déroule suite à tous les événements de scénario paru jusqu’à présent et donc après Persona 4 Arena Ultimax. Cependant, il n’est pas nécessaire d’avoir complété le tout pour bien saisir le déroulement puisqu’il s’agit d’une histoire secondaire. Bien sûr, il y aura tout de même quelques références et certaines chansons sont tirées de ces différents titres. Avoir une certaine connaissance de la franchise vous permettra d’apprécier davantage votre expérience.

D’entrée de jeu, on apprend que Rise Fujikawa fait un grand retour sur la scène publique. Yu, notre protagoniste de toujours, est donc en ville avec quelques amis pour assister à son spectacle. Au même moment, des rumeurs courent dans la ville indiquant que des jeunes qui visitent un certain site web à minuit tombent dans le coma et ne se réveille jamais ce qui n’est pas sans rappeler les événements d’Inaba. Parallèlement à ces rumeurs, les membres du groupe Kanamin Kitchen, qui devaient performer avec Rise, disparaissent mystérieusement. C’est alors que Yu décide de faire appel à sa bande pour examiner le tout.

Durant le mois d’août, je jouais simultanément à deux jeux de rythme. Le second étant Hatsune Miku : Project Mirai DX et vous pouvez lire ou relire ma critique. Or, les deux ont chacun leurs forces et leurs faiblesses et ils ne concordent pas tout à fait. D’une part, j’ai apprécié que Dancing All Night propose une histoire aussi légère qu’elle soit. En effet, on y rejoint la grande majorité des personnages de Persona 4 et c’est un grand plaisir de les retrouver. Il y a d’ailleurs eu quelques changements au niveau des acteurs qui doublent les voix anglaises, mais on n’y voit que du feu. Pour un amateur de la série comme moi, c’était génial de les retrouver et vivre un nouveau mystère. Chacun reflétait parfaitement bien leurs personnalités respectives. De plus, on a aussi eu droit à quelques nouveaux personnages qui s’ajoutent bien au scénario et qui viennent compléter le groupe. Comme je le mentionnais, l’histoire n’est pas particulièrement élaborée et se traverse assez rapidement. Mais, le simple fait qu’ils aient pris le temps de faire quand même un scénario m’a satisfait. J’ai de la misère à donner un temps précis pour passer à travers puisque la Vita n’enregistre pas le temps de jeu, mais je dirais moins d’une dizaine d’heures.

Par contre, il faut être patient. Il y a beaucoup de lecture à faire entre deux danses et j’avais parfois l’impression que ça brisait le rythme. Parlant de rythme, la jouabilité est plutôt originale. Chaque note part du centre de l’écran pour se rendre dans six directions différentes et chacune correspond à une touche à appuyer au bon moment. Évidemment, le but est toujours d’avoir une séquence parfaite et de maximiser son score final. Lorsqu’on enchaîne les bonnes notes, la foule nous acclame et un second personnage vient se joindre à nous pour nous encourager. C’est à ce moment qu’on rentre encore plus dans le rythme de la danse et qu’on se concentre à parfaire notre pointage. D’ailleurs, il y a tellement d’éléments colorés qui défilent à l’écran que ça devient facile de perdre sa concentration. Bref, le défi est présent et il est agréable

C’est juste dommage que le mode histoire ne vous laisse pas vraiment de choix de difficulté au départ. J’ai passé à travers celle-ci sans anicroche. Or, à la base, le jeu est au niveau facile et je trouvais que c’était justement un défaut.

En matière de chansons, Persona 4 : Dancing All Night a réussi à choisir les thèmes les plus populaires. La majorité ont été mémorable durant les nombreuses heures passées dans Persona 4 Golden et ils me sont rapidement revenus à l’esprit. Le fait de me les remémorer contribuait à rendre mon expérience meilleure et on en a un très bon nombre.

Encore une fois, on a droit à un jeu qui laisse énormément place à la personnalisation, du moins lorsqu’on est dans le mode « danse libre ». Réussir une danse nous donne de l’argent qui peut être échangé contre des costumes, des accessoires ou des items pour se faciliter la vie. Ce sont des éléments assez secondaires, mais certains, comme moi, voudront mettre la main sur l’ensemble de ceux-ci pour compléter le jeu. Il a aussi quelques secrets à vous révéler.

Contrairement à Personna Q : Shadow of the Labyrinth, Dancing All Night reprend exactement le même style visuel que l’opus original. Les graphiques sont très jolis et les personnages sont bien rendus. Parfois, je m’amusais à simplement regarder les couleurs et le décor lors des différentes danses. Encore une fois, les cinématiques, bien que trop peu présentes, étaient très jolies et ajoutaient à mon appréciation.

En conclusion, j’ai trouvé que Persona 4 : Dancing Ali Night était non seulement satisfaisant pour les amateurs de la série, mais que c’était aussi un bon jeu de rythme. Le fait que le studio ait pris le temps de concocter une histoire et qu’elle respecte le flot de l’opus original est une très bonne chose. Je pensais m’arrêter une fois fini avec le scénario, mais je me suis surpris à y retourner à maintes reprises pour compléter tout ce qui était secondaire. Bref, je pense que les joueurs en auront assez pour leur argent et ça vous fera patienter un peu avant la sortie très attendue de Persona 5.

Ma note : 8.5/10

Exclusif à la PS Vita
Seulement en anglais
Site officiel :
http://www.atlus.com/p4dan/

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