[Critique] Yoshi’s Woolly World

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Paru depuis déjà plusieurs semaines en Europe, le jeu très attendu Yoshi’s Woolly World fait enfin le saut en Amérique du Nord cette semaine. J’avais bien hâte de mettre la main dessus après qu’il m’ait laissé une forte impression lors de l’E3 en juin dernier. Moi et Mélanie avions eu beaucoup de fous rires et il n’y avait aucun doute que ça allait être une superbe expérience en coop. Par contre, je me demandais bien si j’allais avoir autant de plaisir une fois seul avec le jeu chez moi.

Synopsis

Dans un monde complètement tissé en laine, le sorcier maléfique, Namek, vient détruire l’équilibre de la région en transformant tous les Yoshis en pelotes de laine. Heureusement, deux d’entre eux réussissent à éviter le sort du vilain et ils décident alors de partir à sa poursuite afin de sauver leurs amis.

Un univers unique

C’est fou comme le simple fait de tout transformé en laine a su revigorer un genre qui est pourtant assez commun. Après toutes ces années, je ne pensais vraiment pas que j’allais être émerveillé par un jeu de plateforme. En fait, je dirais même qu’à l’inverse, après avoir joué à Chibi-Robo quelques jours avant, je me suis dit : « Ah non, pas un autre ». Pourtant, après seulement quelques minutes, j’étais complètement sous l’emprise de cet univers unique et je ne voulais plus en décrocher. Avec le studio Good-Feel derrière son développement, j’aurais bien dû m’en douter. Après tout, ce n’était pas leur premier tour de piste puisque le studio avait fait quelque chose de tout aussi unique avec Kirby’s Epic Yarn.

Une jouabilité tout aussi originale

Or, ce monde de laine laisse place à des mécaniques totalement originales tout en gardant l’essence d’un jeu de Yoshi. À travers les tableaux, notre mignon petit dinosaure devra éviter les obstacles et se servir de la laine qui se trouve un peu partout afin de tracer son chemin. Cette fois, notre héros peut encore avaler les ennemis qu’il transforme en œuf de laine. Ceux-ci sont utiles pour progresser afin d’éliminer des ennemis ou pour faire apparaître des plateformes. C’est vraiment particulier de voir les ennemis se faire découdre par Yoshi ou de voir d’énormes fleurs naîtrent de la pelote qu’on vient de lancer. D’ailleurs, les animations reflètent aussi cet aspect comme lorsque notre personnage se découd complètement pour passer dans un tuyau afin de se reformer de l’autre côté. Et même que les Shy Guy sont munis d’aiguilles à crochet afin d’être prêts à éliminer Yoshi. C’est trop adorable! Bref, c’est dans tous les petits détails que l’on constate l’originalité de cet univers.

Parallèlement, ce que j’ai constaté en comparant celui-ci à Chibi-Robo, c’est que je ne me suis jamais tanné et je n’ai jamais trouvé le tout redondant. La raison étant qu’il y a plus régulièrement des niveaux avec une approche différente. Par exemple, dans un de ceux-ci, Yoshi peut se transformer en parapluie. Dans un autre, il devient un véhicule sous-terrain et il y en a même un ou il se promène à dos de chien. Chaque fois qu’on passe deux ou trois tableaux, on retrouve un nouvel élément de jouabilité qui fait disparaître l’effet néfaste de la répétition. On voit la même chose en passant d’un monde à l’autre. C’est-à-dire qu’il y a de nouveaux ennemis ou de nouvelles mécaniques auxquelles il faut s’habituer. Par contre, ce qui aide le plus, c’est que le titre offre des designs de niveaux superbes et qui usent bien de chaque mécanique.

Il faut tout collectionner

L’élément de rejouabilité le plus important dans Yoshi’s Woolly World, c’est de trouver tous les objets qui se cachent dans chaque tableau. Au total, il faut retrouver 5 pelotes de laine afin de reformer un des Yoshis que Namek a défait. On peut ensuite se servir de ce dernier dans les tableaux et chacun possède un design unique. Puis, il faut bien sûr trouver les cinq marguerites et, une fois que vous avez les 40 de votre monde, vous débloquer un tableau supplémentaire. Il y a aussi les 20 étampes qu’on trouve parmi les rubis placés un peu partout. Ces rubis peuvent être échangés contre des bonis assez utiles et qui vous faciliteront la tâche lors de certains niveaux. Par exemple, l’un d’eux vous empêche de mourir en tombant dans un trou. Enfin, il faut aussi réussir à compléter le niveau avec tous nos points de vie. Ça n’a pas pris de temps que j’étais de retour dans chaque niveau afin de répondre à tous ces critères et plusieurs posent un sérieux défi. Il faut vraiment chercher partout et jouer avec certaines mécaniques du jeu pour tout trouver. Bref, si le jeu est assez à la base facile, c’est en essayant de tout trouver qu’on prolonge notre expérience de plusieurs heures et qu’on satisfait les joueurs plus expérimentés.

Une superbe trame sonore

C’est assez rare qu’une trame sonore m’accroche autant. Je suis capable de le reconnaître lorsque je suis devant une œuvre qui ressort du lot, mais ça ne m’était pas arrivé dans un jeu de Nintendo depuis quelques années. Sur ma 3DS, j’ai même carrément tendance à couper le son. Or, j’ai tout de suite augmenté le volume de ma barre de son en commençant Yoshi’s Woolly World. La musique est de très haute qualité et elle est particulièrement entraînante. Pourtant, les deux compositeurs derrière celles-ci n’ont pas un très grand répertoire alors j’imagine que c’est surtout la supervision de Nintendo qui a été payante.

Du côté des graphiques, le jeu sort vraiment de l’ordinaire et, peu importe le souhait de plusieurs, je ne peux pas m’imaginer un tel style visuel sur une autre console qu’une de Nintendo. Encore aujourd’hui, sans offrir la machine la plus puissante, Nintendo réussit à nous offrir un visuel époustouflant, des animations superbes et des couleurs brillantes. Le studio n’a rien à envier à personne.

Et les amiibo?

Je trouve ça comique d’avoir à ajouter désormais un paragraphe à mes critiques de Nintendo afin de parler de l’utilité des amiibo. Je me suis servi à quelques reprises de ma statuette de Yoshi afin de faire apparaître un deuxième personnage qui pouvait m’assister. En fait, celui-ci ne fait que répliquer nos faits et gestes. Or, à quelques reprises, je me suis retrouvé sans pelote de laine. Heureusement, grâce à ce dernier, je pouvais avaler le deuxième Yoshi pour me permettre d’obtenir quelques éléments collectionnables de plus. De plus, on peut aussi s’amuser à leur donner les diverses apparences des Yoshi qu’on a réussi à sauver dans chaque niveau. Bref, il a été utile à plusieurs reprises, mais parfois c’était aussi un peu nuisible.

Le verdict

Je savais qu’à l’instar de la série New Super Mario Bros. ou Super Mario 3D World, Yoshi’s Woolly World allait être une très amusante expérience en équipe. Par contre, je ne pensais pas y trouver mon compte seul et j’ai dû rapidement me raviser. Encore une fois, on a droit à une aventure unique que seul Nintendo sait nous livrer. Les propriétaires de Wii U devraient certainement se procurer cette nouveauté qui saura les satisfaire durant de plusieurs heures.

Ma note: 9/10

Exclusivité Wii U
Offert en Français
Site officiel: http://yoshiswoollyworld.nintendo.com/

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