[Critique] Sword Coast Legends

À ma grande tristesse, une partie des jeux super intéressants passent inaperçus parce que les Fallout 4 et les Call of Duty Black Ops III ont tellement de pouvoir publicitaire qu’ils peuvent se permettre de pratiquement effacer l’existence d’une sortie. Des titres très bien faits ne sont donc pas joués à leur juste valeur puisqu’il n’y a que quelques adeptes qui les surveillent de près.

Honnêtement, je ne connaissais rien de ce titre lorsque je l’ai installé. La première chose qui m’a étonné avec Sword Coast Legends est le style visuel. J’ai été charmé dans le temps qu’il faille pour se rendre compte des ressemblances avec le vieux Baldur’s Gates ! Le second point positif est le fait que les règles de la cinquième édition de Donjons et Dragons sont utilisées et, selon moi, il s’agit de la meilleure des éditions ! Finalement, le troisième élément qui m’a ravi est qu’en plus des possibilités énormes, il y a des systèmes intuitifs et simples à comprendre pour produire des quantités infinies de contenu.

Une des options que le joueur peut prendre est de jouer la campagne telle qu’elle a été conçue. Durant ce jeu, la grande majorité des mécaniques seront enseignées comme les méthodes de combat. Par exemple, on apprend les actions offertes, la manière d’augmenter le niveau de son personnage et quel équipement favoriser. Le module de création de personnages est très bien fait bien qu’il soit un peu complexe à la première approche. Il faut dire que n-Space a fait un excellent travail d’adaptation, car, je dois l’avouer, D & D n’est pas toujours le jeu de table le plus simple à expliquer aux nouveaux.

Crée par plusieurs membres de l’équipe de gestion de Dragon Age : Origins, la campagne principale se déroulant dans les Royaumes oubliés tourne autour du fait que la guilde du ou des héros s’est fait attaquer. Le joueur voudra découvrir pourquoi le Burning Dawn a subi un tel assaut et tentera de retrouver les criminels et, en cours de route, en découvrira beaucoup sur lui-même, sur les siens et sur ses ancêtres. Évidemment, entouré de tellement de quêtes secondaires, le joueur pourra s’amuser à découvrir les terres et villes des Royaumes oubliés et même de carrément passer à côté de l’intensité de l’histoire par curiosité, ce qui n’est pas mauvais du tout.

En tant que joueur, le personnage créé conserve tout ce qu’il apprend et acquiert de mission en mission, de quête en quête, de module en module. Autrement dit, vous pouvez utiliser le même héros pour jouer en solo, avec des amis et en ligne dans les donjons créés par d’autres personnes.

Les systèmes ont été simplifiés au point où un néophyte peut facilement comprendre de quoi il s’agit. Chaque combinaison de race et de classe possède moult possibilités d’arbres, d’habiletés et de compétences desquels peuvent découler des personnalités vraiment différentes d’un héros à un autre. Tout le système de jeu ne demande qu’une connaissance de base d’utilisation du clavier et de la souris ; il n’est pas nécessaire de maîtriser les touches rapides et il est même possible de mettre le jeu sur pause pour bien préparer ses actions.

Outre l’histoire préparée par les développeurs, il est aussi possible de visiter les autres créées par les joueurs ou même d’en produire soi-même. J’ai été très surpris par la facilité de création ! Il ne suffit que de prendre quelques minutes pour bien comprendre comment le tout fonctionne et le reste se fait pratiquement tout seul ! La création d’une nouvelle zone de bataille ne requiert qu’une location à partir de laquelle le créateur décidera du type d’ennemis et du type de quêtes s’y trouvant. Par la suite, il pourra donner à un personnage non joueur les éléments pour s’activer lorsque le héros y parlera. En enchaînant plusieurs quêtes et donjons de cette manière, il est possible de carrément produire une grande campagne !

Quant à eux, les donjons peuvent être créés de manière aléatoire à laquelle le maître du Donjon peut simplement venir porter quelques ajustements : un piège ici, un ennemi spécifique là, un PNJ de plus ici. Le tout se fait vraiment de manière simple et intuitive.

En conclusion, le prix assez élevé sur Steam de Sword Coast Legends39,99 $, en vaut la chandelle puisque les développeurs ont trouvé un moyen de produire un jeu assez compréhensible pour que les gens n’ayant jamais touché à un jeu de rôle papier le comprennent bien, mais pas trop pour qu’il devienne rudimentaire et sans profondeur. Les joueurs rétro ressentiront l’effet Baldur’s Gate, ce qui est particulièrement bien ! Le jeu est beau, simple et bon ; je crois franchement qu’il n’est pas possible d’amener les règles de Donjons et Dragons à un stade plus convivial qu’il l’est ici. Que ce soit pour jouer seul, pour découvrir le contenu bien pensé par les gens de n-Space, pour jouer à des quêtes sans arrêt ou pour y être avec des amis, Sword Coast Legends possède tout pour plaire. Tout ce que ce titre demande c’est quelques minutes pour apprendre les bases et laisser une chance de se faire ensorceler par l’Univers des Royaumes Oubliés.

Ma note 7,5/10

Testé sur PC
Sous-titré en français
Site officiel: https://swordcoast.com/