[Critique] Knights of Pen and Paper 2

Knights of Pen & Paper 2

De retour d’une courte absence, la série de Paradox Interactive ayant comme thématique les jeux de rôle frappe encore très fort. Cette fois, Kyy Games, ceux qui ont produit l’expansion du premier titre, prend une tangente encore plus humoristique que le premier opus en s’attaquant aux différences entre les éditions.

Le joueur incarne, ironiquement, un groupe de joueurs qui se lance dans une nouvelle aventure dirigée par un maître du donjon préférant la première édition à la nouvelle. Chaque personnage est, en fait, un mélange très méta entre une race, une classe et la personne qui le contrôle. Autrement dit, votre équipe peut très bien être composée d’une guerrière qui est à la fois elfe et gothique, d’un humain voleur riche et d’une naine clerc pom pom girl. Ce groupe hétéroclite doit accomplir diverses missions et quêtes dans l’optique de stopper un groupe qui joue selon les règles de la deuxième édition – ce qui cause de graves problèmes à tous les habitants de Paperos.

Pour arriver à leurs fins, les héros doivent combattre une grande variété d’ennemis et de monstres à l’aide de plusieurs habiletés très différentes de classe en classe, mais toujours simple à comprendre pour quiconque ayant passé quelques heures dans un jeu de rôle, version jeu vidéo ou papier. Les combats se déroulent au tour par tour suivant l’ordre de l’initiative. Chacun leur tour, les participants sélectionnent une attaque simple ou un pouvoir, infligent les effets et passent au suivant jusqu’à ce qu’un des deux groupes perde ou fuient. À ça s’ajoutent parfois des effets de terrain qui change nettement le rythme d’une bataille.

Knights of Pen and Paper 2 propose beaucoup de pièces d’équipements et d’accessoires en plus de donner la possibilité aux joueurs d’user d’artisanat pour produire de nouveaux items. Finalement, il est aussi possible d’inspecter les multiples locations pour y découvrir des objets rares et parfois puissants. De surcroît, l’argent gagné lors du jeu permet aussi d’acheter des objets garnissant la salle de jeu qui aident les protagonistes ou des expansions comme de nouveaux monstres, de nouveaux joueurs ou plus de classes.

Pour bien englober cette aventure bourrée de références cocasses, les développeurs ont opté pour un style rétro autant dans la musique que dans le visuel et les interfaces. Graphiquement, le genre pixel-art 16bit diffère un peu de cette vague rétro-nouveau et la musique ne vient que donner une belle atmosphère de soirée Donjons et Dragons très appréciée.

J’ai très peu de points négatifs sur ce jeu si ce n’est qu’il ne supporte pas le nuage de Steam et que j’aurais aimé beaucoup plus de contenu à déverrouiller comme de nouvelles races, classes et aventures. Néanmoins, pour un jeu à 10,99 $ canadiens, je suis particulièrement satisfait! Les contrôles sont très bien, l’ambiance est fun et les mécaniques sont simples à comprendre. Cette édition de la franchise Knight of Pen and Paper a amplement de nouveautés pour mériter un second opus et suffisamment de contenu pour maintenir la majorité des joueurs captivée durant de longues et plaisantes heures de jeu.

Aidez-moi, je suis incapable d’arrêter de jouer!

Ma note 8.5/10


Critique effectuée sur PC
Aussi offert sur iOS
Interface et sous-titres en français
Site officiel : http://knightsofpenandpaper.com/