[Critique] Xenoblade Chronicles X

Quand deux races extraterrestres ultra-développées utilisent la Terre comme champ de bataille, la race humaine n’a d’autre choix que de quitter la Terre le plus rapidement possible.

Pour ce qui est de Xenoblade Chronicles X, c’est ce qui s’est produit en 2054, alors que le White Whale, ainsi que plusieurs autres vaisseaux décollaient en direction de l’espace infini dans l’espoir de trouver une planète habitable. La plupart des vaisseaux furent détruits par les attaques ennemies, mais le White Whale a pu s’échapper, pour deux ans, du moins. C’est après deux ans que les extra-terrestres sont parvenus à retrouver le vaisseau qu’ils avaient bien l’intention de détruire. Mais malgré leur tentative, le vaisseau trouva refuge sur une planète habitable, sur laquelle il s’est écrasé dû aux dommages causés par l’ennemi.

Et c’est ainsi que l’histoire commence, deux mois après l’écrasement alors que Elma, membre du BLADE, nous retrouve dans une capsule où nous sommes gardés en état de stase. Nous rencontrons aussi Lin Lee, une jeune mécanicienne de 13 ans, qui se joindra aussi a notre équipe, complétant ainsi le trio principal de l’histoire.

Le monde de Xenoblade Chronicles X est vaste. Très vaste. Il est divisé en 5 régions qui, mis à part dans la première quête du jeu, peuvent être visitées librement. Évidemment, c’est plus complexe qu’il n’y parait.

Nous devons placer des bornes à travers le monde pour pouvoir recueillir des informations dans le FrontierNav, un logiciel de navigation qui permet de récolter de l’information sur la planète. Dès nos premières tentatives d’exploration, on se retrouve rapidement confrontés à des obstacles insurmontables. Plusieurs endroits devront être visités plus tard dans le jeu, lorsque l’on aura accès au Skells (armures de combat qui peuvent voler), alors que d’autres endroits sont peuplés d’ennemis surpuissants qui se font un plaisir de nous attaquer au premier regard.

Chaque continent arbore un paysage différent. Les plaines gazonnées se retrouvent à Primordia, le premier continent que nous pouvons visiter, alors que Oblivia est une terre désertique. Noctilum s’apparente plutôt à une forêt tropicale alors que Sylvalum est recouvert de neige. Et sur chaque continent, plusieurs secrets attendent d’être découverts, comme des grottes ou des points de vue élevés. Le jeu n’hésite pas à nous laisser voir les silhouettes d’immenses structures à l’horizon pour piquer notre curiosité et notre soif d’exploration. Le tout se déroule au son d’une trame sonore épique qui nous donne l’impression de vivre l’intensité de la bande-annonce, sans la déception de la voir se terminer après quelques dizaines de secondes.

Et comme si la nature ne suffisait pas à rendre l’exploration incroyable, la faune est variée, autant en races qu’en taille. On retrouve autant des familles de sangliers que des dinosaures gigantesques, autant que nous pouvons tomber sur un nid d’araignées géantes ou des hybrides de plantes qui vivent sous terre en attendant de nous sauter au visage.

Puis il y a New Los Angeles, la ville dans laquelle le reste de la race humaine habite. Plusieurs districts sont disponibles : administratifs, commercial, résidentiel et industriel. La ville se développe, la population travaille à faire vivre la ville et permet de recevoir des quêtes supplémentaires tout au long du jeu. Tout comme dans Xenoblade premier du nom, il est possible de parler à la plupart des habitants et d’établir une charte des liens entre ceux-ci, pouvant possiblement résulter par des quêtes en lien avec des personnages spécifiques.

L’histoire est plutôt semblable à celle du premier Xenoblade Chronicles, bien qu’aucunement reliée. Le peuple de la Terre est attaqué par une race extra-terrestre beaucoup plus évoluée technologiquement. Après s’être enfui de la Terre, le vaisseau de nos héros s’écrase sur la planète Mira, où la même race extra-terrestre tente de détruire ce qu’il reste de la race humaine.

Mais l’histoire n’est pas la source principale de contenu de Xenoblade Chronicles X. De nombreuses missions secondaires ainsi que beaucoup d’exploration prendront la grande majorité des dizaines d’heures qu’il est possible de passer dans le jeu. Il est d’ailleurs nécessaire d’avoir fait certaines missions et d’avoir atteint un niveau d’exploration particulier avant de pouvoir choisir de faire une mission d’histoire.

Certes, certaines parties du monde ne pourront pas être atteintes avant d’avoir avancé dans l’histoire, pour des questions de niveau ou de technologie non acquise, mais les missions secondaires permettent d’avoir accès aux fonctions de déplacement rapide, ainsi qu’à de nouveaux personnages qui peuvent se joindre à votre équipe à n’importe quel moment du jeu (à l’exception des missions qui requièrent d’utiliser des personnages particuliers).

Au courant de l’histoire, nous rencontrerons plusieurs races extra-terrestres qui se joindront à notre cause, que ce soit par amitié ou pour de la protection. L’acquisition d’alliés d’autres races permet l’évolution de la technologie et donne donc accès à de l’équipement plus sophistiqué, plus puissant, et possiblement plus beau.

Parce que c’est quelque chose que j’ai adoré de Xenoblade Chronicles X. Tout comme dans le premier opus, chaque item que nous équipons est visible sur notre corps, et les cinématiques sont rendues en temps réel pour éviter l’incohérence dans le design des personnages. Sauf que cette fois, le paquet a été mis sur le design des costumes. Des armures de tous genres et des armes plus incroyables les unes que les autres.

Mais il y a encore mieux pour les amateurs de mode vestimentaire! En plus de l’option de ne jamais afficher les équipements destinés à la tête, nous avons la possibilité de choisir l’équipement que nous voyons, même si ce n’est pas l’équipement que nous portons! C’est-à-dire que, si vous aimez bien un ensemble complet, mais que les statistiques n’y sont pas, vous pouvez porter l’équipement le plus puissant, mais arborer le style que vous désirez. Ça permet entre autres de laisser aux personnages comme Lin et Elma, qui ont un look particulier, de garder ce look tout au long du jeu sans souffrir des conséquences d’un équipement qui n’est pas à la fine pointe. Évidemment, il est aussi possible de porter un maillot de bain (c’est un jeu japonais, quand même).

Le jeu permet une grande variété de personnalisation de nos personnages. Le système d’Artes revient encore une fois, sauf que cette fois, nous pouvons changer la classe de notre personnage. Selon la classe que nous choisissons, nous avons accès à une arme de combat rapproché ainsi qu’une arme à feu, et chaque classe vient avec ses compétences, et chaque type d’arme vient avec ses Artes. C’est l’avantage de ne pas être limité à l’utilisation de « l’Épée légendaire » (le Monado, dans ce cas-ci).

Le système de combat peut paraître ennuyant et possiblement complexe à comprendre en commençant, mais il s’agit d’un système d’attaque automatique auquel nous devons constamment appliquer nos attaques spéciales pour venir à bout de l’ennemi. Les attaques peuvent avoir des effets différents selon notre position par rapport à l’ennemi, ou encore selon le type d’attaque qui a été faite précédemment. Une fois bien pris en main, le combat en est que plus intéressant.

Puis viennent les Skells, ces exosquelettes comme celui que l’on peut voir sur la pochette du jeu. Les Skells sont disponibles plus tard dans le jeu (après le 6e chapitre sur 12), et permettent d’atteindre de nouveaux endroits qui n’étaient pas accessibles auparavant parce qu’ils sont trop haut ou de l’autre côté d’un canyon.

Les Skells permettent non seulement de voyager en volant ou en roulant, ils apportent en plus un nouveau style de combat. Chaque Skell peut être équipé de 8 armes (4 dans chaque main) qui possèdent chacun un Arte. Il devient aussi possible de prendre les ennemis au piège en exécutant des actions contextuelles (QTE), donnant ainsi la chance de faire plus de dommages sans en recevoir. Les Skells peuvent aussi être personnalisés physiquement.

Il est possible de jouer à Xenoblade Chronicles X directement sur le GamePad de la Wii U, ou encore en utilisant un Pro Controller, mais il vous serait dans ce cas impossible de profiter des avantages du GamePad. Une carte du monde, le déplacement instantané et la gestion des bornes du FrontierNav sont des options disponibles uniquement sur le GamePad. Il est aussi possible, avec les fonctionnalités de jeu en ligne, d’utiliser le clavier qui s’affiche sur le GamePad au besoin.

Xenoblade Chronicles X est un jeu incroyable. J’y ai déjà mis beaucoup d’heures, et j’aurais aimé pouvoir en mettre plus avant d’écrire cette critique. Il est certain que plusieurs autres heures s’ajouteront au compteur confortablement placé dans le coin du menu de jeu.

Malgré les petits irritants, comme la musique qui est parfois trop forte lorsque les personnages parlent, le jeu est pratiquement sans défauts. Les chargements trop longs des textures ou l’attente entre les zones peuvent être résolus en téléchargeant gratuitement le paquet de données du jeu, rendant presque instantané le chargement de tout ce qui nous entoure. Si ce jeu n’est pas parfait, il n’en manque que très peu pour l’être.

Ma note : 9,5 / 10

Disponible uniquement sur Wii U
Uniquement en anglais
Site officiel: http://xenobladechroniclesx.nintendo.com/

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