[Critique] Animal Gods

Animal Gods 12

La plateforme Kickstarter a permis de donner naissance à de nombreux jeux de qualité comme Faster Than Light, Shovel Knight et Don’t Starve. Ce système est très intéressant, surtout pour les développeurs indépendants. Tout ça leurs permettent d’aller chercher du financement supplémentaire comme Still Games a fait avec leur premier jeu Animal Gods. Le 8 novembre 2014, ils ont amassé près de $27 000US grâce à 459 contributeurs.

Malheureusement, il peut arriver que votre argent se termine dans un jeu incomplet. Est-ce le cas avec ce jeu ?

Une histoire mystiquement vide

Dans cet univers, où une malédiction afflige les trois ‘dieux animaux’, on incarne Thistle, un guerrier près à tout pour libérer ces divinités. Cette histoire avait piqué ma curiosité et, vu que le jeu nous donne très peu d’information au départ, j’avais hâte d’en apprendre davantage sur cet univers. L’histoire est véhiculée par des parties d’un journal intime que l’on trouve sur le sol.

Par contre, plus on avance dans le jeu et plus on se pose des questions sans jamais avoir de réponse. Tout cela est vide et inachevé.

Un Zelda-like ?

Au premier abord, avec sa vue aérienne 2D, Animal Gods peut donner l’impression d’être une copie de Zelda. Comme dans le très populaire jeu de Nintendo, on obtient une nouvelle habilité dans chacun des donjons. Il y a une cape qui permet de se téléporter sur une courte distance, une épée et un arc. Contrairement à Zelda, où on cumule ses objets dans notre inventaire, chacune de ces mécaniques peuvent seulement être utilisées dans leur donjon respectif sauf dans le dernier.

De plus, leur utilisation est très répétitive et ennuyante. La seule utilisation de l’épée et de l’arc est de détruire des monstres en forme de carré. Ces dangereux carrés sont les seuls monstres que l’on rencontre dans toute cette aventure. Ceux-ci ne tirent aucun projection. Soit qu’ils sont immobiles ou soit qu’ils bougent sur un court parcours prédéterminé. La cape apporte du platforming de précision intéressant où on doit éviter des lasers et des trous, mais le tout devient rapidement redondant.

Avec sa durée de vie d’environ deux heures, on effleure le potentiel de jouabilité que chacune des mécaniques du jeu auraient pu apporter.

Style visuel unique

Le point fort d’Animal Gods est sans contredit son graphisme. Le jeu est visuel très beau. Les couleurs, les décors et les graphiques s’agencent parfaitement pour donner une thématique unique et mystérieuse. On se croirait à l’intérieur d’un rêve ou dans un livre pour enfant. Le tout est très bien réussi.

Seulement, l’élan immersif apporté par le visuel est brisé par la musique. En plus d’être répétitive, on entend facilement la coupure de son lorsque celle-ci recommence. Dommage, car la musique est essentielle dans un jeu comme celui-ci où le but est de vivre une expérience.

Une bonne idée mal livrée

Le manque de raffinement est beaucoup trop flagrant. On croirait jouer à un jeu incomplet et bâcler sur certains niveaux. Est-ce que l’équipe de Still Games a eu un manque de temps ou d’argent afin de finaliser leur jeu ? Je ne sais pas mais, à moins d’une mise à jour majeur, je vous conseille fortement de mettre votre temps ailleurs.

Ma note 3.5/10


Critique effectuée sur PC
Aussi disponible sur Wii U
Jeu en anglais seulement
Site officiel : http://www.still-games.com/